Les chiffres de l’extérieur

Les chiffres de l’extérieur

Les données du commerce extérieur du 1er semestre 2018 ont été publiés par les Douanes (pour les échanges de biens) et la Banque de France (pour les échanges de services). Détail.

Après la dynamique forte des exportations de biens enregistrée au 2nd semestre 2017, le déficit commercial se creuse au 1er semestre 2018 : le solde des biens et services enregistre un déficit de 13,6Md€ (8,9Md€ au second semestre 2017), le solde des biens au sens des Douanes affichant un déficit de 33,5 Md€ après 29,6 Md€ au semestre précédent. Le négoce international et les services affichent quant à eux des excédents respectifs de 5,6 Md€ (après 5,5Md€) et de 12,8 Md€ (après 13,6Md€).
Cette dégradation reflète principalement l’augmentation de la facture énergétique – qui représente près de 60 % du déficit de notre balance commerciale, en lien notamment avec la hausse du prix du pétrole, et des importations automobiles, tandis que l’excédent aéronautique se renforce.
Ce constat ne doit pas cacher des résultats encourageants pour la France. Sur un an, le déficit des biens et services est stable (13,6 Md€ comme au premier semestre 2017), grâce à la diminution du déficit des biens (33,5 Md€ contre 34,1 Md€ un an plus tôt), en raison d’une poussée des exportations plus forte que celle des importations (+4,4 % contre +3,6 %). Bénéficiant de cette dynamique des exportations, le secteur agroalimentaire notamment voit son solde se redresser. Enfin, en phase de reprise économique, il est habituel que l’amélioration du solde commercial ne soit pas immédiate, du fait de la hausse des importations induite par le rebond de la demande intérieure (consommation des ménages et investissement des entreprises).
L’amélioration des performances à l’export est l’un des objectifs de la politique du gouvernement. En parallèle de la politique de redressement économique menée par le gouvernement, la réforme du dispositif d’accompagnement à l’export est en bonne voie. Business France travaille à des partenariats avec les régions et les chambres régionales de commerce et d’industrie, dont certains ont déjà été signés (Paca, Bourgogne-Franche-Comté, Hauts-de-France), qui vont permettre d’intégrer les réseaux et d’accompagner un nombre plus important d’entreprises. Le travail sur la structuration des filières industrielles et agricoles progresse aussi, conjointement avec les ministères de l’Économie et des Finances et de l’Agriculture et de l’Alimentation. Le dispositif d’accompagnement sera plus particulièrement mobilisé pour permettre aux entreprises de bénéficier des opportunités ouvertes par les accords de commerce, notamment avec le Canada et le Japon.

 Synthèse
Le déficit commercial se dégrade au 1er semestre mais les exportations augmentent par rapport à l’an dernier
• Solde des échanges de biens & services au premier semestre 2018 : -13,6 Md€
Le déficit des échanges de biens et services s’élève à 13,6 Md€ ; le déficit des échanges de biens à 33,5 Md€. La facture énergétique s’est alourdie, notamment sous l’effet de la remontée du prix du pétrole.
• Croissance des exportations de biens entre le 1er semestre 2017 et le 1er semestre 2018 : +4,4 %
Les exportations sont dynamiques en 2018, en particulier dans l’industrie navale, les biens d’équipement et le textile. Sur un an, le déficit des biens et services est stable.
• Balance des services au 1er semestre 2018 : +12,8 Md€
L’excédent des services recule au 1er semestre 2018.
• Solde courant en % du produit intérieur brut en 2017 : -0,6 %
Le solde courant, qui mesure le besoin de financement extérieur de la France, reste relativement proche de l’équilibre (-13,1 Md€ soit -0,6 % du PIB en 2017).

 La compétitivité de la France a progressé, ses parts de marché sont stables
• Amélioration de la compétitivité-coût depuis début 2014 par rapport à l’OCDE
Les mesures de réduction des cotisations sociales ont permis une amélioration de la compétitivité à l’exportation permettant aux entreprises de dégager des marges supplémentaires.
• Part de marché de la France dans le commerce mondial (biens et services) : 3,4 %
La part de la France dans les exportations mondiales est stable depuis 2011, alors qu’elle baissait continûment depuis le début des années 1990. Part de marché sur les biens : 3,1 %.

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