Yvelines : Actions pour la scolarité

Yvelines : Actions pour la scolarité

La direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) est un service déconcentré de l’État qui a pour mission de faire appliquer et d’adapter au niveau départemental les objectifs nationaux de la politique éducative. Retour sur les actions menées pour la scolarité dans les Yvelines.

Soutenir les élèves dans leur travail personnel
• Le programme « Devoirs faits »
Le programme « Devoirs faits » s’adresse à des élèves volontaires. Ils bénéficient d’une aide appropriée à leurs besoins, au sein du collège, lors d’un temps dédié, en dehors du temps de classe. Les parents sont associés à ce dispositif, qui contribue à les rapprocher de l’école. Il est mis en place dans tous les collèges depuis l’automne 2017. En moyenne, deux heures hebdomadaires sont proposées aux élèves, par groupe de 10. Un coordonnateur par établissement a été choisi et formé pour harmoniser, viser les actions et la réflexion sur le travail personnel de l’élève. Au cours de l’année scolaire 2017-2018, 22 % des collégiens, soit près de 14 000 élèves, en ont bénéficié. Pour l’année 2018-2019, un élève sur deux devrait en bénéficier. Si près de 300 personnes encadraient le programme à la rentrée 2017, ils sont plus de 350 à la rentrée scolaire 2018. Les enseignants sont les principaux acteurs du dispositif (ils représentent 70 % des intervenants), suivis par les assistants d’éducation. Sept établissements ont fait appel à des associations pour enrichir le dispositif en 2017-2018, vingt- et-un ont établi un partenariat pour 2018-2019.
• Les stages de réussite
Instaurés en 2008, à l’origine appelés stages de remise à niveau, ils étaient destinés aux élèves de CM1 et CM2 rencontrant des difficultés en mathématiques et en français. Ce dispositif a été élargi en 2011 aux élèves de CE1. Ces stages de réussite sont désormais destinés aux élèves de CM1 et CM2 qui rencontrent des difficultés en français ou en mathématiques, ainsi qu’aux élèves de 3e (entrants ou sortants). D’une durée de 15 heures, ils se déroulent sur deux ou trois périodes : une semaine durant les vacances de printemps, la première semaine de juillet et la dernière du mois d’août, à raison de 3 heures quotidiennes. Ils sont assurés par des enseignants volontaires, par groupes de 5 ou 6 élèves et ont lieu dans des réseaux d’école ou dans des collèges. Ain de renforcer la liai-son école/collège, chaque fois que cela est possible, les stages offerts aux élèves de CM2 ont lieu dans les locaux du collège de secteur, comme les stages de réussite dédiés aux élèves de 3e.
— Pour le mois d’avril 2018: 160 écoles ont accueilli un stage sur les 535 écoles élémentaires que compte le départe-ment, 1 468 élèves de CM1 étaient concernés (soit 8,8 % des élèves scolarisés en CM1), 1 537 élèves de CM2 étaient concernés (soit 9,3 % des élèves scolarisés en CM2);
— Stages de 3e : 9 stages ont été réalisés durant les vacances de printemps, mobilisant 9 enseignants et 89 élèves ; 28 stages ont été organisés la dernière semaine d’août, mobilisant 28 enseignants et 226 élèves.
• Les évaluations des élèves
Les évaluations nationales CP et CE1 s’adressent à tous les élèves. Elles répondent à trois objectifs :
— donner des repères aux enseignants pour aider efficacement les élèves à progresser;
— permettre aux inspecteurs de l’éducation nationale de fonder le renforcement de leur pilotage pédagogique sur une analyse instrumentée ;
— ajuster la formation des enseignants et des formateurs pour répondre aux besoins de chaque élève.
Les évaluations CP se déroulent en début et en milieu d’année scolaire. Dans la seconde quinzaine de septembre 2018, elles permettent d’identifier les besoins des élèves et de compléter le bilan des acquis de fin de grande section. L’accent est mis sur la connaissance des lettres, la manipulation des syllabes et des phonèmes et sur la com-préhension de la langue orale. En mathématiques, les élèves sont évalués sur l’étude et l’utilisation des nombres jusqu’à 10. Une seconde évaluation à mi-parcours, entre février et mars 2019, mesurera les progrès et permettra d’adapter les enseignements en fonction de nouveaux besoins identifiés. Des outils à destination des enseignants pro-posent des pistes d’analyse des résultats des élèves et des réponses pédagogiques. Les évaluations CE1 s’inscrivent dans la même perspective, afin d’assurer le suivi des progrès des élèves et la continuité des apprentissages au cycle 2.
Afin de permettre aux équipes pédagogiques de pouvoir définir le profil et les besoins de chacun, tous les élèves de sixième des collèges publics et privés sous contrat seront également évalués entre le 1er et le 19 octobre en français et en mathématiques. Ces évaluations se dérouleront en ligne et donneront lieu à un bilan individuel de chaque élève, sur la base de 4 degrés de maîtrise des compétences évaluées. Ce bilan sera communiqué aux familles. Les résultats de ces évaluations seront analysés en conseil école/collège et serviront de base pour conduire, dans chaque établissement, l’accompagnement personnalisé et l’opération « devoirs faits », afin d’aider chacun au plus près de ses besoins.

Enseigner avec le numérique
• Dans le premier et le second degré
Depuis le lancement du plan numérique pour l’Éducation de 2015, la DSDEN poursuit son investissement auprès des écoles, des collèges et des lycées grâce à une mobilisation coordonnée des différents partenaires que sont le Conseil Départemental, le Syndicat mixte ouvert – Yvelines Numériques, les collectivités territoriales et l’Atelier Canopé, avec le soutien de la Délégation académique au numérique éducatif (DANE). Les différents acteurs recherchent un développement harmonieux et efficace des usages, des ressources, des équipements, des infrastructures. Les enseignants s’emparent des outils numériques, renouvellent leurs pratiques pédagogiques, rénovent leurs modes d’évaluation et repensent leurs connaissances didactiques. Cette réflexion les a conduits à revoir l’organisation spatiale de leur classe, à repenser le temps des apprentissages. Une dynamique collective de formation-action et de coopération s’organise maintenant autour de projets et d’expérimentations innovants sur tout le territoire. Les élèves, eux, apprennent à exercer leur citoyenneté et à raisonner avec les outils numériques, à gérer des projets, planifier leurs actions, mobiliser leur attention, prendre des décisions, autant de compétences qui, progressivement, développent leur autonomie.
• Appel à projets pour le Plan numérique
En 2017, 19 collectivités ont répondu aux appels à projets du plan d’équipement national qui vise à équiper en tablettes les écoles dépendant d’un collège numérique. Les enseignants des écoles concernées ont été formés en priorité afin d’intégrer ces nouveaux outils dans leur démarche pédagogique.
• Utilisation de tablettes en classe de CP 100 % Réussite
En février dernier, 10 « classes mobiles de tablettes numériques » ont été mises à disposition des enseignants en classes de CP « 100 % réussite » à Poissy, Mantes-la-Jolie, Les Mureaux et Trappes.
Ces tablettes sont équipées d’applications destinées à améliorer les compétences des élèves de CP en lecture, écriture, mathématiques et dans d’autres domaines d’apprentissage plus transversaux. De la m me façon, ces enseignants seront formés aux usages des applications disponibles sur les tablettes par les référents numériques départementaux.
• Les Ambassadeurs du numérique
Au cours de l’année scolaire 2017-2018, de nouveaux enseignants ont été dotés d’un kit Ambassadeur du numérique (une tablette, un visualiseur et un vidéo-projecteur). 140 kits sont ainsi déployés dans les écoles. Des ressources sont à disposition de ces ambassadeurs du numérique ainsi que des enseignants souhaitant découvrir des applications, des services en ligne.
• Les tablettes dans les collèges
À titre expérimental, le conseil départemental a doté individuellement 7 500 collégiens et leurs enseignants de tablettes numériques, réparties au sein de 18 collèges. A la rentrée 2018, ce seront 1 100 tablettes qui seront ainsi déployées, au service d’enseignements enrichis et innovants. • Les appels à projets pédagogiques En complément des dotations liées au renouvellement du parc informatique, le conseil départemental lance chaque année au printemps un appel à projets afin d’accompagner les collèges dans la réalisation de projets pédagogiques nécessitant du matériel numérique spécifique (imprimante 3D, tablettes, robots, visualiseurs, webTV, Web-radio…). Les projets sont analysés par une commission composée de la Direction de l’Éducation et de la Jeunesse, de la Délégation académique au numérique (DANE) et d’Yvelines Numériques. En 2017, ce sont 142 projets qui ont été présentés et 79 retenus ; en 2018, 108 l’ont été parmi 137.
• Robotyc
Initié en 2016 par le conseil départemental et mis en œuvre par Yvelines Numérique avec le partenariat de la DANE et de Canopé, le concours Robotyc permet aux collégiens de quatrième et troisième d’explorer la programmation, le codage, les sciences, la gestion de projet… Accompagnés par leurs professeurs et des élèves ingénieurs (ESTACA, ISTY, IUT de Mantes), ils élaborent, créent et programment leur propre robot avec des Legos MindStormè. En 2018-2019, 10 collèges, dont 2 dispositifs Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire), 2 SEGPA (Section d’enseignement général et professionnel adapté), en partenariat avec un lycée du Togo dans le cadre de la coopération internationale, relèvent le défi du robot batelier.

Accompagner les élèves vers leur avenir
• Le parcours Avenir
Le parcours Avenir s’adresse à tous les élèves, de la classe de 6e à la classe de terminale du lycée général, technologique et professionnel. Il doit permettre à chaque élève :
— de découvrir le monde économique et professionnel;
— de développer son sens de l’engage-ment et de l’initiative ;
— d’élaborer son projet d’orientation scolaire et professionnelle.
Pour y répondre dans les Yvelines, nos partenaires (associations, fondations, entreprises et autres organisations) aident à préparer ces rencontres professionnelles nécessaires : elles permettent à nos élèves et aux enseignants, de découvrir les métiers et les formations de notre territoire, en facilitant l’accès aux stages, à l’apprentissage, aux visites d’entreprises et aux interventions en classe de professionnels.
• La relation École-Entreprises
Lorsqu’un établissement scolaire souhaite développer des actions en lien avec le monde de l’entreprise ou lorsqu’une entreprise souhaite faire connaître ses métiers aux jeunes et aux enseignants, ils peuvent faire appel à l’équipe Relations École-Entreprises, qui comporte une Chargée de mission (Éducation nationale) et deux Ingénieures pour l’École déléguées par les entreprises Air France et Ariane Group auprès du Recto-rat de Versailles. L’équipe mettra à dis-position son expérience et ses contacts pour l’élaboration et la mise en place de projets en établissement.
Près de 20 630 personnes ont bénéficié d’actions menées par la relation École-Entreprises (+95 %). Ces chiffres exceptionnels résultent d’actions coordonnées et co-organisées par les différents acteurs du département : Conseil Départemental, Directe, Communautés d’Agglomération… Ce travail partenarial rend les actions plus visibles et touche, chaque année, de plus en plus de publics. Cette tendance tend à se développer: une mutualisation des idées et des énergies permet également une diminution des coûts de réalisation des événements.
• Les stages des 3e en REP+, élargis aux lycées
Que ce soit pour leur orientation ou pour leur formation, tous les collégiens, lycéens professionnels, apprentis et étudiants des sections de techniciens supérieurs sont appelés à réaliser des périodes d’observation ou des stages en milieu professionnel. Pour surmonter les inégalités territoriales et sociales, les méthodes de travail doivent évoluer : ainsi, des pôles de stages se mettent en place dans les académies, visant l’accompagnement des élèves dans la recherche de lieux de stages et de périodes en milieu professionnel. Ces pôles de stage ne se substituent pas à l’implication des équipes éducatives dans l’aide à apporter à leurs élèves, étudiants et apprentis, mais la Relation École-Entreprises aide à trouver des solutions, en mobilisant ses partenaires professionnels et associatifs.
Pour l’académie de Versailles, les pôles de stage concernent, dans un ler temps, les établissements relevant de l’éducation prioritaire et, par extension, les bassins comportant au moins un établisse-ment en REP+. Pour les lycées, les pôles de stage sont organisés pour répondre aux besoins identifiés sur des spécialités professionnelles telles que la santé et soin à la personne, la vente, la filière bois, la maintenance industrielle, la restauration collective, l’habitat social et la filière de la propreté.
L’équipe Relations École-Entreprises est à disposition des chefs d’établissements ou des enseignants qui en font la demande pour activer les réseaux nécessaires à la réussite de tous.

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