Promouvoir notre patrimoine

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36e édition des Journées européennes du patrimoine.

En 2019 les Journées européennes du patrimoine , ce sont 17 000 lieux ouverts, 26 000 animations et 50 pays européens participants.

Arts et divertissements : thème 2019

La variété du patrimoine des loisirs et des divertissements
Le divertissement, ou plutôt les divertissements présentent depuis toujours de multiples facettes. De tout temps, et selon des formes diverses, en fonction du niveau social, notamment, les jeux ont occupé une part importante du temps des enfants. Les adultes, pour leur part, ont, à leurs moments de loisirs, également éprouvé le besoin de s’évader de leurs préoccupations ou de leur condition laborieuse. Le patrimoine des loisirs et des divertissements est donc très varié et abondant. Il a souvent bénéficié de l’intervention d’artistes, populaires ou de grand talent.
Les monuments liés aux divertissements, souvent encore en usage, constituent une catégorie très spécifique, encore numériquement modeste dans le parc des immeubles ou objets mobiliers classés ou inscrits, mais très visible et appréciée du public.

Le patrimoine des spectacles
Si des formes de théâtre ont été pratiquées en Chine et en Inde longtemps auparavant, les Grecs semblent être les inventeurs du théâtre occidental, à partir du VIe siècle. Le théâtre se répandra ensuite dans toute l’Europe latine, comme en témoignent les nombreuses constructions monumentales, souvent très élaborées et ornées, dont subsistent encore, en élévation ou à l’état de vestiges, de précieux exemples. En France, une quarantaine de théâtres antiques sont ainsi conservés, dont la plupart sont classés au titre des monuments historiques (Argentomagus, Drevant, Sanxay…), et dont certains sont, en outre, inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco (Orange, Arles).
Les Romains popularisent aussi des formes de spectacle plus violentes, notamment les combats de gladiateurs et de fauves qui se tenaient dans les amphithéâtres. La France abrite, dans des états de conservation variables, une quarantaine d’exemplaires, sur les quelque 200 recensés dans tout l’empire. Parmi les mieux conservées de ces « arènes », on peut mentionner celles d’Arles et de Nîmes. Plusieurs d’entre elles (Lutèce, Grand…) comportaient un front de scène, et pouvaient donc également être utilisées comme théâtres. Lointaine héritière de ces combats, la tauromachie a également généré un important patrimoine, qu’il soit architectural, artistique ou textile. La protection au titre des monuments historiques de ces éléments, d’architecture assez récente, est tardive, mais ils constituent un patrimoine très vivant, qui attire toujours un important public.
Après une longue éclipse, le théâtre renaît progressivement en Occident à partir du XIIIe siècle ; la redécouverte des œuvres antiques, à la Renaissance, puis le développement de nouvelles créations, dans lesquelles s’illustrent les grands noms de Corneille, Molière, Marlowe, Racine ou Shakespeare, puis ceux de Beaumarchais, Marivaux et Voltaire, favorisent la construction de grandes salles publiques, mais aussi des théâtres dans les palais royaux, puis impériaux (Versailles, Fontainebleau, Compiègne, Tuileries…). Construite par Victor Louis, et modifiée à plusieurs reprises, la salle Richelieu de la Comédie-Française s’orne d’un plafond d’Albert Besnard (1913) et d’un rideau de scène d’Olivier Debré (1987) ; le grand théâtre de Bordeaux, également dû à Victor Louis, le théâtre de l’Odéon, conçu par Peyre et de Wailly à la fin du XVIIIe siècle, et repris par Chalgrin, sont des exemples célèbres, mais de nombreux théâtres des XVIIIe, XIXe et XXe, dans toute la France, sont protégés au titre des monuments historiques, l’un des plus atypiques étant sans doute le théâtre du Peuple à Bussang, construit en 1895 et modifié à plusieurs reprises au cours du XXe siècle, classé au titre des monuments historiques en 1976.
D’autres salles de spectacles, à Paris (opéra de Charles Garnier, avec son plafond de Chagall, cirque d’hiver de Jacques Ignace Hittorff, théâtre national de Chaillot des frères Niermans ou cinéma Grand Rex d’Auguste Bluysen), mais aussi dans toute la France, sont aujourd’hui protégées au titre des monuments historiques, des plus prestigieux aux modestes salles des fêtes (parfois inscrites dans un programme public municipal plus vaste), dont l’une des plus célèbres est la maison du Peuple conçue à Clichy-la-Garenne par Lods, Baudouin et Prouvé.
Avec ces bâtiments sont parfois conservés de spectaculaires éléments mobiliers (décors de théâtre, costumes), présentés au Centre national du costume de scène de Moulins par exemple. Le théâtre 1900 des Bleus de Bar, à Bar-sur-Aube, fait partie des édifices « emblématiques » retenus pour bénéficier des fonds du Loto du patrimoine dans le cadre de la mission sur le patrimoine en péril confiée à Stéphane Bern par le Président de la République.
Plus modestement, le théâtre de marionnettes est à l’honneur dans plusieurs petits musées, notamment, dans le département du Rhône, le théâtre de Guignol, dans des établissements qui sont parfois à la fois des musées de marionnettes et de décors anciens, et des lieux de représentations.

Le patrimoine des fêtes
Le patrimoine festif est plus rare, en raison du caractère éphémère des événements auxquels il sert. Il se répartit essentiellement entre art forain et patrimoine spécifique à certaines fêtes traditionnelles.
Le musée parisien des arts forains, musée privé ouvert sur réservation dans les anciens entrepôts de Bercy, est l’un des plus célèbres lieux de conservation et de mise en valeur de ce patrimoine exceptionnel, avec ses manèges et attractions anciennes, restaurées et utilisables par le public. Très rares, par ailleurs, sont les attractions foraines protégées au titre des monuments historiques (manège Bayol à La Rochelle, « mur de la mort » à Aubusson), car ces manèges sont rarement parvenus en bon état d’intégrité, même si certains artistes (par exemple les sculpteurs de chevaux de bois) ont produit des œuvres de très grande qualité.
Le patrimoine des fêtes est lui aussi assez rare, les décors ou déguisements de carnaval, par exemple, ayant vocation à être régulièrement remplacés ou transformés. Certains sont caractéristiques de certaines régions : la Tarasque qui court toujours les jours de fête à Tarascon, et dont un exemplaire ancien (XIXe siècle) est conservé au Museon Arlaten d’Arles, les géants Reuze Papa et Reuze Maman, conçus au XIXe siècle par les frères Bafcop pour le carnaval de Cassel, et accompagnés par le coqjupon et le cheval-jupon, illustrent cette catégorie, encore très peu représentée au sein du corpus des monuments historiques. Des recherches seraient sans doute à conduire pour identifier d’autres géants, grosses têtes, chars ou bannières, illustrant carnavals ou comices, qui comptèrent tellement dans les divertissements populaires jusqu’au milieu du XXe siècle, et continuent d’être exhibés aujourd’hui. Ce patrimoine matériel illustre, dans les différentes régions de France, un patrimoine immatériel, qui est celui de la fête elle-même, dont certaines figurent sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Unesco (carnaval de Granville, fêtes pyrénéennes du feu du solstice d’été, fest-noz bretons, les géants et dragons processionnels de Belgique ou de France…). Il s’agit donc d’un patrimoine encore très vivant, même si les objets originaux sont souvent, pour des raisons de conservation, présentés dans des musées et remplacés dans les fêtes par des copies ou par de nouveaux avatars.

Le patrimoine des jeux et des jouets
Les jouets sont également un patrimoine peu représenté au sein du corpus des monuments historiques. Un petit cheval de bois du XVIIIe siècle dans le Doubs, le parc d’artillerie miniature créé par le lieutenant Ambroise et offert au comte de Chambord et deux voitures électriques Bugatti des années 1920 appartenant à la collection Schlumpf, les poupées et leurs accessoires d’enfance de Sainte-Thérèse de Lisieux… Le patrimoine protégé des jeux est à peine plus important, essentiellement formé de quelques tables de billard et tables à jeux, de deux jeux d’échecs et d’une malle contenant un petit jeu de croquet de salon…
Le patrimoine des jouets et jeux est surtout identifié comme un patrimoine de musée, dont la conservation in situ est assez rare. L’attribution de tel jouet à tel personnage historique, qui permettrait de le rattacher à un récit justifiant sa protection, est toujours complexe, d’autant que la plupart des jouets anciens conservés sont des produits industriels ou semi-industriels, qui ne répondent généralement pas aux critères de protection au titre des monuments historiques. En revanche, les musées du jouet (généralistes ou spécialisés : train miniature, jouet en bois, figurine historique, soldat de plomb, poupées, voitures miniatures, carte à jouer), qui sont souvent de petits musées privés, sont assez nombreux.

Le patrimoine des sports
La principale activité sportive pratiquée en France jusqu’au moyen-âge est la chasse ; à partir de la Renaissance, le jeu de paume se développe dans les demeures royales (Villers-Cotterêts, Versailles, Fontainebleau…), voire près de maisons nobles (maison Garchot, à La Bastide-Clairence). Le patrimoine des sports s’est ensuite développé avec l’augmentation du nombre de pratiques sportives, inventées ou déclinées de jeux anciens.
Il faut évidemment mentionner l’hippodrome de Chantilly, dont la grande tribune publique et la tribune du Comité, œuvres des architectes Henri Daumet et Saint-Ange à la fin du XIXe siècle, sont inscrites au titre des monuments historiques. Les trois tribunes de l’hippodrome de Mortagne-au-Perche, datant du tout début du XXe siècle, sont également inscrites, de même que les tribunes conçues par Georges-Henri Pingusson et Paul Furiet en 1925 pour l’hippodrome de la Canche au Touquet.
Les immeubles et objets liés à la pratique du sport se diversifient en même temps que de nouveaux sports font leur apparition. Les équipements sportifs constituent un type de patrimoine dont la conservation peut s’avérer complexe, sauf quand, comme le circuit automobile de Gueux, inscrit au titre des monuments historiques, ils n’accueillent plus de compétitions. Lorsqu’ils sont en activité, ils font l’objet de constantes adaptations, liées, pour les parties accueillant du public, à l’évolution des normes de sécurité ou au souhait d’augmenter leur capacité, et pour les parties dévolues aux sportifs, aux évolutions de la pratique des sports.
Certains ensembles sportifs ont ainsi subi des modifications notables depuis leur création (stade Gerland, à Lyon, œuvre de Tony Garnier, inscrit en 1967 ; stade Karl-Marx de Villejuif, œuvre d’André Lurçat, partiellement inscrit en 1993) ; d’autres n’ont jamais été protégés, en dépit de leur intérêt manifeste (parc des Princes, à Paris, œuvre de Roger Taillibert).
Les piscines sont souvent mieux conservées, et plusieurs d’entre elles, emblématiques notamment du style Art déco, sont protégées au titre des monuments historiques (Pantin, Paris la Butte-auxCailles, Paris-Molitor, Paris-Pailleron, Paris-rue de Pontoise, Rennes–Saint-Georges, Saint-Mars-la-Jaille, Toulouse-AlfredNakache…). Leur restauration peut toutefois s’avérer très complexe, comme ce fut le cas pour la piscine Molitor, à Paris.
Certains ensembles sportifs associent enfin stade et piscine, comme celui de Firminy, conçu par Le Corbusier et Wogenscky, dont les éléments sont conservés et protégés au titre des monuments historiques.
En matière d’objets mobiliers, le patrimoine des sports est lui aussi principalement présent dans les musées spécialisés ou à des collections particulières ; les objets des sports protégés au titre des monuments historiques sont principalement des bateaux ou des automobiles.
Le patrimoine des divertissements revêt en fait de nombreuses formes : on peut encore évoquer les instruments de musique, les équipements audiovisuels, les automates, les bannières de diverses associations ou confréries… Le bal-parquet dit « Baltring Théâtre », inscrit au titre des monuments historiques en 2007, illustre une autre forme de divertissement populaire. Les nombreux objets de collection (monnaies, timbres, etc.) et les réceptacles qui leur sont liés participent aussi des loisirs et des divertissements. La notion de divertissement est protéiforme, et le patrimoine associé l’est tout autant. Si l’on continue, bien entendu, de construire des lieux et équipements de spectacles et de divertissements (parcs à thème, Philharmonie de Paris, conçue par Jean Nouvel), le patrimoine du divertissement est souvent plus modeste et ténu, et mérite d’être, dans les contextes les plus variés, y compris celui des fêtes ou carnavals de village, identifié et conservé, pour témoigner de la permanence d’une culture, savante ou populaire, qui demeure très vivante, et qui mérite d’être transmise aux générations futures.

Les scolaires à l’honneur

« Levez les yeux ! »
« Levez les yeux ! », 1re édition Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et le ministère de la Culture initient conjointement la nouvelle opération « Levez les yeux ! ». « Levez les yeux ! » prend appui et généralise les initiatives déjà existantes, conçues et organisées par un grand nombre d’acteurs locaux et associatifs de défense du patrimoine et de valorisation de l’architecture, engagés de longue date dans des programmes de sensibilisation des jeunes :
– le dispositif « Les Enfants du Patrimoine » conduit par la Fédération nationale des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (FNCAUE) et soutenu par le ministère de la Culture, qui existe depuis 10 ans en Île-de-France et est étendu depuis deux ans à d’autres territoires.
– les actions des acteurs soutenus par le ministère de la Culture tels que le Réseau des maisons d’architecture (RMA), les Villes et Pays d’art et d’histoire, Sites et Cités remarquables de France, Vieilles maisons françaises, Demeure Historique, Patrimoine et environnement, la fondation Sauvegarde de l’art français, Rempart, Cham (Chantiers histoire et architecture médiévales), la Fondation du patrimoine et la Fédération des musées d’agriculture et du patrimoine rural (AFMA).
Opération spécifique aux scolaires, « Levez les yeux ! » est dédiée au patrimoine sous toutes ses formes. Une journée où les enseignants amènent leurs élèves hors de la classe, à la rencontre des sites patrimoniaux.
Une journée d’éducation au regard, hors les murs, pour apprendre à lire l’architecture, découvrir les jardins remarquables, pratiquer la lecture des paysages, se sensibiliser au patrimoine de proximité, à l’urbanisme, apprendre à déchiffrer la ville ou les campagnes.
Le patrimoine français est considérable avec plus de 44000monuments historiques (châteaux, usines, églises, jardins, ponts, fermes, moulins, phares, mairies, écoles, etc. de toutes époques). Mais le patrimoine ne se limite pas aux monuments historiques ! C’est aussi le patrimoine vernaculaire qui nous apprend beaucoup sur la vie quotidienne des générations précédentes.
Le patrimoine est la pratique culturelle la plus populaire : rien n’est plus simple que de s’arrêter dans une ville ou un village, d’y marcher et de découvrir ses monuments et ses sites. Par ailleurs, l’architecture contemporaine qui nous entoure est notre patrimoine de demain. Elle se constitue au jour le jour, modifie notre environnement en nous permettant de nouveaux usages de l’espace. Quelquefois, elle conduit à des transformations qui modifient nos pratiques des lieux. L’architecture contemporaine, ce sont des bâtiments et des espaces publics, mais ce sont aussi des métiers, des matériaux, des chantiers… Autant de découvertes possibles ancrées dans la vie quotidienne de tous les élèves.
« Levez les yeux ! » est l’occasion pour les élèves de prendre conscience de leur cadre de vie quotidien et pour les enseignants de sensibiliser les enfants à l’importance de l’éducation au patrimoine et à l’architecture.

Les Enfants du Patrimoine
La Fédération nationale des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement élargit à l’ensemble du territoire le dispositif « Les Enfants du Patrimoine » initié par le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement d’Île-de-France. Cette année, les CAUE proposent, le 20 septembre, aux écoliers, collégiens et lycéens, accompagnés de leurs enseignants de profiter d’activités gratuites spécialement conçues pour eux : visites guidées, ateliers, rallyes urbains, jeux de piste… Les CAUE, soutenus par le ministère de la Culture, permettront, avec leurs partenaires, d’accueillir les classes dans de nombreux sites et monuments. Organisé en début d’année scolaire, cet événement constitue une occasion unique pour les enseignants de faire vivre, d’illustrer les programmes scolaires et d’inaugurer leurs projets pédagogiques par une sortie culturelle.
Cette 2e édition nationale des Enfants du Patrimoine est parrainée par Stéphane Bern.
Fort du succès de l’année 2018, ce nouveau rendez-vous des Journées européennes du patrimoine, dédié au public scolaire, mobilisera encore plus de départements et de partenaires permettant à un plus grand nombre de classes de partir à la rencontre du patrimoine, de leur territoire, qu’il soit emblématique, insolite ou ordinaire. De Cayenne à Arras, de la ligne Maginot au canal du Midi, les manières d’explorer les richesses patrimoniales de notre pays sont nombreuses. Les enfants seront invités à observer un édifice, arpenter et lire un paysage, s’initier aux métiers d’art, s’étonner d’un objet, d’une œuvre… Une immersion sensible dans l’histoire pour comprendre leur environnement et partager des repères temporels, spatiaux et culturels.

Mission Patrimoine en péril
Mission Patrimoine en péril Le 11 juin dernier, Franck Riester, ministre de la Culture, a présenté la liste des 103 projets 2019 de la mission Patrimoine en péril confiée en 2018 à Stéphane Bern par le Président de la République. La sélection, parmi les 3 500 projets signalés par le grand public depuis 2018, se caractérise par sa très grande diversité — tous les types de patrimoine y sont représentés : édifices religieux, industriels et techniques, habitations, châteaux, maisons d’artistes, bibliothèques, moulins, jardins, etc. — et sa répartition harmonieuse sur l’ensemble du territoire de la France métropolitaine (un édifice par département) et des collectivités d’outre-mer, dans les espaces urbains comme dans les zones rurales. Elle présente également, par rapport à celle de l’an dernier, un plus grand équilibre entre édifices protégés et non protégés au titre des monuments historiques.
Avec les 18 sites emblématiques annoncés en mars dernier, 103 nouveaux sites constituent la deuxième édition de la mission Patrimoine en péril qui pourra bénéficier de la part revenant à l’État des fonds issus du Loto du patrimoine.
Dès le 15 juin 2019, la grille du Super Loto du patrimoine a été mise en vente au prix de 3 euros avec un tirage exceptionnel le 14 juillet. Depuis le 2 septembre, deux offres de tickets de grattage à 3 euros et 15 euros sont proposées.
Pour accompagner cet élan populaire, le ministère de la Culture a déployé cette année des moyens supplémentaires. Il a notamment augmenté les plafonds des taux de subvention des monuments soutenus dans le cadre de la mission Patrimoine en péril : jusqu’à 40 % pour les édifices inscrits au titre des monuments historiques (20 % habituellement) et jusqu’à 60 % pour les édifices classés au titre des monuments historiques (40 % habituellement).

Des événements exceptionnels au Palais-Royal
Le Palais-Royal, vaste domaine en plein cœur de Paris, construit en 1628 par le cardinal de Richelieu, fut la résidence du jeune Louis XIV, puis celle des princes d’Orléans et de Jérôme Bonaparte.
Accueillant aujourd’hui quatre institutions — le ministère de la Culture, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État et la Comédie-Française — cet ensemble monumental ouvre ses portes à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.Un circuit de découvertes permet de montrer les richesses patrimoniales de ces institutions. Des expositions jalonnent le parcours. Le Conseil d’État présente son rôle dans l’organisation du théâtre en France ainsi que dans la production cinématographique. Tandis que le ministère de la Culture propose une exposition intitulée « Revoir Notre-Dame de Paris » où sont présentés des documents d’archives, des photographies emblématiques, certaines statues en cuivre déposées avant l’incendie du 15 avril 2019 pour être restaurées, le coq de la flèche retrouvé dans les décombres après le sinistre et les études et relevés menés avant la restauration.
L’exposition « Le ministère de la Culture a 60 ans. Regards photographiques », également accessible au public dans la cour d’honneur du Palais-Royal, retrace au travers des objectifs de Willy Ronis, Jacques Henri Lartigue ou encore Roger Parry l’évolution et l’action du ministère au fil des ans. Enfin, la Fondation Nestlé France, partenaire des Journées européennes du patrimoine pour la première fois, met à l’honneur le patrimoine culinaire : dans une ambiance de marché de saison, petits et grands sont invités à redécouvrir les goûts et les parfums de nos aliments favoris.

Opérations associées

Journée du transport public

Le 21 septembre 2019, en lien avec les Journées européennes du patrimoine : découvrez les offres de transport proposées partout en France La Journée du transport public, qui se tiendra le samedi 21 septembre 2019, a pour thématique le gain de pouvoir d’achat. Organisée par le GIE Objectif transport public (créé par le Gart et l’UTP) et avec le soutien du ministère de la Transition écologique et solidaire, la 13e édition de ce grand événement national, invite tous les Français à faire des transports publics une réelle alternative à la voiture lors de leurs déplacements. Plus de 150 réseaux de transport participants — urbains, interurbains et régionaux — proposent ce jour-là des offres spéciales (promotionnelles, tarifaires ou non, suppléments de services…) et de nombreuses actions de sensibilisation sur le thème du pouvoir d’achat, pour inciter le public à tester les transports en commun… et à les adopter. En treize éditions, l’événement est devenu le rendez-vous incontournable des réseaux du transport public et du grand public. Comme en 2018, la Journée du transport public s’associe aux Journées européennes du patrimoine. De nombreux réseaux proposeront des offres de transport en lien avec les sites patrimoniaux ouverts au public, qu’ils soient historiques ou naturels.

Journée sans voiture
Dimanche 22 septembre, de 11 h à 18 h, Paris organise la 5e édition de la Journée sans voiture. Elle concernera à nouveau l’ensemble du territoire parisien. De nombreuses animations festives et conviviales sont proposées pour permettre à tous de vivre et découvrir Paris sous un nouveau jour. Au cœur de Paris, dans une zone couvrant les 1er, 2e, 3e et 4e arrondissements, mais aussi sur les Champs-Élysées et dans tous les quartiers « Paris Respire » piétons le dimanche, le dispositif et le barriérage seront renforcés. Chacun est donc invité à laisser sa voiture ou son deux-roues motorisé au garage pour profiter de Paris en toute sécurité, à vélo, à pied, en trottinette ou en transports en commun.