Rentrée agricole

Rentrée agricole

Le 3 septembre dernier, les élèves, étudiants, apprentis et stagiaires en formation continue effectuent leur rentrée dans les 806 établissements publics et privés que compte l’enseignement général, technique et supérieur agricole.

Les consultations citoyennes, souhaitées par le président de la République et organisées dans plusieurs établissements d’enseignement agricole, ont notamment pour objectif de mobiliser les jeunes sur les enjeux européens et leur permettre d’exprimer ce qu’ils attendent de l’Europe.

Enseignement agricole et Europe
Les jeunes tournés vers l’Europe
L’enseignement agricole forme de futurs professionnels qui sont encouragés à partir à l’étranger au moins une fois au cours de leur scolarité afin d’apporter une dimension internationale à leur formation.
Pour l’année scolaire 2017-2018, sur 21 000 mobilités, 18 000 élèves, étudiants, apprentis, enseignants, personnels et stagiaires de la formation continue ont choisi l’Europe comme destination.
86 % des mobilités internationales de l’enseignement agricole sont à destination de l’Europe.

Les sections européennes
Elles offrent aux élèves de première et de terminale un enseignement linguistique renforcé avec tout ou partie du programme d’une discipline enseignée en langue étrangère. Ce dispositif se décline en trois langues (anglais, allemand et espagnol) en lycée général et technologique comme en lycée professionnel.
• 146 sections européennes au sein de 97 établissements.
• Une augmentation de +85 % du nombre de sections européennes depuis 2013.
• 1 000 candidats au baccalauréat inscrits à l’épreuve de section européenne en 2017.

Erasmus+ et l’enseignement agricole
Erasmus+ est un partenaire majeur pour la promotion et le financement de la mobilité dans l’enseignement agricole. Le public de cette instruction correspond à la cible des priorités actuelles et à venir d’Erasmus+, notamment la formation professionnelle et l’apprentissage.
• Le programme Erasmus+ finance les projets de l’enseignement agricole à hauteur de presque 10 millions d’euros (en 2015).
• L’enseignement agricole représente 1/4 des mobilités de la formation professionnelle financée par le programme Erasmus+.
• 2/3 des établissements de l’enseignement supérieur long agricole participent au programme Erasmus+.

Des parcours européens de formation
Des établissements s’organisent pour offrir aux étudiants des « parcours européens » dans lesquels une partie de la formation est réalisée dans un autre pays de l’Europe. Parmi les parcours disponibles, les masters Erasmus-Mundus (viticulture/œnologie, alimentation, développement rural) ou encore le double diplôme pour les BTSA production agricole et transformation agroalimentaire de Saint Lo There en partenariat avec le Bridgwater College, site de Cannington en Angleterre.

Une participation très active
L’enseignement agricole participe régulièrement à des événements sur l’Europe :
• concours agricoles des jeunes Européens au Salon international de l’agriculture ;
• prix Europe de l’enseignement agricole organisé par la Fondation Hippocrène en lien avec la Commission européenne ;
• accueil de fonctionnaires européens au sein des établissements par le biais du projet Back To School ;
• organisation des Erasmusdays ;
• consultations citoyennes sur l’Europe.

Un dispositif d’accompagnement
• Un réseau de 11 agents accompagne les établissements dans leurs partenariats et les projets de mobilité des élèves et étudiants.
• Cinq autres enseignants expérimentés sont chargés de promouvoir et de conseiller les établissements dans le montage de leur dossier de demande de financement Erasmus+.

Apprentissage et formation tout au long de la vie
• Apprentissage dans l’enseignement technique : l’apprentissage dans l’enseignement agricole représente près de 8 % des effectifs nationaux d’apprentis, soit presque autant que ceux de l’éducation nationale. Ainsi, on compte un apprenti pour deux jeunes en formation initiale scolaire. Cette voie de formation se caractérise par une insertion professionnelle rapide et élevée, favorisée par l’expérience professionnelle acquise par les apprentis au cours de leur parcours de formation en entreprise et en CFA.
• Une réforme pour transformer l’apprentissage et en faire une voie d’excellence : la rentrée 2018 sera la dernière rentrée avant l’entrée en vigueur des dispositions de la future loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
Les entreprises au cœur de la nouvelle gouvernance.
– L’apprentissage ouvert jusqu’à 30 ans.
– en système de financement plus simple, plus transparent, plus incitatif.
L’enseignement agricole dispose de nombreux atouts dans la réforme à venir, compte tenu de sa structuration et de son savoir-faire en matière de développement de formations correspondant aux besoins des entreprises. Par ailleurs dès l’automne 2018, un plan d’accompagnement des EPLEFPA sera déployé afin de faciliter l’appropriation de la réforme par tous les acteurs.
• Apprentissage dans l’enseignement supérieur : en 2017, les apprentis représentaient 14 % des effectifs en cycle diplômant d’ingénieur ou de paysagiste. La rentrée 2018 est marquée par l’ouverture à l’apprentissage de la formation d’ingénieur, spécialité agroalimentaire, de l’Institut national supérieur des sciences agronomiques, de l’alimentation et de l’environnement (Agrosup Dijon). Cela porte à 21 le nombre de cursus par apprentissage dans les écoles d’ingénieurs et de paysage relevant du ministère.
• Formation professionnelle continue : l’acquisition de compétences tout au long de la vie constitue un véritable levier pour l’adaptation des secteurs d’activité à leur évolution.
Le secteur agricole doit relever le défi de la transition agroécologique, tout en assurant une production de qualité et en permettant à ses acteurs, la meilleure répartition de la valeur, enjeu au centre des États généraux de l’alimentation.
L’enseignement agricole par le biais de la formation professionnelle continue participe à la diffusion des politiques agricoles publiques ainsi qu’à leur appropriation, en mettant en œuvre des formations à finalité de diplôme ou de professionnalisation, auprès des actifs et futurs actifs de son secteur.

Enseignement technique
Réforme du baccalauréat général et technologique
Elle entre en vigueur à la rentrée 2018 pour la seconde et pour les classes de première à la rentrée 2019 et concerne avant tout l’organisation des examens comprenant désormais 5 épreuves, dont une anticipée et un contrôle continu comptant pour 40 % pour l’obtention du diplôme.
• Des enseignements de spécialité complètent le socle de culture commune identique pour tous les élèves de la voie générale.
Dans les lycées agricoles seront proposés, en première : biologie-écologie, mathématiques et physique chimie. Les DRAAF fixeront, en concertation avec les établissements, les binômes de spécialité pour la terminale.
L’enseignement optionnel « écologie agronomie, territoire et développement durable » (EATDD) sera proposé en seconde. Il devient « agronomie-économie-territoires » en première et terminale.

En terminale, une dotation de trois heures est attribuée aux lycées pour la mise en œuvre d’un enseignement optionnel.
• La nouvelle architecture du baccalauréat technologique « sciences et technologies de l’agronomie et du vivant » préserve les spécificités de l’enseignement agricole.
Le référentiel de formation optera pour une organisation modulaire. Il comprendra de la pluridisciplinarité, des semaines de stages collectifs et individuels, de l’accompagnement personnalisé.
Les enseignements communs du baccalauréat technologique série STAV se distingueront de ceux des autres baccalauréats technologiques par la présence des technologies de l’informatique et du multimédia (TIM) et de l’éducation socioculturelle (ESC), la dotation horaire de cette discipline restant inchangée.
Enfin, les anciens « enseignements d’initiative locale » (EIL) seront transformés en enseignement de spécialité et déclinés en cinq domaines technologiques : aménagement, production, services, transformation, agroéquipement.

Rénovation du baccalauréat professionnel
Deux spécialités sont rénovées pour une première session d’examen en 2021 : « conduite de productions horticoles » et « aménagements paysagers ». Cette rénovation prend en compte de l’agroécologie et les évolutions des secteurs professionnels.
• « Conduite de productions horticoles » s’appuie sur des systèmes de production variés afin de comparer différents modes de production intégrant le développement durable.
• « Aménagements paysagers » prend en compte les préoccupations sociétales d’amélioration du cadre de vie, de préservation de la santé publique, de lutte contre le réchauffement climatique ainsi que les questions environnementales.

Plan d’action triennal pour le développement du numérique éducatif 2018-2020
• Objectifs du plan :
– développer la confiance numérique,
– inciter à développer des pratiques pédagogiques innovantes,
– participer à la lutte contre le décrochage.
• 5 axes de travail :
– diversification des situations d’apprentissage,
– développement et mise à disposition de ressources numériques,
– formation et accompagnement de la communauté éducative,
– interopérabilité des systèmes d’information au niveau interministériel,
– communication entre les acteurs.
Ce plan sera adapté au niveau de chaque région et de chaque établissement.

Enseignement supérieur
+20 % places supplémentaires à l’horizon 2024 dans l’enseignement supérieur
135 places supplémentaires (+5,5 %) ont été ouvertes dans le cadre de la session 2018 des concours d’accès aux écoles publiques d’agronomie, vétérinaires et de paysage relevant du ministère. Des places supplémentaires continueront à être offertes dans les années à venir aux étudiants de la vague démographique des années 2000. Les écoles d’ingénieurs privées sous contrat augmentent également leurs recrutements étudiants.
Les accès aux écoles publiques d’agronomie, vétérinaires et de paysage sont diversifiés. Outre la classe préparatoire « biologie, chimie, physique, chimie, sciences de la terre », dont 4 classes sont accueillies dans les lycées agricoles, les titulaires d’un BTSA peuvent devenir ingénieur agronome par apprentissage en accédant aux écoles par concours immédiatement après le BTSA (197 places au concours 2018 soit 31 places supplémentaires par rapport à 2017) ou devenir vétérinaire ou agronome en préparant le concours C dans une classe ATS-bio (56 places en 2018, 30 places supplémentaires dans les écoles nationales vétérinaires).
Le concours A-TB, qui s’adresse aux bacheliers technologiques après une classe préparatoire dispose de plus de 60 places à pourvoir chaque année.
Pour ceux qui se destinent à devenir « paysagistes concep concepteurs », les BTSA aménagements paysagers sont bienvenus à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles ou à Agro-Campus Ouest (Angers), en accès direct, par apprentissage, ou après une classe préparatoire ATS-paysage.

Parcoursup
882 formations de l’enseignement agricole sont accessibles via parcoursup, dont 98 % en BTSA-BTS. 42 % des formations concernent la voie de l’apprentissage. 104 729 vœux de lycéens vers les BTSA ont été enregistrés pour 20 206 places ouvertes.
• Création d’un champion mondial de l’enseignement supérieur : le rapprochement d’AgroCampus Ouest, d’AgroParisTech et de Montpellier SupAgro constitue le premier pas du renforcement de l’enseignement supérieur agronomique français. L’objectif de ce regroupement est de créer un champion mondial de l’enseignement supérieur agronomique permettant à la France de disposer d’un enseignement et d’une recherche agronomique fidèles à sa tradition d’excellence, nationale et internationale. Ce regroupement concerne dans un premier temps trois écoles agronomiques, à terme, à intégrer toutes les grandes écoles agronomiques publiques. Le nouvel établissement fédérera les écoles constitutives en respectant leur autonomie. Il devra être opérationnel au 1er janvier 2021 au terme d’un processus de concertation intégrant largement les personnels et les étudiants.

L’international
Engagements envers les homologues africains
Avec près de 70 partenariats actifs identifiés couvrant quasiment tous les pays d’Afrique subsaharienne couvrant des actions d’expertise, des jumelages d’établissements, des formations conjointes, de la formation de formateur et bien sûr des mobilités de stage et académiques, l’enseignement agricole est très actif et peut encore développer son action pour mettre en œuvre les orientations définies par le Président de la République lors de son discours de Ouagadougou.
Quatre engagements :
• accompagner de nouvelles réformes de la formation agricole et rurale en Afrique ;
• accroître la mobilité, y compris en BTSA ;
• viser des formations croisées voire des doubles diplômes ;
• accompagner les étudiants entrepreneurs.

Le Sénégal, premier partenaire de « recrutement mutualisé »
Afin d’augmenter le taux actuel d’étudiants étrangers recrutés en deuxième année, les directeurs des écoles d’ingénieurs membres d’Agreenium ont décidé de se coordonner afin d’assurer le recrutement mutualisé d’étudiants étrangers.
Cette initiative vise à :
• améliorer l’internationalisation des établissements et l’attractivité du modèle de formation d’ingénieur « à la française » ;
• favoriser la mobilité des étudiants français vers les pays partenaires choisis et
coconstruire avec ces partenaires étrangers des formations et le développement des doubles diplômes, compléteront, à terme, cette dynamique.
Bénéficiant d’un financement par le Budget Action internationale du ministère, une première mission a eu lieu au Sénégal (juin 2018), partenaire majeur en Afrique et premier pays partenaire de cette initiative. La rentrée 2019 verra ainsi arriver dans les écoles membres d’Agreenium la première promotion d’étudiants sénégalais bénéficiant de ce dispositif.

 Accompagner des étudiants entrepreneurs africains
Au sein de Montpellier SupAgro, Capp’OSud est une cellule de préincubation, alliant coaching, réseautage, appui scientifique, technique, méthodologique, pour tout projet entrepreneurial agroalimentaire, agricole ou environnemental dans les pays du Sud et principalement africains.
Quels que soient la nationalité ou le statut du porteur, étudiant ou diplômé, Capp’O Sud propose un accompagnement sur mesure, en relation avec ses partenaires et réseaux internationaux, les programmes d’appui à l’entrepreneuriat comme MeetAfrica et l’écosystème agronomique et entrepreneurial de Montpellier.

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