Vocation de classe

Vocation de classe

Les professeurs de français aiment leur métier et aspirent à être encore mieux formés.

Réalisée tous les 5 ans sous l’égide de l’OCDE, l’enquête internationale Talis permet des comparaisons des systèmes éducatifs à partir de témoignages de professeurs et de chefs d’établissement sur leurs pratiques professionnelles et sur les conditions d’exercice de leur métier.

Un métier choisi par vocation
Décider de devenir professeur est toujours un choix fondé sur le goût de la transmission et la possibilité de contribuer au développement des élèves.
• 92 % des professeurs de français citent comme motivation majeure la possibilité d’avoir une influence sur le développement des élèves.
• Pour près de sept professeurs sur dix (en France, comme chez nos voisins européens ou dans les autres pays de l’OCDE), il s’agit de leur premier choix de carrière. Pour une très grande majorité, ce choix est source de satisfaction.
• Neuf professeurs sur dix déclarent aimer travailler dans leur collège. Seule une minorité d’entre eux (moins d’un sur dix en France, soit une proportion identique aux moyennes OCDE et UE) regrette son choix de carrière.
• La quasi-totalité des professeurs français interrogés est d’accord avec l’affirmation selon laquelle dans leur établissement scolaire, les élèves et les professeurs s’entendent plutôt bien.
Les chefs d’établissement français signalent plus fréquemment des cas d’intimidation, de harcèlement ou d’agression verbale entre les élèves. Ils sont deux fois supérieurs à ceux observés dans les autres pays de l’OCDE (27 % pour la France, contre 14 % pour les moyennes OCDE et UE). Cela a des conséquences directes sur le bien-être des personnels et des élèves et confirme l’importance de poursuivre les efforts engagés en matière de prévention et de lutte contre le harcèlement et les violences scolaires.

Un besoin renforcé de formation et d’accompagnement
• Une grande majorité des professeurs français (83 %) et de chefs d’établissement français (94 %) déclarent avoir participé, au cours de l’année précédant l’enquête Talis, à au moins une activité de formation continue.
• Les professeurs français expriment un avis positif sur les activités de formation continue suivies : 71 % des professeurs ayant déclaré au moins une activité de formation continue au cours des 12 derniers mois rapportent un impact positif sur leurs pratiques d’enseignement (contre 82 % pour la moyenne OCDE et 79 % pour la moyenne UE). Les questions de la formation initiale et de l’accompagnement restent une préoccupation importante des professeurs pour améliorer leur pratique pédagogique, la gestion de leur classe et la personnalisation des parcours.
• Plus de la moitié des professeurs expriment un manque de formation s’agissant de la pédagogie et de la gestion de la classe à l’issue de leur préparation. Seuls 66 % des professeurs français (contre 79 % pour la moyenne OCDE) déclarent avoir bénéficié d’une formation initiale sur les contenus disciplinaires, la pédagogie générale et les pratiques de classe.
• Seulement 55 % des professeurs estiment avoir été formés à la gestion des comportements des élèves et de la classe au cours de leur formation initiale, ce qui est nettement en dessous de la moyenne de l’OCDE (72 %).
• Les professeurs souhaiteraient être mieux formés : pour les élèves ayant des besoins éducatifs particuliers (34 %), pour être plus en capacité d’avoir des approches pédagogiques personnalisées (24 %) et enfin pour accroître leurs compétences numériques (23 %).
• De manière générale, les professeurs français se sentent moins accompagnés lors de leur prise de poste.
L’entrée dans la carrière, la formation initiale et la poursuite de celle-ci dans le cadre d’une formation continue personnalisée, ont fait l’objet depuis plus d’un an, dans le cadre de l’agenda social, de travaux approfondis. Ces travaux ont abouti à une réforme de la formation initiale, à l’élaboration, actuellement en cours, d’un schéma directeur de la formation continue, et à la mise en place progressive d’une gestion des ressources humaines de proximité. Le déploiement de ces réformes répondra aux préoccupations exprimées par les professeurs dans cette enquête.