L’univers plein les yeux

L’univers plein les yeux

Comme chaque année depuis 1991, les Nuits des étoiles, grand rendez-vous estival des amoureux de l’astronomie, reviennent ces 2, 3 et 4 août partout en France.

Et cette année encore, le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Centre national d’études spatiales (CNES), Airbus et Ciel & Espace se joignent de nouveau à l’Association française d’astronomie (Afa) pour mettre sur pied le plus grand festival astronomique de l’été sur le thème des roches extraterrestres et des retours d’échantillons : « De la pierre à l’étoile ».

 De la pierre à l’étoile
Il y a un demi-siècle, les astronautes des missions Apollo collectaient à la surface de la Lune les premières pierres extraterrestres. En tout, pour l’ensemble du programme, ce sont plus de 300 kg d’échantillons qui ont été collectés sur six sites explorés par les douze « piétons lunaires », et soigneusement conservés pour analyse dans des laboratoires stériles.
Depuis, la collecte des pierres venues de l’espace s’est intensifiée dans les années 2000 grâce aux sondes Hayabusa 1 et Stardust notamment. Et au début des années 2020, les sondes Hayabusa 2 et Osiris-REx, aujourd’hui pleinement opérationnelles dans l’espace interplanétaire, ramèneront les échantillons collectés auprès des astéroïdes Ryugu et Bénou.
Enfin, dans sa course autour du Soleil, la Terre elle-même heurte des poussières et des cailloux qui pénètrent dans son atmosphère et atteignent parfois le sol : les météorites.

Faire parler les astres
Dans le système solaire, les pierres racontent les histoires des étoiles qui les ont formées. Elles sont les grimoires des temps passés et témoignent des évolutions planétaires. Si elles sont toutes parentes, leurs planètes, lunes et petits corps, sont aussi toutes différentes. C’est cette diversité, ces histoires – mythiques comme scientifiques – qui seront au cœur de cette nouvelle édition des Nuits des étoiles. Des pierres de la Lune à celles de Mars, en passant par les étoiles filantes, météorites, astéroïdes et morceaux de comètes, l’Univers nous parle. Nous devons apprendre à le lire et à l’écouter. Pour le plaisir de la découverte, le plaisir de l’observation de la nature et de son ciel étoilé. Pour un partage d’émotions en famille. Parce que c’est beau, tout simplement.

Les nuits incontournables de l’été
Lors de trois nuits et en plein cœur de l’été, les Nuits des étoiles ont pour but de faire découvrir l’astronomie et les beautés de la voûte céleste à un public toujours plus large, d’adultes et d’enfants venus en famille ou entre amis. Lors de l’édition 2018, 478 manifestations sur 303 communes ont été organisées partout en France, durant lesquelles 3 086 animateurs et organisateurs locaux ont accueilli les 156 000 personnes du public.
Cette année encore, plus de 300 sites d’observation sont mis à la disposition du public librement et gratuitement. Animés par des équipes d’astronomes amateurs, d’animateurs et de passionnés, ils accueillent avec enthousiasme le public durant ces trois nuits d’exception.
L’objectif des Nuits des étoiles est d’offrir au grand public la possibilité de mieux comprendre le ciel et les « signaux » qu’il transmet. De plus, les Nuits permettent de mieux percevoir la place de l’homme dans l’Univers et enfin, en tant que citoyens mieux saisir l’importance de la préservation de la terre.

Le ciel des Nuits : au programme
Loin des éclairages intempestifs et sur des transats, les 2, 3 et 4 août prochains, c’est l’occasion d’observer pleinement la beauté de la voûte étoilée, à l’œil nu, ou grâce aux instruments d’observation mis à disposition sur l’un des nombreux sites mobilisés pour ces Nuits 2019.
• Le bal des planètes : le spectacle commence autour de 21 h 30, lorsque le Soleil se couche à l’horizon ouest-nord-ouest. En direction du sud, environ 19° au-dessus de l’horizon, le public emporté tentera d’observer les premières lueurs de la planète Jupiter, la géante de gaz aux reflets orangés.
Après avoir trouvé et observé Jupiter en début de soirée, il pourra dès lors chercher la deuxième planète visible lors des Nuits des étoiles : Saturne, la géante aux anneaux. Aux alentours de 22h, elle sera située à environ 13° au-dessus de l’horizon sud-sud-est et atteindra une altitude maximale de 19 ° vers minuit, en direction du sud.
• Les astres de l’été : au-delà des planètes géantes qui seront visibles durant ces trois soirées, il est bien sûr possible d’observer les étoiles et constellations classiques du ciel de nuit estival. Et plus l’intéressé est suffisamment protégé de l’éclairage urbain, qui masque malheureusement une bonne partie des étoiles du ciel plus il discernera la lueur blanchâtre de la Voie lactée, qui traverse le ciel du nord au sud. La galaxie d’Andromède notamment, mais aussi de nombreux amas et nébuleuses peuvent être observés à l’aide d’un télescope, si l’occasion d’en utiliser s’y présente.

Les Perséides
Chaque année, entre le 17 juillet et le 24 août, la Terre traverse un nuage de poussières échappées de la queue de la comète Swift-Tuttle. En entrant dans l’atmosphère terrestre, ces petites poussières se désagrègent et produisent les traînées lumineuses caractéristiques des étoiles filantes : ce sont les Perséides.
Lancées à plus de 200 000 km/h, les Perséides peuvent alors atteindre une température de près de 1 700 degrés et s’illuminent à environ 115 km d’altitude. En une année, 100 000 tonnes de poussières brûlent ainsi dans l’atmosphère.
• Comment observer les Perséides ? Un transat et une paire d’yeux suffisent ! L’observation des étoiles filantes ne requiert pas d’autre instrument, jumelles et télescopes étant inutiles. Seul l’œil offre une vision « grand angle » qui permet de saisir l’ensemble du phénomène.
Cette année le pic d’activité des Perséides est prévu pour la nuit du 12 au 13 août. Mais déjà, à partir du 2 août, les conditions seront idéales. Le radiant (le point du ciel depuis lequel les étoiles filantes apparaissent) est situé au-dessus de l’horizon nord-est dans la constellation de Persée, près de Cassiopée.

Au programme de l’Afa
• Stage Petite Ourse : à l’Association française d’astronomie, nous pensons que contempler le ciel, c’est aussi porter un regard sur le monde qui nous entoure, et que nos enfants ont plus que jamais besoin de cette ouverture à la connaissance. La voûte céleste est une source inépuisable de rêves, de contes et de mystères. Nous avons donc conçu spécialement pour eux un programme d’accompagnement dans l’observation du ciel. Plus de 8 000 enfants en ont déjà fait l’expérience ! Pour en savoir plus : https://www.afastronomie.fr/la-petite-ourse/
• Les Rencontres photographiques de Carcans : c’est à Carcans en Aquitaine que les amoureux de la photographie du ciel ont rendez-vous du 25 au 29 septembre 2019. Premier rassemblement du genre, organisé par l’Association française d’astronomie, les photographes d’orages, de paysages nocturnes, d’étoiles et d’objets célestes se retrouveront durant cinq jours pour partager leurs clichés, échanger leurs techniques, tester du matériel et pratiquer ensemble dans une ambiance d’été indien. Pour en savoir plus : https://www.afastronomie.fr/carcans-2-0/
• Des hommes sur la Lune : pour célébrer les 50 ans de la mission Apollo 11 et à l’occasion de l’éclipse partielle de Lune du 16 juillet, clubs et associations d’astronomie ainsi que les planétariums seront mobilisés partout en France du 12 au 20 juillet prochain, durant la semaine « Des hommes sur la Lune », et proposent des observations, des conférences et des projections de documentaires. Pour en savoir plus : https://www.afastronomie.fr/50-ans-apollo/

Rens. et programme sur www.afastronomie.fr/les-nuits-des-etoiles/