Bilan du Bac

Bilan du Bac

Les épreuves sont terminées et les résultats dévoilés. Retour sur l’année de préparation de cet examen qui a fait couler beaucoup d’encre.

 Premier point, le déploiement de la dématérialisation. Celle du livret scolaire du lycée est généralisée depuis la rentrée 2018 et concerne désormais toutes les séries générales et technologiques (sauf STHR et TMD) dans toutes les académies, soit environ 465 000 candidats scolarisés. Il permet une remontée automatique des données personnelles et des notes, facilitant ainsi le remplissage par les équipes pédagogiques ; il est également plus accessible que le livret papier pour les élèves et les familles, par l’intermédiaire de la télé service. Son déploiement dans la voie professionnelle a été amorcé dans la perspective d’une généralisation pour la session 2021 du baccalauréat professionnel.
Dans les centres de baccalauréat à l’étranger, une procédure de dématérialisation des copies a été également mise en œuvre depuis la session 2011 par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) en liaison avec les services académiques. Ce dispositif a été étendu à quelques épreuves de métropole, notamment pour des épreuves de langues à faibles effectifs afin de limiter les transports de copies, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie.
Concernant les candidats en situation de handicap, 49 440 candidats de classes de première et de terminale ont été concernés pour cette session 2019, par des aménagements d’épreuves qui peuvent être de plusieurs ordres, parmi lesquels un temps d’épreuve majoré, une répartition des épreuves sur la session normale et la session de remplacement, une possibilité de dispense pour les épreuves obligatoires de langue vivante à l’oral, une assistance humaine ou l’utilisation d’outils informatiques adaptés, une transcription des sujets en braille ou en gros caractères avec fort contraste pour les candidats malvoyants et des épreuves orales obligatoires par visioconférence ou webconférence.
De plus, les candidats concernés peuvent demander la conservation pendant cinq ans des notes de leur choix obtenues à l’examen (quelle que soit leur valeur). Les autorités académiques ont par ailleurs la possibilité d’ouvrir des centres d’examen adaptés si certains élèves, accueillis dans des établissements hospitaliers pour des séjours de longue durée ou recevant des soins en liaison avec ces établissements, ne peuvent aller composer dans des centres ouverts dans les établissements scolaires.

Lutte contre la fraude
Depuis 2013, toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables dont le nombre et l’emplacement sont confidentiels. Les recteurs répartissent ces appareils de façon aléatoire et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen, tout au long des épreuves. Ce dispositif a pour but de lutter préventivement contre l’utilisation frauduleuse des nouvelles technologies. Par ailleurs, tous les candidats étaient informés des consignes à respecter et des sanctions encourues en cas de fraude ou de tentative de fraude, grâce à une notice d’information affichée à la porte de chaque salle d’examen et lue par les surveillants au début de chaque épreuve. En outre, le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a mis en place un dispositif de veille et d’alerte tout au long des épreuves écrites des baccalauréats général, technologique et professionnel, qui se déroulent en métropole, dans les départements et régions d’outre-mer, dans les collectivités d’outre-mer et à l’étranger. Ce dispositif a visé à permettre une gestion optimale des incidents qui auraient pu se produire, grâce à une circulation des informations la plus rapide possible entre les centres d’examen, les services académiques concernés et le ministère. Ainsi, une cellule de veille et d’alerte nationale a mobilisé la direction générale de l’enseignement scolaire et les inspecteurs généraux de l’éducation nationale concernés. Les services des examens et concours de chaque académie étaient, eux aussi, mobilisés avec les corps d’inspection concernés pour répondre aux diverses sollicitations émanant des centres d’examen.
En cas de flagrant délit de fraude ou de tentative de fraude, le surveillant responsable de la salle a pris les mesures nécessaires pour y mettre fin. Le candidat pris en flagrant délit a poursuivi sa composition, sauf dans le cas précis de substitution de personne ou de trouble affectant le déroulement de l’épreuve.
Un procès-verbal a été dressé et contresigné par les autres surveillants et par l’auteur des faits.
Sur la base des faits constatés, le chef de centre a adressé le procès-verbal de suspicion de fraude au recteur afin que ce dernier puisse saisir la commission académique de discipline du baccalauréat. Cette commission est présidée par un enseignant-chercheur, président de jury du baccalauréat, et composée de sept membres nommés par le recteur, dont un élève membre du conseil académique de la vie lycéenne et un étudiant élu au sein du conseil d’administration d’une université.
Le jury du baccalauréat délibère sur les résultats du candidat suspecté de fraude, mais aucun certificat de réussite ou relevé de notes ne peut lui être délivré avant la décision de la commission académique. Le recteur d’académie engage ou non les poursuites devant la commission académique de discipline qui devra statuer dans un délai de deux mois après la proclamation des résultats. Le candidat peut contester la décision de cette commission devant le juge administratif territorialement compétent.
Les sanctions encourues sont de deux ordres : administratives ; et/ou pénales.
En vertu de l’indépendance des procédures pénales et disciplinaires, un même acte de fraude peut faire l’objet d’une condamnation à une peine par le tribunal correctionnel et d’une sanction disciplinaire prononcée par la commission académique de discipline.

Le Bac à l’international
À l’étranger, les épreuves du baccalauréat général et technologique sont organisées dans 93 pays, pour un total de 19 267 candidats aux épreuves terminales et 20 384 candidats aux épreuves anticipées. Les épreuves se déroulent dans 153 centres d’examen ouverts dans les établissements de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et de la mission laïque française. Les calendriers des sessions à l’étranger s’échelonnent de mai à novembre, selon les pays.
Le baccalauréat, c’est aussi une large ouverture à l’international, notamment à travers l’option internationale du baccalauréat (4 059 candidats), les sections européennes ou de langue orientale (environ 40 000 candidats), l’Abibac, le Bachibac et l’Esabac (respectivement 1 656, 1 411 et 796 candidats), le baccalauréat franco-américain et le baccalauréat franco-allemand.

Les options

Enseignement de spécialité
Pour les séries générales, un enseignement de spécialité, doté d’un coefficient spécifique, est proposé : langue vivante 1 ou 2 approfondie : série L ; langue vivante 3 : série L ; langues et cultures de l’Antiquité (latin, grec) : série L ; droit et grands enjeux du monde contemporain : série L ; arts : série L (au choix : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, arts du cirque, danse, histoire des arts, musique, théâtre) ; mathématiques : séries S, ES, L ; sciences sociales et politiques : série ES ; économie approfondie : série ES ; physique-chimie : série S ; sciences de la vie et de la Terre : série S ; informatique et sciences du numérique : série S ; informatique et création numérique : séries ES et L ; écologie, agronomie et territoires : série S (dans les lycées dépendant du ministère chargé de l’agriculture et de l’alimentation).

Options facultatives (hors langues vivantes)
Dans les séries générales et technologiques, l’élève peut choisir au maximum deux options facultatives parmi deux options de langues et cultures de l’Antiquité (latin, grec), pour les séries générales, six enseignements artistiques (au choix : arts plastiques, cinéma, danse, histoire des arts, musique, théâtre), pour les séries générales et technologiques et plusieurs disciplines en éducation physique et sportive, pour les séries générales et technologiques.
Seuls comptent les points au-dessus de la moyenne. Pour la première option facultative choisie par l’élève, les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par deux. Si ce choix porte sur une langue ancienne (latin ou grec), les points au-dessus de la moyenne sont multipliés par trois.

Langues vivantes
• Baccalauréat général et technologique : 23 langues vivantes étrangères pour les épreuves obligatoires et facultatives (allemand, anglais, arabe, arménien, cambodgien, chinois, coréen, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien), 23 autres langues au titre des épreuves facultatives uniquement (albanais, amharique, bambara, berbère, bulgare, croate, estonien, haoussa, hindi, hongrois, indonésien-malais, laotien, lituanien, macédonien, malgache, peul, roumain, serbe, slovaque, slovène, swahili, tamoul, tchèque), 12 langues régionales (basque, breton, catalan, corse, créole, occitanlangue d’oc, tahitien, wallisien et futunien, langues mélanésiennes, gallo, langues régionales d’Alsace, langues régionales des pays mosellans) et la langue des signes française au titre des épreuves facultatives.
• Baccalauréat professionnel : 22 langues possibles pour la langue vivante 1 obligatoire pour toutes les spécialités (allemand, anglais, arabe littéraire, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien), 39 langues possibles pour la langue vivante 2 obligatoire pour certaines spécialités (allemand, anglais, arabe littéraire, arménien, cambodgien, chinois, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, italien, japonais, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, russe, suédois, turc, vietnamien, basque, breton, catalan, corse, créoles, langues mélanésiennes, langues d’oc, tahitien), 48 langues possibles pour l’épreuve facultative (allemand, amharique, anglais, arabe, arménien, berbère, bulgare, cambodgien, chinois, croate, danois, espagnol, finnois, grec moderne, hébreu, hongrois, islandais, italien, japonais, laotien, malgache, néerlandais, norvégien, persan, polonais, portugais, roumain, russe, serbe, suédois, tchèque, turc, vietnamien, basque, breton, catalan, corse, créoles, gallo, occitan, tahitien, langues régionales d’Alsace, langues régionales des pays mosellans, langues mélanésiennes, langue des signes française).

Épreuves facultatives au Bac professionnel
Les candidats à l’examen du baccalauréat professionnel peuvent choisir une ou deux épreuves facultatives parmi les choix possibles.
• Épreuve facultative de langue vivante : l’épreuve a pour but de vérifier la capacité du candidat à comprendre une langue vivante parlée et sa capacité à s’exprimer de manière intelligible pour un interlocuteur n’exigeant pas de particularités linguistiques excessives sur un sujet d’intérêt général.
• Épreuve facultative de mobilité transnationale : cette épreuve, créée à titre expérimental dans le diplôme du baccalauréat professionnel, vise à valider les acquis obtenus lors d’une période de formation effectuée dans un État membre de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de l’Association européenne de libre-échange. Une partie de l’épreuve est évaluée dans le pays d’accueil, en entreprise ou dans un établissement de formation professionnelle. Une seconde partie est évaluée à l’oral dans l’établissement d’origine.
• Épreuve facultative d’éducation physique et sportive (EPS) : cette épreuve consiste en une prestation physique et un entretien. Le choix de la discipline support de l’épreuve est réalisé à partir d’une liste nationale pouvant être complétée au plan académique, le principe s’applique également pour les baccalauréats général et technologique.

Le Bac, et après ?
La procédure nationale de préinscription en première année de l’enseignement supérieur en France, mise en place en janvier 2018 et portée par la plateforme Parcoursup engage une transformation profonde de l’accès à l’enseignement supérieur. Elle vise à mettre en œuvre une continuité des parcours du lycée vers l’enseignement supérieur et à réduire drastiquement l’échec dans le 1er cycle, en agissant sur trois leviers :
• renforcer l’accompagnement à l’orientation au lycée ;
• améliorer la mobilité sociale et géographique pour assurer un accès à l’enseignement supérieur plus juste ;
• personnaliser les parcours à l’université pour s’adapter à la diversité des publics et garantir que chacun puisse réussir dans le supérieur, au besoin par un accompagnement renforcé dès sa première année.

Les vœux d’orientation des lycéens en 2019
Au total, 639 905 lycéens préparant le baccalauréat ont confirmé au moins un vœu sur Parcoursup, un chiffre stable par rapport à l’an dernier. En moyenne, les lycéens ont confirmé neuf vœux. En termes de formation, les choix des lycéens restent stables par rapport à 2018 : la licence représente plus d’un tiers de leurs vœux (34 %), suivi des BTS (31 %), puis des DUT (13 %). À noter, les bacheliers professionnels ont en grande majorité confirmé des vœux en BTS (trois-quarts de leurs vœux).
Les formations sanitaires et sociales disponibles sur Parcoursup depuis cette année, en particulier le diplôme d’État d’infirmier délivré par les instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) correspondent à 6 % des vœux formulés par les lycéens. Une synthèse statistique des vœux d’orientation des lycéens scolarisés en France pour la rentrée 2019 est disponible dans une note du service statistique du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation :
www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid141157/parcoursup-les-voeux-dorientation-des-lyceens-pour-la-rentree-2019.html

Phase d’admission principale
Depuis le 15 mai se déroule la phase principale d’admission dans l’enseignement supérieur sur Parcoursup. Les candidats reçoivent une réponse à chacun de leurs vœux, ce qui leur permet de choisir sereinement la formation qu’ils souhaitent poursuivre dans l’enseignement supérieur à la rentrée 2019.
Ainsi chaque matin, les dossiers des candidats sont actualisés. Et chaque fois qu’un candidat fait un choix, il libère une place pour un autre qui souhaite également suivre cette formation. Lorsqu’une proposition d’admission est faite par un établissement, les candidats reçoivent une alerte via la messagerie Parcoursup, la messagerie personnelle, par SMS et via l’application mobile Parcoursup.
Les différentes réponses des formations que les candidats peuvent recevoir :
– Oui : proposition d’admission.
– Oui, si : proposition d’admission si le candidat accepte un parcours personnalisé pour augmenter ses chances de réussite (formation non sélective).
– En attente d’une place (position dans la liste d’attente affichée et actualisée régulièrement en fonction des places qui se libèrent).
– Non (uniquement en formation sélective)
• Une phase complémentaire accessible à tous les candidats depuis le 25 juin : cette phase débute après les épreuves du baccalauréat et permet aux candidats qui le souhaitent de formuler de nouveaux vœux dans des formations qui disposent de places disponibles sur Parcoursup.
• La session de remplacement de septembre : en 2019, si un candidat ne peut pas se présenter à une ou plusieurs épreuves du baccalauréat pour cause de force majeure, il ne repasse que celle/celles-ci en septembre et il conserve le bénéfice de son classement Parcoursup jusqu’aux délibérations et résultats en septembre.