Vers le plein-emploi

Vers le plein-emploi

Le Pacte productif 2025 pour le plein-emploi a été officiellement lancé cet été. Pour nourrir en propositions les cinq axes stratégiques prioritaires de ce Pacte, le Gouvernement lance une vaste consultation territoriale de juillet à septembre 2019.

Le Pacte productif se fixe pour objectif d’atteindre le plein-emploi d’ici 2025 par l’augmentation de la production en France et l’adaptation du secteur aux mutations économiques. Il vise par ailleurs à accroître la part de l’industrie et de l’agriculture dans le produit intérieur brut de 13,5 % aujourd’hui à 15 % en 2025 puis de plusieurs points supplémentaires d’ici 2030, contribuant ainsi significativement au retour au plein-emploi. Ce pacte est constitué de cinq volets sur lesquels sont attendues des mesures ambitieuses : transition énergétique, numérique, industrie, agriculture et agroalimentaire, et innovation.
Ces mesures seront élaborées en cohérence avec les priorités du Gouvernement en matière d’écologie, de transition énergétique et d’inclusion des territoires, et avec les engagements de trajectoire des finances publiques. Les travaux du Pacte productif se fondent sur une méthode participative. Il est piloté par un Comité de pilotage national présidé par Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances. Les travaux de chaque volet thématique sont menés par un groupe de travail présidé d’un ministre, constitué d’élus, de représentants d’organismes représentatifs dont les organisations syndicales et patronales, d’industriels, d’économistes et de personnalités qualifiées.

Les axes stratégiques

Le numérique
• Adapter les forces vives aux besoins de l’économie numérique
80 000 emplois sont aujourd’hui non pourvus dans l’économie numérique, et ce chiffre devrait augmenter dans les années à venir. Les difficultés de recrutement constituent l’un des principaux goulets d’étranglement à la croissance des entreprises de ce secteur. En parallèle, la révolution numérique transforme les organisations et les emplois de tous les secteurs. On estime ainsi 50 % des emplois actuels susceptibles d’être transformés par le numérique dans les prochaines années. Cependant, le numérique offre aussi de nouvelles opportunités d’emplois, en particulier dans de nouveaux métiers. Quels sont les métiers pour lesquels les entreprises rencontrent le plus de difficultés de recrutement dans l’économie numérique ? Dans quels territoires ? Quelles sont les actions à mener afin d’améliorer l’attractivité et le nombre de formations de haut niveau dans les filières numériques ?…
• Créer un environnement favorable à la croissance des entreprises de l’économie numérique
L’émergence de jeunes entreprises innovantes est essentielle pour créer les emplois de demain. Aux États-Unis, ces entreprises engendrent entre un tiers et la moitié de nouveaux emplois. Pour atteindre un résultat comparable, il est nécessaire d’offrir aux start-up un environnement, en particulier administratif et réglementaire, favorable à leur développement. Il convient parallèlement de s’assurer que l’ensemble des Français s’approprient les nouveaux services et produits numériques, en tant que salariés, usagers des services publics, consommateurs. Quels sont les freins réglementaires – généraux ou sectoriels – qui limitent le développement des start-up et les acteurs du numérique en France ? Comment améliorer les relations entre les entreprises du numérique et l’administration ainsi que les services publics ?…
• Financement des start-up
Malgré la présence d’un vivier dynamique de jeunes start-up, fruit de nombreux efforts en matière de financement et d’accompagnement, la France peine à faire naître des champions du numérique et ne compte que 5 à 10 licornes. À l’amorçage, la France pâtit d’un nombre encore trop faible de business angels, quatre fois moins nombreux qu’au Royaume-Uni. S’agissant des stades plus matures de développement, la taille des fonds de capital-risque français ne leur permet pas aux start-up de financer d’importantes levées, pourtant essentielles pour assurer l’industrialisation et l’internationalisation de leur activité. Comment favoriser l’investissement des particuliers avertis dans les start-up ? Comment augmenter les montants des fonds collectés par les sociétés de capital-risque françaises ?…
• Développer des technologies et infrastructures stratégiques pour le numérique
Disposer de champions français dans les domaines numériques est un enjeu de compétitivité, de souveraineté et de créations d’emplois à moyen et long termes. Ainsi le plan « Nano 2022 » de soutien à l’industrie de micro/nanoélectronique devrait permettre de créer près de 8 000 emplois. Par ailleurs la France dispose d’un tissu industriel et académique riche dans un certain nombre de technologies de pointe qu’il convient de développer davantage. Parallèlement, un effort doit être conduit afin de faciliter la coopération entre start-up et grands groupes qui n’ont plus le monopole des innovations. L’adoption de certaines technologies numériques critiques (cloud et intelligence artificielle par exemple) peut cependant se révéler difficile au regard des coûts et contraintes d’investissement pour les acteurs économiques. Quelles sont les industries numériques innovantes susceptibles de créer le plus d’emplois dans les territoires ? Comment favoriser les relations entre la recherche académique, les grands groupes et les start-up pour assurer le développement de technologies numériques de rupture ?…

L’innovation
• Innovation de rupture
Le Gouvernement agit fortement pour encourager l’émergence d’innovations de rupture. Ainsi, les intérêts du fonds pour l’innovation et l’industrie (FII), doté en 2018 de 10 Mds €, y contribuent à hauteur de 250 M€ par an. Ils permettront, notamment en finançant les « Grands défis » arrêtés par le Conseil de l’innovation, de construire les champions de demain dans des domaines comme l’intelligence artificielle, la mobilité, la santé ou la sécurité. Au-delà des impulsions que donnent ces « Grands défis » et face aux ambitions des concurrents économiques, l’État doit être en mesure de soutenir l’émergence de nouvelles entreprises dans des secteurs jugés stratégiques. Quels sont les défis sociétaux pour lesquels l’État devrait mettre en place des programmes de soutien à l’innovation ? Existe-t-il des financements destinés aux start-up deep tech ? Sont-ils adaptés à leurs besoins, tant en termes de périmètre que de montant de financement ?…
• Liens d’innovation entre laboratoires de recherche, grandes entreprises, start-up et PME
Face aux programmes d’investissements massifs en R&D des autres grands pays, notamment émergents, le futur des entreprises françaises passe par des produits et services à forte valeur ajoutée. Seul un continuum entre découvertes scientifiques et innovation permettra à celles-ci d’être leaders sur les segments de marchés majeurs de demain. Toutefois, la France éprouve encore des difficultés à valoriser les résultats de sa recherche sous forme d’activité économique et la diffusion de l’innovation dans les entreprises reste trop lente. Alors qu’elle dispose d’une recherche académique de haut niveau (7e rang mondial pour les publications scientifiques), l’effort global de R&D apparaît en retrait par rapport à la moyenne de l’OCDE, en particulier en ce qui concerne l’effort des entreprises, le tissu des entreprises françaises restant globalement trop peu intensif en recherche et en innovation. Comment convient-il de mieux associer les acteurs de l’innovation à la réflexion ou à la définition de certaines orientations partagées entre filières et acteurs publics de recherche ? Comment faciliter les passerelles pour les chercheurs publics entre la recherche et le monde entrepreneurial ?…
• Accès des acteurs français de l’innovation aux programmes européens
Avec un budget de 79 Mds € pour la période de 2014-2020, le programme européen pour la recherche et l’innovation, « Horizon 2020 », a créé de véritables synergies entre les laboratoires et les entreprises européennes, tout en finançant des projets individuels porteurs de fortes ambitions. La préparation du futur programme-cadre de recherche et d’innovation « Horizon Europe », qui mobilisera près de 100 Mds €, impose d’inverser la tendance au déclin de la participation française, pour que la communauté nationale bénéficie pleinement de ce programme. Des actions ont d’ores et déjà été lancées pour augmenter le nombre de dépôts de projets français, assurer un meilleur accompagnement des porteurs de projets français et une meilleure implication des réseaux nationaux au contact des entreprises (Mesri/réseau des Points de contact nationaux, pôles de compétitivité, BpiFrance, Ademe, ANR, ANRT, Fit, Curif, CPU, CDEFI, CGE…). Quels accompagnements et quelles simplifications paraissent nécessaires pour faciliter l’accès à ces dispositifs aux entreprises ? Comment mettre en place une articulation efficace entre les programmes nationaux et les programmes-cadres européens ?…
• Lisibilité des actions de soutien à l’innovation
Une politique ambitieuse de soutien à l’innovation s’est construite ces quinze dernières années en France. Elle s’appuie sur des financements publics très importants qui soutiennent la R&D des entreprises et la croissance des PME innovantes, pour un total de plus de 10 Mds € par an. Cette politique volontariste de soutien à l’innovation a cependant pour revers un foisonnement des outils, des marques, des dénominations et des processus spécifiques. La mise en place du Conseil de l’innovation contribue à renforcer la cohérence de la politique de l’innovation en créant une instance de pilotage de la politique d’innovation. Toutefois, la lisibilité et la visibilité des actions de soutien à l’innovation portée par l’État restent un enjeu important, puisqu’elles peuvent potentiellement constituer une barrière à l’entrée et, par conséquent, multiplier les coûts associés. Les dispositifs d’aides à l’innovation sont-ils suffisamment connus ? Comment renforcer leur visibilité, leur compréhension par les acteurs de terrain ?…

L’industrie
• Fiscalité de production
Le Conseil national de l’industrie (CNI) a fait le constat d’un niveau élevé des impôts de production qui pèsent sur la compétitivité des entreprises et l’attractivité du territoire. En 2018, ils représentent 77,2 Mds €, soit 3,3 % du PIB (contre 1,6 % en moyenne au sein de l’Union européenne). Il est donc proposé d’étudier des voies de réduction de la fiscalité de production, permettant de renforcer la compétitivité de l’outil productif français, tout en s’inscrivant dans la trajectoire des finances publiques. Quels sont les leviers fiscaux les plus pertinents pour favoriser la compétitivité des industries soumises à une concurrence internationale ? La possibilité de moduler la fiscalité de production, par exemple pour accompagner des territoires en difficulté, serait-elle un outil intéressant ?…
• Compétitivité administrative
Si les comparaisons internationales placent la France comme l’un des pays les plus attractifs au monde pour les investissements étrangers, les investisseurs pointent toutefois la simplification des procédures administratives, notamment celles liées aux implantations d’entreprises industrielles comme une des principales pistes d’amélioration. Un travail important sur la simplification a déjà été conduit, notamment dans le cadre de la loi Pacte. Néanmoins, les attentes exprimées par les 141 Territoires d’industrie confirment l’importance de poursuivre la simplification administrative. Une mission vient d’être confiée au député Guillaume Kasbarian afin d’identifier les pistes d’accélération et de simplification des procédures pour les usines qui s’implantent sur notre territoire, dans le respect des exigences sociétales et environnementales. Quels sont les « irritants » le plus souvent rencontrés par les investisseurs, étudiant de possibles nouvelles implantations industrielles ?…
• Transition vers l’économie circulaire
La France a décidé de s’engager résolument dans la transition vers une économie 100 % circulaire. Le Gouvernement a donc publié le 23 avril 2018 une feuille de route pour l’économie circulaire (Frec) qui décline les grands axes de la transition à opérer pour passer d’un modèle économique linéaire à un modèle circulaire. Les filières industrielles partagent cette dynamique, concrétisée par plus de 200 engagements collectifs et individuels en mai 2019. Ce mouvement doit encore être amplifié en capitalisant sur les initiatives publiques et privées déjà mises en place, d’identifier et de faire émerger des projets structurants dans ce domaine, notamment pour les gisements les plus importants que sont les plastiques, les matériaux de construction, les équipements électriques et électroniques (D3E) ainsi que les substances biosourcées. Quels sont les axes de travail prioritaires en matière d’économie circulaire ? Quels sont les freins au développement de l’économie circulaire ?…
• Développement des compétences
En France, dans un contexte de chômage encore important, 80 % des entreprises de l’industrie et l’artisanat producteur industriel ont des difficultés à recruter, notamment les TPE et PME. On estime à 1 350 000 le nombre de recrutements difficiles dans l’industrie en 2019, soit 50 % des recrutements, et à 50 000 le nombre d’emplois vacants dans les métiers en tension. Des démarches visant à corriger cet état de fait ont d’ores et déjà été mises en œuvre, avec la réforme de la formation professionnelle et la signature, dans le cadre des comités stratégiques de filières, d’engagements de développement de l’emploi et des compétences (Edec). Par ailleurs, les initiatives prises dans le cadre de « l’année de l’industrie » visent à faire connaître les métiers de l’industrie et à renforcer leur attractivité. Quels leviers pourraient-ils être mobilisés pour renforcer l’adéquation entre l’offre et la demande de compétences ? De quels dispositifs existants visant à renforcer l’adéquation entre l’offre et la demande de compétences ?…
• Production et consommation responsables
Le développement des critères sociaux et environnementaux peut permettre une production et une consommation responsables. Quels pourraient être les engagements des acteurs privés et des collectivités publiques en matière d’achat responsable et de circuits de proximité ? Comment rendre plus accessible l’offre de produits responsables aux consommateurs sensibles aux enjeux sociaux et environnementaux ?…
• Industrie du Futur
Afin de se développer face à la concurrence internationale, les entreprises françaises doivent maintenir un haut niveau de compétitivité, en particulier en s’engageant vers l’industrie du futur et de mener les investissements nécessaires dans son outil de production. Des dispositifs existent ou sont en cours de mise en place visant à favoriser la transition des entreprises vers l’industrie du futur (suramortissement, plan d’accompagnement de 10 000 PME et ETI, plateformes d’accélération vers l’industrie du futur). Quels dispositifs proposer pour favoriser le passage des entreprises vers l’industrie du futur ? Quels sont les dispositifs existants ou en cours de mise en place visant à favoriser le passage des entreprises vers l’industrie du futur ?…

 L’énergie
• Décarbonation de l’industrie
Par la palette de solutions technologiques qu’elles proposent, les filières industrielles jouent un rôle majeur en matière de réduction de l’ensemble des émissions nationales. Elles contribuent ainsi de manière décisive à la décarbonation du secteur des transports et du bâtiment, qui figurent parmi les principaux émetteurs. En outre, les émissions sectorielles de l’industrie (17 % des émissions nationales) ont fortement baissé entre 1990 et 2016 (-46 % sur la période), contribuant de façon essentielle à la dynamique des émissions nationales. Elles devront encore fortement baisser d’ici 2050 (-81 % par rapport à 2015) pour que la France atteigne la neutralité carbone à cet horizon.
Toujours est-il que la transition bas-carbone présente une opportunité économique important pour l’industrie, et également des risques importants, d’une part d’investissements échoués et d’autre part de fuite de carbone, en cas de différentiel trop important d’action climatique avec d’autres pays. Il est donc nécessaire d’identifier les leviers qui pourraient être utilisés pour accompagner cette décarbonation de l’industrie en maintenant la compétitivité de l’économie du pays. Quels procédés et technologies peuvent être identifiés pour décarboner la production ou fabriquer des produits avec un meilleur bilan carbone ? Que faut-il pour accélérer leur pénétration ?…
• Nouvelles filières énergétiques et contenu local
L’État réalise depuis plusieurs années un important effort de déploiement des nouveaux systèmes énergétiques : le CAS transition énergétique a ainsi subventionné les énergies renouvelables à hauteur de 5 Mds € en 2018. Les retombées économiques en termes de valeur ajoutée nationale ne sont pas toujours satisfaisantes, notamment en ce qui concerne la production d’équipement. Améliorer ces retombées est un des objectifs du comité stratégique de filière « industries des nouveaux systèmes énergétiques » récemment mis en place. Il est nécessaire de prendre en compte l’effet de levier économique en France dans les choix de programmation énergétique et de favoriser le développement de filières industrielles. Comment augmenter la part de la valeur ajoutée nationale dans les énergies renouvelables déployées tout en garantissant leur compétitivité ? Quelles sont les filières des nouveaux systèmes énergétiques qui ont le plus de potentiel en termes d’emplois industriels et d’export ?…
• Compétitivité de l’approvisionnement en énergie
La compétitivité de l’énergie est un atout essentiel de l’attractivité du territoire français, notamment en ce qui concerne le coût de l’électricité. Elle permet la présence d’une industrie électro-intensive représentant 80 000 emplois directs, et est implantée sur une centaine de sites industriels, souvent de longue date, qui joue un rôle structurant pour les territoires concernés. Par ailleurs, ces industries contribuent à l’effort global de décarbonation grâce au mix électrique français. Le maintien de la compétitivité énergétique de la France constitue une priorité du Gouvernement. Comment garantir dans la durée des prix de l’énergie compétitifs en France par rapport aux prix observés ailleurs en Europe d’une part, et dans le monde d’autre part ? Quels autres leviers devraient être mobilisés en priorité afin d’assurer un approvisionnement en énergie décarbonée compétitif pour les consommateurs hyper-électro-intensifs ?…

L’agriculture et l’agroalimentaire
• Compétitivité des filières alimentaires et de la filière forêt-bois
Les filières alimentaires sont un des piliers de l’économie française. Première puissance agricole et agroalimentaire européenne, la France dispose d’un appareil productif performant et d’une image mondialement reconnue en matière de produits alimentaires. Cependant, une partie de l’appareil productif souffre d’un investissement insuffisant en particulier dans les nouvelles technologies, tandis que certaines entreprises demeurent positionnées sur des productions ne répondant plus aux demandes de la société ou des consommateurs. Il en est de même de la filière bois, dont le potentiel de création d’emplois est loin d’être totalement exploité alors que la forêt représente le tiers du territoire métropolitain. Le développement de l’usage du bois français dans la construction est particulièrement stratégique à cet égard. Au-delà des besoins d’investissement dans les entreprises, les enjeux logistiques et certaines réglementations spécifiques à la France sont également souvent invoqués comme bridant la compétitivité, mais sans que ces facteurs soient objectivés de manière précise. Comment favoriser la transition numérique dans l’ensemble de la filière alimentaire et dans la filière bois ? Quels sont les facteurs de distorsion de concurrence spécifiques à la France et comment pourrait-on les lever sans renoncer à nos ambitions en matière de transition écologique ?…
• Attractivité des métiers et emploi
Parmi les facteurs bridant le potentiel de création de valeur ajoutée et d’emploi, la capacité à recruter une main-d’œuvre qualifiée revient souvent comme le frein principal, y compris dans les régions où le chômage est élevé. Il convient donc de travailler à la fois sur la représentation des métiers de l’agriculture et de la transformation alimentaire, mais aussi sur l’accès à la formation et le fonctionnement du marché du travail, en particulier en travaillant sur une base territoriale. Comment mieux valoriser les métiers de l’agriculture, de la filière alimentaire ? Comment attirer des travailleurs dans les zones où le plein-emploi existe déjà ou former ceux dont les compétences actuelles ne correspondent pas aux besoins des entreprises ?…

La consultation

Jusqu’à fin septembre 2019, la consultation est menée au cœur des territoires et des filières sur les thèmes relevant du champ de compétence des chambres de commerce et d’industrie (CCI France), des chambres des métiers et de l’artisanat (CMA France) et de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA), de France Stratégie, du Conseil national du numérique, du réseau French Tech et de l’association française des pôles de compétitivité.
Pour contribuer à cette consultation, le Gouvernement a sollicité par ailleurs les organismes représentatifs, dont les organisations syndicales et patronales, en mobilisant notamment leurs réseaux et adhérents.
Les collectivités locales sont également invitées à participer à la consultation dans leurs territoires et au travers de leurs associations.
Sont également mobilisés pour contribuer à la consultation les conférences des universités et des écoles, les organismes de recherche et les associations fédérant les acteurs de l’innovation et du transfert de technologie. Durant trois mois, ces instances consulteront leurs membres comme leurs réseaux selon la méthodologie qui leur semblera la plus pertinente : questionnaires en ligne, panels représentatifs, ateliers ou entretiens. L’objectif est que les travaux puissent nourrir substantiellement les thèmes et problématiques du Pacte productif.
À l’issue de ce travail, fin septembre 2019, chacune des organisations sera en mesure de communiquer au Gouvernement une synthèse des réponses recueillies : constats, attentes et recommandations. Un événement de restitution de la consultation se tiendra à l’automne 2019 au ministère de l’Économie et des Finances.

En savoir plus sur la consultation : https://www.entreprises.gouv.fr/politique-etenjeux/lancement-consultation-sur-le-pacte-productif-2025