Contre le harcèlement des élèves

Contre le harcèlement des élèves

Dans le cadre de la journée nationale de lutte contre toutes les formes de harcèlement, le ministère de l’Éducation s’engage dans une politique volontariste à l’école.

Quatre axes prioritaires ont été définis pour que l’école demeure un lieu de la confiance, du respect d’autrui et du bien-être et pour permettre à tous les élèves de s’épanouir dans leurs apprentissages et de développer le meilleur d’eux-mêmes :
• Informer : la généralisation des collégiens et lycéens ambassadeurs est un important facteur de mobilisation des établissements. Le site « Non au Harcèlement » (NAH) et la page Facebook, le clip diffusé sur les chaînes nationales et Internet ont un impact considérable, traduit par des centaines de milliers de consultations, des millions de vues. Les journées nationales mobilisent des dizaines de milliers de personnels, de parents et d’élèves dans l’ensemble du pays.
• Prévenir : la prévention est intégrée aux apprentissages scolaires, dans l’École du respect d’autrui. Elle est portée par le Prix national et soutenue par la diffusion de ressources et d’outils de prévention en ligne.
• Former : il s’agit de former les personnels et de rendre les élèves acteurs de la prévention entre pairs, en développant leurs compétences psychosociales.
• Prendre en charge : des conseils, une orientation vers les 310 référents académiques sont dispensés via les deux numéros dédiés, 3020, et 0800 200 000 (Net écoute).

Les priorités pour 2018-2019
• Renforcer l’action publique en matière de lutte contre les cyber violences : la campagne 2018 sera consacrée à la prévention du sexting non consenti avec une plus grande prise en compte des dimensions sexistes, sexuelles et homophobes.
Nouveauté : un nouveau clip de sensibilisation et de nombreux outils pédagogiques sont disponibles sur le site Non au harcèlement (NAH).
• Construire une culture juridique par une meilleure maîtrise des règles de droit sur les réseaux sociaux.
Nouveauté : première journée du droit sur le cyber harcèlement pour les élèves de 5e.
• Impliquer les élèves dans la prévention dès le collège avec la généralisation des ambassadeurs collégiens et lycéens.
Nouveauté : campagne d’information sur les réseaux sociaux « Devenir ambassadeur contre le harcèlement » avec une série d’outils réalisés pour accompagner le déploiement du dispositif : capsules vidéos, infographies, fiches actions et mise en ligne sur le site NAH.
• Structurer les plans de prévention des écoles et des établissements, former les équipes ressources :
– accompagnement des écoles et des EPLE pour la généralisation des plans de prévention ;
– diffusion d’une mallette pédagogique pour appuyer l’action des référents en académie ;
– renforcement de l’action préventive à l’école primaire.
Nouveauté : un nouveau parcours m@gistère pour accompagner la prise de fonctions des référents en académie et la structuration de l’action publique sur les territoires.
• Accentuer la formation des personnels scolaires :
– plan national de formation dédié aux référents harcèlement académique et départementaux ;
– développement de nouvelles méthodes d’animations pour soutenir la dynamique de projet.
Nouveauté : 10 académies organisent un hackathon ce trimestre/des séminaires pour professionnaliser les acteurs.
• Renforcer la visibilité de la politique de lutte contre toutes les formes de harcèlement :
– améliorer la communication vers le grand public et mobiliser la société civile ;
– développer les liens avec la recherche et la coopération internationale.
Nouveauté : un comité d’experts au service de la prévention des violences en milieu scolaire.

Enquête de victimation
Selon l’enquête nationale de climat scolaire et de victimation de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp) parue en décembre 2017, les collégiens ont une opinion positive sur le climat : 94,1 % d’entre eux affirment se sentir bien dans leur établissement. Cette proportion est en hausse par rapport aux années précédentes.
Plus positive pour les filles que pour les garçons, l’opinion des collégiens sur le climat scolaire devient légèrement moins favorable au fil de la scolarité. Alors que 94 % des élèves de 6e pensent que l’on apprend bien ou très bien dans leur collège, ils ne sont plus que 87 % parmi les élèves de 3e. Cependant les élèves scolarisés en réseau d’éducation prioritaire renforcée (REP+) ont une perception moins positive du climat scolaire : 64 % d’entre eux déclarent ne pas ressentir de violence dans leur établissement.
Les types de victimation déclarés n’ont pas changé entre 2013 et 2017 : les insultes, les vols de fournitures scolaires, les surnoms désagréables et l’ostracisme sont les quatre atteintes le plus souvent citées. Si les garçons sont davantage victimes de violences physiques (24 % déclarent avoir été frappés contre 13 % pour les filles), les filles évoquent plus souvent la mise à l’écart et sont davantage victimes de cyber harcèlement (8 % contre 6 % pour les garçons).
De façon globale, le nombre de collégiens déclarant un nombre d’atteintes pouvant s’apparenter à du harcèlement est en légère baisse par rapport aux autres années (5,6 % en 2017 contre 6,1 % en 2011).

Journée nationale de mobilisation
Les phénomènes de harcèlement restent encore trop présents, notamment en raison des nouvelles formes d’agressions en ligne. Qu’ils se produisent à l’école ou sur Internet, c’est une forme de violence qui mine, de manière insidieuse et durable, le climat au sein des établissements scolaires, avec des conséquences extrêmement dommageables, tant pour les victimes, les familles de victimes que pour les auteurs.
Pour faire reculer le phénomène, il faut en parler. Bien que la lutte contre toutes les formes de harcèlement entre élèves se décline tout au long de l’année sur les territoires, elle est toutefois marquée par deux temps forts que sont le prix Non au harcèlement (NAH) et la journée nationale de mobilisation contre le harcèlement entre élèves (le premier jeudi du mois de novembre).
La journée du 8 novembre 2018 a été l’occasion pour les communautés scolaires et leurs différents partenaires d’organiser diverses manifestations, sous différentes formes, à l’échelle locale. Des actions d’envergure étaient également proposées à l’échelle académique. Cette journée s’est inscrite dans la cadre du plan d’action, qui s’articule autour de ces quatre axes informer, former, prendre en charge et prévenir que s’est fixé le ministère de l’Éducation nationale pour combattre ce fléau.
Le harcèlement remet sérieusement en cause notre modèle républicain fondé sur le vivre ensemble et le respect d’autrui. Cette campagne de sensibilisation contre le harcèlement s’inscrit par conséquent dans le programme d’éducation à la citoyenneté des élèves, et plus largement dans le cadre du plan de prévention des violences des établissements.
Le cyber harcèlement à caractère sexiste et sexuel était au cœur de la journée NAH 2018. Après le rôle du témoin, cette quatrième campagne est consacrée au cyber harcèlement à caractère sexiste et sexuel, avec une attention particulière portée aux violences en ligne liées à la diffusion d’images intimes à l’insu des victimes : « le sexting non consenti » ou « revenge porn ». Les formes de harcèlement changent avec une montée en puissance très inquiétante du harcèlement sur les supports numériques.
D’après l’enquête nationale de victimation en milieu scolaire réalisée en 2017, 25 % des collégiens déclarent avoir connu au moins une atteinte via les nouvelles technologies ; les attaques portent le plus souvent sur l’origine, la religion, la tenue vestimentaire ou encore l’apparence physique. Les filles sont davantage touchées par ces agressions.
Les conséquences des cyber violences sur les adolescents, et plus particulièrement le partage de contenu intime et leur diffusion (le sexting non consenti), constituent une préoccupation majeure en particulier chez les filles de 12-15 ans.
Dans cette étude, on apprend que :
• Plus d’1 fille sur 6 (17 %) est confrontée depuis le début de l’année à des cyber violences à caractère sexuel en lien avec des photos, vidéos ou textos, pour 1 garçon sur 10 (11 %) ;
• 1 fille sur 5 a été insultée en ligne sur son apparence physique et 1 fille sur 6 a été confrontée à des cyber violences à caractère sexuel, en lien avec le partage de photos ou vidéos intimes.
Les conséquences du cyber harcèlement peuvent être très graves sur leur santé, mais également sur leur scolarité. Les élèves victimes décrochent plus rapidement, car certaines formes d’agressions, telles que le sexting non consenti, peuvent être dévastatrices.

Plusieurs mesures mises en place
L’égalité entre les filles et les garçons est un principe fondamental au cœur des promesses de l’École républicaine. Depuis mai 2017, le président de la République a fait de l’action publique relative aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, sous la responsabilité du secrétariat d’État rattaché au Premier ministre, sa grande cause quinquennale. Il s’agit de favoriser « la « transmission et la diffusion d’une culture de l’égalité », que ce soit via l’école ou les médias, l’égalité professionnelle, l’accès aux droits ou encore via les pratiques sportives et culturelles ».
Dès cette rentrée, plusieurs mesures concrètes ont été mises en place au sein de l’École :
• la nomination d’un référent « égalité » dans chaque établissement du second degré ayant pour mission le développement des actions éducatives, des partenariats et la sensibilisation de l’ensemble de la communauté éducative ;
• le renforcement de l’effort de formation des personnels enseignants et d’éducation ;
• l’accentuation de la lutte contre les violences de genre, par la prévention et par le renforcement de la réponse éducative aux agissements à caractère sexiste et sexuel dans les établissements scolaires ;
• la rénovation du cadre de l’orientation, prévoyant un accompagnement renforcé des élèves toujours soucieux de leur liberté de choix et de l’enjeu de mixité des filières ;
• l’information des parents sur les enjeux de l’égalité entre les filles et les garçons et le rôle de l’école en la matière (nouvelle ressource : la Mallette des parents).
La loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes du 3 août 2018 vient consolider le cadre pénal, notamment pour l’École en élargissant la définition du harcèlement en ligne afin de pouvoir réprimer les cas où une personne est victime d’une attaque coordonnée de plusieurs internautes, même lorsque chacune des personnes n’a pas agi de façon répétée.

Les leviers d’action
Le harcèlement contribue à dégrader le climat scolaire et un climat scolaire dégradé peut favoriser l’apparition de violences et de cyber violences. Les plans de prévention des violences et du harcèlement sont obligatoires dans les écoles, les collèges et les lycées, conformément au code de l’éducation. Ils constituent un levier d’action pour les équipes dans la prise de conscience, le diagnostic et l’action collective. Fondé sur la démarche d’amélioration du climat scolaire, ce programme d’actions constitue un support de travail pour les équipes éducatives dans la création de leur propre plan de prévention.
Les leviers d’actions possibles :
• travailler sur la dynamique et les stratégies d’équipe ;
• adopter des démarches pédagogiques en faveur de l’engagement et de la motivation des élèves ;
• établir un cadre et des règles explicites ;
• prévenir les violences et le harcèlement ;
• privilégier la coéducation avec les familles ;
• favoriser les liens avec les partenaires ;
• améliorer la qualité de vie à l’École.

Un clip de prévention pour sensibiliser
« Une photo c’est perso, la partager c’est harceler »… Le script du spot de sensibilisation 2018 s’inspire du scénario de « Cassandre », vidéo qui a remporté la mention spéciale « professionnels de la communication » lors du concours Non au harcèlement 2018. Le spot a été tourné par le collectif de YouTubers Rose Carpet au collège Jean Jaurès d’Évreux avec les élèves et l’accueil de loisirs de l’AL2E et espace de vie sociale l’Agora d’Évreux, à l’origine du projet.
Ce clip est un outil de sensibilisation et de prévention pouvant être utilisé par les établissements scolaires, les associations et toutes les autres structures, pour susciter le débat sur la thématique du harcèlement, mais plus largement pour aborder les problématiques des violences en ligne liées à la diffusion d’images intimes à l’insu des victimes (« le sexting non consenti » ou « revenge porn »).
Synopsis : ce clip met en scène l’histoire tragique d’une collégienne « Cassandre » victime de la diffusion de ses photos intimes confiées à son petit ami Matt dans le cadre de leur relation amoureuse… Que risque Cassandre ? Qu’est-ce qui aurait pu être fait pour éviter une telle situation ? Où démarre la responsabilité des uns et des autres dans le cyberharcèlement ? Et si on réécrivait l’histoire ? Et si Matt décidait de ne pas envoyer la photo ?
Nouveautés, un dossier pédagogique a été conçu par un groupe d’experts, pour accompagner les professionnels souhaitant sensibiliser les élèves aux dangers de ces phénomènes. Chaque élève doit pouvoir apprendre à adopter les bonnes postures, afin de briser définitivement la chaîne du harcèlement. Ce support pédagogique offre l’opportunité aux équipes :
• de débattre avec les élèves des problématiques de harcèlement et de cyber harcèlement ;
• de sensibiliser les élèves à l’égalité filles-garçons ;
• de réfléchir au respect de la vie privée dans le cadre de l’éducation à la sexualité ;
• de travailler au développement des compétences psycho sociale.

Faire face au harcèlement et au cyber harcèlement

Le 0800 200 000
100 % anonyme, le numéro vert national Net écoute pour les victimes de cyber harcèlement à l’école, gratuit et confidentiel, il prend en charge entre 7 000 et 10 000 appels par an afin d’écouter, informer et conseiller ces publics, du lundi au vendredi de 9h à 19 h Net Écoute est soutenu par la Commission européenne dans le cadre de son programme Safer Internet. En vertu de la convention de lutte contre le cyber harcèlement à l’école signée entre le ministère et l’association le 6 juin 2011, e-Enfance gère le numéro national de prise en charge des victimes cyber harcèlement à l’école. Net Écoute traite tous les cas de cyber harcèlement et cyber violences dont les élèves sont victimes, témoins ou auteurs :
• prise en charge et accompagnement de la victime ou de ses parents ;
• identification et qualification du contenu manifestement caractéristique de cyber harcèlement ;
• transmission directe du signalement à la plateforme concernée via une procédure spécifique et prioritaire.
En vertu de ses accords privilégiés avec les réseaux sociaux (Snapchat, Facebook, Instagram, YouTube, Twitter…), Net Écoute transmet les signalements de cyber harcèlement aux plateformes concernées et permet d’obtenir la suppression des contenus visés (images, commentaires, comptes) en quelques heures.
Exemple, une jeune fille de 15 ans Jade est victime de harcèlement classique et cyber depuis un an. Une dispute en classes entre copines a dégénéré et ces dernières ont créé un groupe privé WhatsApp pour se moquer de Jade. Entre-temps, Jade a commencé une relation avec un garçon du collège qui lui a demandé des « nudes » qu’elle a accepté de lui envoyer. Ces photos ont fini par être publiées dans une story sur Snapchat et screen-shotées par ses anciennes copines pour les faire tourner dans le collège. Jade se fait insulter sur Snapchat et dans le collège (« pute », « salope », « sale chienne »). Isolée, elle a commencé à se mutiler il y a deux mois. Elle n’a jamais parlé de cette situation, car elle a peur des représailles.
En dehors de la prise en charge de la victime au sein de l’établissement et/ou externalisé, les conseils spécifiques de Net Écoute :
• faire des captures d’écran des faits dénoncés (photos, commentaires, comptes) ;
• signaler sur Snapchat : les photos de « nudes », les comptes qui les partagent, les commentaires injurieux ;
• bloquer les comptes ;
• transmettre à Net Écoute les éléments pour transmission des signalements à Snapchat.
Net Écoute compile les éléments reçus de la victime, qualifie le cyber harcèlement manifeste et transmet le signalement complet au service spécialisé de Snapchat. Résultat : les photos ont été retirées par Snapchat dans les deux heures suivant le signalement par Net Écoute.

 Le 3020
Ce dispositif téléphonique, gratuit depuis tous les postes, propose écoute, conseil et orientation aux appelants, qui signalent une situation de harcèlement à l’école. Lorsque les situations de harcèlement sont repérées au cours de l’entretien téléphonique et avec l’accord des personnes concernées, elles sont alors transmises aux référents harcèlement de l’Éducation nationale grâce à un outil sécurisé fourni par l’administration.
Entre septembre 2017 et août 2018, 70 808 sollicitations ont abouti à un conseil, à un accompagnement ou à une orientation et 16 380 appels ont été traités, dont 2 093 fiches transmises aux référents pour un traitement en urgence.

Des initiatives pour prévenir

La première journée du Droit
Le ministère a organisé le 4 octobre 2018 en partenariat avec Conseil national des barreaux (CNB) qui représente la profession d’avocat, la première journée du droit dans les collèges avec pour thème les droits sur les réseaux sociaux. Cette journée a permis de sensibiliser les élèves de 5e aux droits et devoirs de chacun grâce à un échange de 2 heures entre un avocat, un enseignant et ses élèves autour des droits et devoirs de chacun sur les réseaux sociaux.
Bilan de cette première édition : mobilisation de 1 725 avocats qui sont intervenus partout en France, y compris dans les DROM-COM, auprès des classes de 5e dans plus de 1 300 collèges.

L’éducation aux médias et à l’information (EMI)
L’apprentissage de la citoyenneté et de la responsabilité est indispensable à la lutte contre le cyber harcèlement et passe par une éducation aux usages raisonnés notamment des médias et à l’information. Elle offre l’opportunité aux équipes pédagogiques et éducatives d’apprendre notamment aux élèves à publier de l’information de manière citoyenne et responsable, dans le respect de la vie privée, du droit à l’image et de la dignité de chacun… Trois notions sont développées :
• donnée personnelle : toute information identifiant directement ou indirectement une personne (nom, numéro de téléphone, photographie, date de naissance, commune de résidence, empreinte digitale…) ;
• netiquette : sur Internet, un certain nombre de règles et bonnes pratiques implicites se sont imposées au fil du temps, fondées sur la courtoisie et le respect de l’autre. On emploie le mot-valise « netiquette » pour désigner cette règle informelle qui définit les règles de conduite et de politesse recommandées depuis les premiers médias de communication sur Internet ;
• traces numériques : ce terme désigne les informations qu’un dispositif numérique enregistre sur l’activité ou l’identité de ses utilisateurs, soit automatiquement, soit par le biais d’un dépôt intentionnel de leur part. Moteurs de recherche, blogs, sites de réseautage social, sites de commerce électronique, mais aussi cartes à puce, titres de transport, téléphones mobiles : tous les systèmes qui requièrent une identification ou une interaction sont susceptibles de capter des informations sur l’utilisateur – parcours, requêtes, préférences, achats, connexions, évaluations, coordonnées.

Première ambassade de lutte contre le harcèlement
Soutenu par les équipes mobiles de sécurité du rectorat de Rouen, le collège Varlin du Havre a inauguré la première ambassade de France contre le harcèlement. Ce projet est né de l’idée de plusieurs élèves, sensibilisés à la lutte contre le harcèlement, devenus ambassadeurs collégiens, qui ont souhaité aller plus loin dans cette voie, en réalisant un film sur « le sexting non consenti ».
Puis les ambassadeurs ont décidé de transformer leur collège en ambassade contre le harcèlement lors de la journée nationale de lutte contre le harcèlement avec la mise en place de plusieurs actions pour mobiliser l’ensemble des membres de la communauté éducative, mais également en associant tout leur environnement partenarial.

Un jeu de l’oie
Ce support pédagogique a été créé par la MAE pour les élèves de la 5e à la 3e, dans le but de prévenir différentes formes de harcèlement telles que le harcèlement sexiste, sexuel et homophobe. Deux acteurs ont collaboré pour que cet outil voit le jour : la MAE qui – convaincue de l’utilité publique de cette ressource pédagogique – en assure la création, production et la diffusion ; et le ministère de l’Éducation nationale, après avoir initié le Prix « Non Au Harcèlement » a engagé cette réflexion avec la MAE après les annonces relatives aux violences sexistes et sexuelles de novembre 2017. Objectifs :
• promouvoir un outil de prévention contre les violences à l’école et plus particulièrement les différentes formes de harcèlement sexuel, propre au genre ou à l’orientation sexuelle ;
• sensibiliser de façon ludique les élèves de la 5e à la 3e aux risques engendrés par le harcèlement scolaire ;
• identifier les situations de violence pour améliorer le climat scolaire ;
• promouvoir la réflexion individuelle et collective contre les violences physiques et morales ;
• développer la mise en place d’actions quotidiennes contre le harcèlement scolaire ;
• débloquer la parole et développer l’esprit critique.

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