Jazz estival

Jazz estival

Le rendez-vous de Paris Jazz Festival a lieu au parc floral, chaque week-end de juillet. Immanquable.

Il compose en 2019 d’une programmation de huit journées composées généralement de deux plateaux à 15 et 17 h : les scènes Paysages et Calices et Feuillages et Corolles tous les week-ends de juillet.Trois soirées nocturnes sont organisées cette année ainsi que des ballades musicales et une écoute d’album avec Sonarium.
Aux propositions diverses et énergiques répondent des projets sensibles et poétiques en résonance avec la diversité et l’esprit actuel des nouvelles scènes jazz qui s’affranchissent des étiquettes et déploient une énergie propice à séduire le plus grand nombre. Dans la continuité des éditions précédentes, artistes confirmés côtoient artistes émergents issus des scènes françaises comme internationales.

Programmation des derniers week-ends

Le 20 juillet
• Paysages & Calices
Yann Clery : flûte et chant
Jean-Emmanuel Fatna : batterie
Boris Kulenovic : basse
Charly Sy : DJ
Karim Attoumane : guitare
Yann Villageois : tambour
– Yann Clery est un artiste Afropunk Amazonien basé à Paris. Il est ce qu’on appelle un caméléon artistique : il s’intègre dans tous les styles. Cette polyvalence explique sûrement pourquoi il est si à l’aise et explosif sur scène.
Il accompagne depuis 10 ans la chanteuse cap-verdienne Mo’Kalamity à travers le monde et fait partie du collectif groove-jazz Chlorine Free qualifié par Nova de « Headhunters du XXIe siècle ». Yann Cléry a sorti son 1er album solo Motozot en octobre 2017 et s’est vu décerner le Lindor du meilleur compositeur en 2018.
• Corolles & Feuillages
Liniker, Rafael Barone, Renata Éssis, Pericles Zuanon, Márcio Bortoloti, William Zaharanszki, Bárbara Rosa.
Liniker e os Caramelows crée un son contemporain qui associe l’âme à l’héritage tropical de la musique populaire brésilienne (MPB). Brazilian Soul, avec un spectacle à la fois beau et plein d’énergie.
La chanteuse transgenre Liniker a une étincelle et elle la partage. Regardant au plus profond des yeux du public – sans parler portugais ce moment fascine.
Le groupe s’est fait connaître en octobre 2015 avec la sortie de CRU, un EP à trois pistes, qui a généré plus de 10 millions de vues.
En septembre 2016, ils ont sorti leur premier album studio, Remonta, lauréat du prix Breakthrough Act au Prêmio Multishow et se sont classés troisièmes dans la liste du meilleur album de l’année de Rolling Stone au Brésil.

Le 21 juillet
• Paysages & Calices
Airelle Besson : trompette
Vincent Segal : violoncelle
– Duo Airelle Besson & Vincent Segal: récompensée en 2015 par le Prix Django Reinhardt (Meilleur musicien français de l’année) de l’Académie du Jazz, et une Victoire du Jazz, catégorie révélation, Airelle Besson continue son parcours d’exception et multiplie les projets. On connaît l’engouement de la trompettiste pour les cordes qu’elle affectionne particulièrement, puisque son premier instrument fut le violon avant qu’elle n’opte pour la trompette. Le violon a perdu une âme, mais la trompette a retrouvé le chemin d’une musicienne talentueuse. Cette fois, la trompette de la belle s’entiche du violoncelle passionnant et globe-trotter de Vincent Segal pour former un duo inédit.
• Corolles & Feuillages
Judi Jackson : voix
Will Cleasby: batterie
Joe Downard : basse
Jamie Safir : piano
– Judi Jackson, née le 1er juin 1993 à Roanoke (Virginie, États-Unis), Judi est issue d’une famille d’érudits : fille d’une mère écrivaine, pianiste, poète et d’un père batteur, percussionniste de conga africain, et également historien de la culture et de la linguistique africaines. Judi fait ses premières armes au Music Lab du Jefferson Center en Virginie, une école où de jeunes artistes et musiciens peuvent apprendre, pratiquer et exercer leurs talents. En 2007, à l’âge de 14 ans, Judi a la chance de rencontrer Wynton Marsalis après un de ses concerts. Une source d’inspiration pour son développement en tant que chanteuse de jazz, car suite à cette rencontre, elle commence à écouter et à étudier les morceaux de Blossom Dearie, de Billie Holliday, de Sarah Vaughan, de Miles Davis, d’Ella Fitzgerald et de Mahalia Jackson, parmi tant d’autres. « Quand j’ai rencontré Judi à ses débuts au lycée, il était évident dès le premier instant qu’elle aurait une carrière prometteuse devant elle. » – Michael League, Snarky Puppy

27 juillet
• Paysages & Calices
Ann O’aro : voix
Bino Waro : sati, piker, rouler, voix
Teddy Doris : trombone, voix
– Anne O’aro aime tout ce qui touche au mouvement du corps, des rythmes et de la voix : « Je viens des arts martiaux et de la musique, avant de choisir le maloya pour chanter sur des sujets intimes et tabous ». Son écriture sauvage s’imprègne des langages accidentés ou des tics langagiers : une fulmination poétique branchée sur les tabous insulaires et les émotions fortes, la violence sexuelle, l’inceste et la passion amoureuse. Comme dans Kap Kap, une de ses chansons écrites dans le créole de la Réunion, son île natale.
Un fonnkér cru et cinglant qui décrit l’étreinte d’un père incestueux, qui embrasse la folie et la violence d’une pulsion criminelle dans toute sa banale sauvagerie : « Amoin, marmay, bonom, lo lou, tousala ansanm, mi mor pour rash aou in kri, kan mêm sa pal amour/Moi l’enfant, l’homme, le loup, tout à la fois, je meurs de t’arracher un cri, à coup de griffes, à coup de queue, même si ce n’est pas un cri d’amour ». Et le chant d’Ann jaillit. Un chant qui plonge dans la réalité et n’a pas peur des ombres
• Corolles & Feuillages
Jowee Omicil : clarinette, saxophone
Jonathan Jurion : piano
Jendah Manga : basse
Arnaud Dolmen : batterie
– Jowee Omicil parle plein de langues et joue autant d’instruments – avec une prédilection pour le saxophone. Fils d’émigrés haïtiens, il a grandi à Montréal. Il a commencé le saxophone dans l’église de son père pasteur, avant de l’étudier au Berklee College Of Music de Boston, puis d’aller vivre à New York pour y lancer sa carrière musicale – et à l’occasion converser avec Ornette Coleman ou accompagner Roy Hargrove dans son groupe RH Factor. Il a ensuite séjourné à Haïti, au Venezuela et depuis une paire d’années et sa signature avec le label Jazz Village, s’est posé à Paris. Même si « posé » n’est pas exactement le mot qui lui convient. Pour retracer précisément le parcours de Jowee Omicil, il aurait fallu l’équiper d’un GPS.

28 juillet
• Paysages & Calices
Julien Stella : clarinettes
Bastien Weeger : saxophone, clarinettes
– Nosax Noclar : formation atypique, parfois tintée de couleurs issues du bassin méditerranéen, parfois féérique, provenant des pays nordiques, par moments plus rustre en passant par le free jazz, ou acrobatique, en évoquant l’alchimie du bop… Ils ne se revendiquent ni d’une identité, d’un genre/style, et ne défendent pas davantage une étiquette ou une marque de fabrique. Le voyage étant l’argument principal du programme, les deux musiciens se retrouvent autour de thématiques qui leurs sont propres. Lauréats 2019 Jazz Migration
• Corolles & Feuillages
Laura Perrudin : harpe
– Laura Perrudin Preview & Guests : l’univers singulier de cette jeune artiste ultra-talentueuse et multifacettes (chanteuse, harpiste, autrice, productrice) a été présenté sur de nombreuses scènes ces trois dernières années et remarqué par les médias spécialisés. Ses goûts et ses influences hyper éclectiques là placent au carrefour du jazz, de l’indie pop, du hip-hop, des musiques électroniques. Le Paris Jazz Festival lui offre l’opportunité de présenter un concert exceptionnel avec les invité(e)sde son choix. Elle dévoilera en avant-première quelques chansons de son prochain album et présentera des relectures originales de ses précédents titres et de ceux de ses invité(e)s.