Fin de la série de gains hebdomadaires pour la Bourse de Paris

La Bourse de Paris a brisé une série de six semaines de gains, terminant en baisse de 0,94% vendredi, le changement des anticipations des investisseurs concernant les futures politiques des Banques centrales occasionnant quelques prises de bénéfices. […]

La Bourse de Paris a brisé une série de six semaines de gains, terminant en baisse de 0,94% vendredi, le changement des anticipations des investisseurs concernant les futures politiques des Banques centrales occasionnant quelques prises de bénéfices.L'indice vedette CAC 40 a reculé de 61,57 points à 6.495,83 points. Il termine la semaine sur une baisse de 0,89%, et porte ses pertes depuis le 1er janvier à 9,19%. La cote parisienne, neutre sur les quatre premières séances de la semaine, a passé toute la journée dans le rouge, une tendance amplifiée dans la dernière heure de cotation.Elle n'égale donc pas les sept semaines de gains consécutifs connues en octobre et novembre 2021. Au cours de ces six dernières semaines, marquées notamment par les résultats d'entreprises, le CAC 40 avait pris 10,50%."Ce sont des prises de bénéfices, mais elles demeurent à la marge", nuance ainsi Mikaël Jacoby, responsable du courtage Europe continentale pour Oddo.  Depuis la mi-juin, "il y avait une reprise violente" des indices, "plus que ce dont on pouvait s'attendre alors que les volumes d'échanges étaient faibles", explique-t-il. Parmi les raisons de la hausse, les acteurs de marché ont eu l'espoir que le ralentissement de l'inflation aux Etats-Unis en juillet et une série d'indicateurs montrant une croissance ralentie incitent la Banque centrale américaine à un pivot vers une politique monétaire plus souple. Mais plusieurs déclarations des responsables de l'institution ont remis en cause cette éventualité cette semaine.La baisse des prix des barils de pétrole a aussi pu aider, mais ils ont amorcé un rebond en fin de semaine.  Autre vent contraire, les taux obligataires ont continué de se tendre en raison des anticipations de mesures plus strictes des Banques centrales par les investisseurs, dont des forts relèvements de taux.Le taux d'intérêt pour l'emprunt français à 10 ans a ainsi atteint 1,80%, contre 1,46% lundi à la clôture, son plus haut niveau depuis près d'un mois. Les défensives sur le devantLes valeurs les moins liées à l'activité économique, et qui sont favorisées par les investisseurs dans les moments d'aversion aux risques, ont été les seules à résister. Air Liquide a pris 0,06% à 136,50 euros, Pernod Ricard 0,33% à 195,40 euros et Orange 0,50% à 10,38 euros. A l'inverse, les actions les plus cycliques ont reculé nettement comme les banques (BNP Paribas -2,79% à 47,66 euros), ou l'automobile (Renault -3,08% à 29,31 euros). Grosse commande de la SNCF à Alstom La SNCF a passé commande au constructeur ferroviaire Alstom de 15 TGV supplémentaires de nouvelle génération, qui s'ajoutent aux 100 exemplaires déjà achetés il y a quatre ans, pour répondre à la croissance du trafic et lancer des trains à l'étranger. En vert à l'ouverture, le titre d'Alstom, pénalisé par la conjoncture de la séance, a perdu 1,79% à 21,90 euros. Euronext CAC40fs/pan/cco