Tournages en 2023 : Paris maintient son activité

Malgré une baisse notable du nombre de productions américaines accueillies à Paris du fait notamment de la grève des scénaristes et comédiens à Hollywood, le nombre […]

Malgré une baisse notable du nombre de productions américaines accueillies à Paris du fait notamment de la grève des scénaristes et comédiens à Hollywood, le nombre de tournages accueillis à Paris en 2023 se maintient à un niveau élevé avec un nombre de jours de tournage dépassant les 7 400.
Les données sur l’accueil des tournages à Paris constituent sans aucun doute une loupe grossissante des tendances mondiales des activités cinématographiques et audiovisuelles. 2023 ne déroge pas à la règle, avec notamment la baisse du nombre de productions américaines accueillies, du fait de la grève des scénaristes et des comédiens, ou encore la montée en puissance des séries.
Deux tendances se sont dégagées en 2023 :
• l’importance des tournages de films ou séries d’époque avec par exemple le tournage simultané à l’été 2023 d’un film et d’une série sur le Comte de Monte Cristo et des films ou séries d’action ;
• un sursaut de la production d’unitaires avec notamment Le négociateur d’Arnaud Mercadier pour TF1, Sulak de Mélanie Laurent pour Amazon.

Bilan 2023
En 2023, Paris a accueilli 98 longs métrages (102 en 2022) parmi lesquels Barbès d’or d’Hassan Guerrar, Bolero d’Anne Fontaine, Dalloway de Yann Gozlan, De Gaulle d’Antonin Baudry, Duo de flics de Frederic Forestier, Emmanuelle d’Audrey Diwan, Fatum de Florent-Emilio Siri, Génération TMax d’Olivier Schneider, La vie devant moi de Nils Tavernier, Le Comte de Monte Cristo de Mathieu Delaporte et Alexandre de la Patellière, Les tigres et les hyènes de Jéremie Guez, Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott, Marcello-Mon beau Miroir de Christophe Honoré, Monsieur Aznavour de Fabien Marsaud et Medi Idir, Vivants d’Alix Delaporte et deux films américains, The Amateur de James Hawes et The Killer de John Woo. Concernant les séries, le nombre de jours de tournage reste stable grâce à une politique éditoriale des plateformes et à l’appétence des acteurs nationaux pour ce genre. Voici quelques exemples de production : ça c’est Paris de Marc Fitoussi pour France 2, Cat’s Eyes d’Alexandre Laurent pour TF1, Dans l’ombre de Pierre Schoeller et Guillaume Senez pour France 2, Furies de Laura Weaver, Samuel Bodin, Olivier Schneider pour Netflix, Kaiser Karl de Jérôme Salle, Audrey Estrougo pour Disney +, Lace d’Emily Atef, Fabrice Gobert, Daniel Grou pour Apple TV, le Comte de Monte-Cristo de Bille August et Marc Jenny pour France 2, Lupin saison 2 d’Hugo Gélin pour Netflix, Sauce de Martin Bourboulon pour Apple TV, Paris has fallen de Hans Herbots, Oded Ruskin pour Canal +.
Parmi les séries étrangères, on peut citer Emily in Paris et Walking Dead – Raise The Dead de Daniel Percival, Michael Slovis, Tim Southam pour Paramount. Paris a également accueilli la série espagnole emblématique de Netflix avec Berlin, préquel de la Casa de Papel.

2024, année olympique
Afin de permettre la continuité de l’accueil des tournages à Paris en cette année olympique, la Mission Cinéma, en relation avec les organisations professionnelles, a développé des outils cartographiques permettant d’anticiper les contraintes inhérentes au déroulement de la cérémonie d’ouverture et des épreuves sportives dans Paris. Les périodes de transition (montage et démontage des installations) sont également prises en compte.

Transition écologique et régulation des tournages
Dans le cadre du Plan Climat de la Ville et face aux enjeux écologiques, la Ville de Paris œuvre à la mise en place d’un plan de transition écologique des tournages, fruit d’échanges avec les associations professionnelles de la filière (cinéma, audiovisuel et publicité), le Centre National du Cinéma et de l’image animée, la Région Île-de-France ainsi que les mairies d’arrondissement et les directions de la Ville concernées.

Au sujet de la Mission Cinéma de la Ville de Paris
La Mission Cinéma a pour vocation de favoriser la création, la diffusion et la transmission. Elle instruit, autorise et accompagne chaque année plus de 7 000 jours de tournage. Afin d’encourager et de soutenir la création, la Ville a mis en place un fonds de soutien aux courts métrages et un autre aux projets nouveaux médias. Elle soutient financièrement les salles de cinéma indépendantes parisiennes.
L’éducation à l’image est également une priorité avec de nombreuses actions pour le jeune public, dont « Mon Premier Festival », créé par la Ville de Paris et destiné à éveiller les 2-12 ans au 7e art. Le festival qui accueille 30 000 personnes chaque année fêtera ses 20 ans à l’automne 2024.

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