L’Europe des jardins : fleurs à l’unisson

L’Europe des jardins : fleurs à l’unisson

La 16e édition des Rendez-vous aux jardins se tiendra du 1er au 3 juin 2018 sur le thème L’Europe des jardins.

Les Rendez-vous aux jardins s’inscrivent dans le cadre de l’Année européenne du patrimoine culturel 2018 et se dérouleront pour la première fois en Allemagne, Belgique (Wallonie), Croatie, Espagne, Estonie, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Suisse.

Un nouveau contexte européen
De nombreuses animations en lien avec le thème seront proposées à tous les publics, néophytes ou initiés ; certaines seront mises en place dès le vendredi à l’intention des scolaires. Cette journée leur sera une nouvelle fois spécialement dédiée. Tout au long du week-end, visites guidées, conférences, rencontres avec les propriétaires, les jardiniers, démonstrations, concerts, spectacles, expositions, ouvertures nocturnes et bien d’autres réjouissances permettront de (re)découvrir les jardins, historiques et contemporains, privés et publics.
Ce nouveau contexte européen offrira l’opportunité de décliner l’art des jardins sous différentes approches par exemple : la création de jardins à l’italienne, à la française ou encore à l’anglaise, la circulation des plantes ornementales sur l’ensemble du continent ou encore les échanges de savoir-faire.
À cette occasion, l’ouverture de jardins frontaliers et d’un jardin transfrontalier sera également favorisée, notamment avec les régions limitrophes de la Belgique, du Luxembourg, de la Suisse, de l’Italie et de l’Espagne
« Rendez-vous aux jardins » a pour objectif d’inviter le public le plus large possible à visiter les parcs et jardins et à l’informer sur les actions mises en œuvre pour protéger, entretenir, restaurer, créer des jardins, former des jardiniers, des jardiniers d’art, des paysagistes.

L’Europe des jardins
Le thème des Rendez-vous aux jardins retenu cette année, « L’Europe des jardins » résonne particulièrement en cette année 2018 proclamée « Année européenne du patrimoine culturel » par le Parlement européen et le Conseil de l’Europe.
Les jardins ont toujours été au cœur du patrimoine partagé par les Européens. Depuis la Renaissance, les traités d’art des jardins, les plans, les modèles de parterres, les gravures et autres images circulent dans toute l’Europe. Les traités sont traduits dans de nombreuses langues et réédités fréquemment. Comme le montre le poème de Jacques Delille, « Les Jardins ou l’Art d’embellir les paysages » traduit en polonais, russe, portugais, espagnol, allemand, anglais, italien, et néerlandais, la renommée et la célébrité de cet ouvrage dépassèrent largement les frontières de la France.
Au XVIIIe siècle, comme les architectes ou les peintres, les créateurs de jardins et les jardiniers exécutaient leur « Grand Tour ». Ils voyageaient d’Angleterre en Grèce, jusqu’en Turquie, en passant par la France, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie pour visiter les monuments antiques ou baroques et les jardins des grandes demeures royales ou princières, et échanger savoirs et savoir-faire.
Les botanistes conduisent des missions dans le monde entier et échangent leur matériel végétal et leurs observations. Le Suédois Carl von Linné entretient des correspondances avec les Néerlandais Gronovius, Clifford et Boerhaave, l’AnglaisPhilip Miller, l’Autrichien Scopoli, l’impératrice Catherine II de Russie et les Français Bernard de Jussieu, Philibert Commerson et Claude Richard. Aujourd’hui encore botanistes et herbiers participent à des réseaux européens et mondiaux. Le XIXe siècle est considéré comme l’âge d’or de l’horticulture en Europe, de nombreux établissements horticoles fleurissent et prospèrent. Les catalogues de plantes sont multilingues pour répondre à un goût accru pour les végétaux. Ce phénomène esquisse le passage de la botanique scientifique à la botanique capitaliste, telle une industrie qui se répand à travers l’Europe. Certains réseaux professionnels comme celui des paysagistes ont vu le jour en Europe. En 1948, à l’initiative de paysagistes britanniques, la première organisation professionnelle internationale des paysagistes, l’IFLA (International Federation of Landscape architects) est créée. Jardiniers et concepteurs de jardins bâtirent cette organisation avec la conscience d’une vocation commune et d’une vision à défendre. La construction d’une Europe des jardins passe aussi par ces voyages d’études de jardins dans toute l’Europe, par la découverte de leur diversité et l’identification de leurs points communs.
Les échanges de jardiniers et des partages de savoir-faire jardiniers entre nos différents pays participent à une meilleure connaissance des pratiques et des savoirs. Apprendre à planter un mixed-border en Angleterre, à créer une mosaïculture en Allemagne, à tailler des palissades en Espagne, à piqueter un parterre de broderies ou à cultiver des plantes en caisse en France et à accompagner et conserver un jardin ancien en Italie pourraient être le socle commun des jardiniers européens.
Le développement du tourisme a beaucoup œuvré pour l’Europe des jardins. Des réseaux touristiques comme EGHN (European Garden Heritage Network) mettent en réseau, depuis une quinzaine d’années, près de 200 parcs et jardins dans 14 pays d’Europe grâce à des routes régionales. Un site Internet quadrilingue, la transmission de newsletters électroniques, la programmation d’expositions, l’édition et la diffusion de brochures, l’organisation de conférences sur l’art et la gestion des jardins et l’attribution de prix (jardin historique, jardin contemporain, évènements de jardin, etc.) rend ce réseau vivant. Des « jardins à l’italienne », « jardins à la française », « jardins à l’anglaise » ou « jardins hispano-mauresques » ont été aménagés sur l’ensemble du continent européen et inspirent toujours les créateurs contemporains.
• Exemple, en Ile-de-France, de programmes qui fêtent l’Europe : Paris Chapelle expiatoire 29 rue Pasquier 75008. La Chapelle expiatoire, élevée en 1816 à la mémoire de Louis XVI et de Marie-Antoinette, occupe l’emplacement d’un ancien jardin, devenu cimetière au XVIIIesiècle : le cimetière de la Madeleine, qui accueille les corps de plusieurs centaines de morts sous la Révolution, y compris des Suisses, Allemands, Anglais. Animations : Visite thématique « La Chapelle expiatoire et ses jardins : histoire d’un jardin, mémoire de l’Europe ».

Chapelle Expiatoire à Paris, square Louis XVI.

Nouveautés de l’édition 2018
De nouveaux jardins participent pour la première fois à la manifestation, ou à titre exceptionnel. D’autres proposent de belles aventures pour tous les publics. Entre ateliers inventifs, partages de savoir-faire et de connaissances, visites et conférences instructives, expositions d’œuvres et d’ouvrages d’art, concerts et spectacles, parcours ludiques ou sportifs, ou tout simplement saveurs et pique-niques à partager… Ces nouveautés illustrent parfaitement la richesse et la diversité du patrimoine vert en France et la passion de ceux qui l’animent.
Exemples :
• Paris Parc de la Villette – Jardins en Folies 211, avenue Jean-Jaurès 75019. www.villette.com
Jardin public
• Paris Jardin-forêt de la Bibliothèque nationale de France : le site François-Mitterrand quai François Mauriac 75 013.
http://www.bnf.fr
Jardin privé
Animations : Visite libre ou commentée.
Une centaine de grands pins sylvestres adultes constituent la particularité du jardin forêt de la BNF – François Mitterrand, habituellement fermé au public et qui a été réalisé en 1995 dans une excavation de roche calcaire. Charmes, chênes, bouleaux complètent et renforcent, avec les plantations de sous-bois et les espèces spontanées, l’évocation forestière.

L’Année européenne du patrimoine culturel 2018
L’Année européenne du patrimoine culturel 2018 est une initiative coordonnée par la Commission européenne et aujourd’hui mise en œuvre dans une trentaine de pays européens. En France, la richesse du projet tient en particulier au traitement
pluridimensionnel de la notion de patrimoine : industriel, archéologique, immatériel, cinématographique, audiovisuel, création artistique, musical, etc.
Vaste campagne d’information et de sensibilisation à la richesse du patrimoine, l’Année européenne du patrimoine culturel 2018 vise à promouvoir un maillage d’évènements et de projets labellisés dont le point commun réside dans une ambition de découverte et de médiation, de dynamisme économique, de cohésion sociale et environnementale du patrimoine tant à l’échelon national qu’à l’échelon européen. Tous les publics et tous les territoires sont concernés : étudiants et universitaires, grand public et scolaires, centres et périphéries, villes et milieux ruraux.
L’obtention du label résulte d’un processus décisionnel propre à chaque pays. En France, la procédure de labellisation est placée auprès des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et coordonnée par la direction générale des Patrimoines.
La période de labellisation s’étend jusqu’au 31 décembre 2018. Le label peut donc être octroyé tout au long de cette année.
Le site internet patrimoineeurope2018.fr présente l’ensemble de l’opération en France et dans les autres pays. Il regroupe les différents évènements labellisés grâce à une carte interactive et valorise des projets ou des réseaux d’excellence dans les domaines du patrimoine. Tous ces projets, évènements et manifestations sont l’occasion de promouvoir le travail de l’ensemble des acteurs du patrimoine à l’échelle des territoires (collectivités, professionnels, tissu associatif, structures universitaires ou de recherche, etc.).
Des partenariats permettent de sensibiliser un public très large : la chaîne de télévision ARTE pour la diffusion de documentaires patrimoniaux, « Toute l’Europe ! », site internet référent pour les questions attenantes à l’Union européenne et le Relais Culture Europe, guichet unique d’information sur les financements européens ouverts à la culture. Ces partenariats permettent de donner une coloration européenne aux évènements patrimoniaux et une coloration patrimoniale aux évènements européens (Fête de l’Europe, journée européenne des langues, semaine européenne de la formation professionnelle, Erasmus days…).
Enfin, un feuilleton patrimonial hebdomadaire est diffusé sur les réseaux sociaux en fin de semaine par le ministère de la Culture, tout au long de l’année 2018 pour des idées de sortie, le week-end, partout en France.
Pays en Europe participant à Rendez-vous aux jardins : Allemagne, Belgique (Wallonie), Croatie, Espagne, Estonie, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Suisse

Nouveautés de l’édition 2018
De nouveaux jardins participent pour la première fois à la manifestation, ou à titre exceptionnel. D’autres proposent de belles aventures pour tous les publics. Entre ateliers inventifs, partages de savoir-faire et de connaissances, visites et conférences instructives, expositions d’œuvres et d’ouvrages d’art, concerts et spectacles, parcours ludiques ou sportifs, ou tout simplement saveurs et pique-niques à partager… Ces nouveautés illustrent parfaitement la richesse et la diversité du patrimoine vert en France et la passion de ceux qui l’animent.
Exemples :
• Paris Parc de la Villette – Jardins en Folies 211, avenue Jean-Jaurès 75019.
• Paris Jardin-forêt de la Bibliothèque nationale de France : le site François-Mitterrand quai François Mauriac 75 013. Animations : Visite libre ou commentée. Une centaine de grands pins sylvestres adultes constituent la particularité du jardin forêt de la BNF – François Mitterrand, habituellement fermé au public et qui a été réalisé en 1995 dans une excavation de roche calcaire. Charmes, chênes, bouleaux complètent et renforcent, avec les plantations de sous-bois et les espèces spontanées, l’évocation forestière.

L’Année européenne du patrimoine culturel 2018
L’Année européenne du patrimoine culturel 2018 est une initiative coordonnée par la Commission européenne et aujourd’hui mise en œuvre dans une trentaine de pays européens. En France, la richesse du projet tient en particulier au traitement
pluridimensionnel de la notion de patrimoine : industriel, archéologique, immatériel, cinématographique, audiovisuel, création artistique, musical, etc.
Vaste campagne d’information et de sensibilisation à la richesse du patrimoine, l’Année européenne du patrimoine culturel 2018 vise à promouvoir un maillage d’évènements et de projets labellisés dont le point commun réside dans une ambition de découverte et de médiation, de dynamisme économique, de cohésion sociale et environnementale du patrimoine tant à l’échelon national qu’à l’échelon européen. Tous les publics et tous les territoires sont concernés : étudiants et universitaires, grand public et scolaires, centres et périphéries, villes et milieux ruraux.
L’obtention du label résulte d’un processus décisionnel propre à chaque pays. En France, la procédure de labellisation est placée auprès des directions régionales des affaires culturelles (DRAC) et coordonnée par la direction générale des Patrimoines.
La période de labellisation s’étend jusqu’au 31 décembre 2018. Le label peut donc être octroyé tout au long de cette année.
Le site internet patrimoineeurope2018.fr présente l’ensemble de l’opération en France et dans les autres pays. Il regroupe les différents évènements labellisés grâce à une carte interactive et valorise des projets ou des réseaux d’excellence dans les domaines du patrimoine. Tous ces projets, évènements et manifestations sont l’occasion de promouvoir le travail de l’ensemble des acteurs du patrimoine à l’échelle des territoires (collectivités, professionnels, tissu associatif, structures universitaires ou de recherche, etc.).
Des partenariats permettent de sensibiliser un public très large : la chaîne de télévision ARTE pour la diffusion de documentaires patrimoniaux, « Toute l’Europe ! », site internet référent pour les questions attenantes à l’Union européenne et le Relais Culture Europe, guichet unique d’information sur les financements européens ouverts à la culture. Ces partenariats permettent de donner une coloration européenne aux évènements patrimoniaux et une coloration patrimoniale aux évènements européens (Fête de l’Europe, journée européenne des langues, semaine européenne de la formation professionnelle, Erasmus days…).
Enfin, un feuilleton patrimonial hebdomadaire est diffusé sur les réseaux sociaux en fin de semaine par le ministère de la Culture, tout au long de l’année 2018 pour des idées de sortie, le week-end, partout en France.
• Pays en Europe participant à Rendez-vous aux jardins : Allemagne, Belgique (Wallonie), Croatie, Espagne, Estonie, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Suisse

L’Europe des herbiers
L’Europe des herbiers, un patrimoine en partage : une exposition du 23 mai au 15 juin 2018 Hall du ministère de la Culture Site des Bons-Enfants 182 rue St Honoré, Paris 1er.
Dans le cadre des Rendez-vous aux jardins et de l’Année européenne du patrimoine culturel, le ministère de la Culture et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) dévoilent quelques-uns des plus beaux spécimens de l’Herbier national.
La collection de l’Herbier national comprend plus de 8 millions de spécimens arrivés du monde entier au fil des siècles et des expéditions. Elle témoigne d’une exceptionnelle diversité tant par son volume que par sa valeur scientifique et historique. Présentée dans l’exposition, une quinzaine de planches d’herbiers collectées dans les jardins botaniques européens d’Allemagne, d’Italie, de Suisse, de France… atteste de la richesse des collections et rend hommage à la vitalité des échanges scientifiques en Europe. Ces collections de plantes sèches constituent une véritable mémoire de l’histoire et de la nature des jardins de l’époque. Un trésor aujourd’hui modernisé et numérisé accessible à tous sur : https://science.mnhn.fr
Des bornes interactives mises en place dans l’exposition permettent de consulter les quelque 6 millions de spécimens en ligne.
Un diaporama présente enfin un très bel herbier haut en couleur, celui de Léon Mercurin (1898-1994), amateur de botanique. Seul, entre 1925 et 1988, il accumule 2000 planches de plantes ; récoltées notamment dans le Var. Sur le plan artistique et didactique, les spécialistes considèrent qu’il a réalisé l’un des plus beaux herbiers du XXe siècle. Il a fait don au Muséum de plus de 1 200 échantillons de plantes.
• Ateliers pour les enfants : pour accompagner l’exposition, des ateliers à destination des 6-10 ans sont proposés du 28 mai au 1er juin aux scolaires et pour le week-end du 2 et 3 juin à tous les enfants. Ils sont conçus comme une initiation à la réalisation d’un herbier et au dessin d’observation. Un carnet de dessins sera remis à chaque participant ainsi qu’un sachet de graines à planter.
• Visite des jardins : cette exposition et ces ateliers sont complétés par une visite commentée du jardin du Ministère réalisé par le paysagiste Michel Desvigne, et du Jardin du Palais-Royal.

En Île-de-France
• Paris, Jardin de l’Hôtel de

Le jardin de Matignon est l’un des plus grands de la capitale.

Matignon : 36 rue de Babylone 75007. Avec ses 3 hectares, le jardin de Matignon est l’un des plus grands de la capitale. On doit sa réalisation à deux prestigieux architectes du paysage : d’abord Claude Desgot, neveu et collaborateur d’André Le Nôtre, puis en 1902, Achille Duchêne. Le jardin allie la symétrie du style français et des massifs touffus et variés à l’anglaise. Résidence du Premier ministre, comme le veut la tradition, Édouard
Philippe y a planté, le 28 novembre dernier, un pommier de variété « claque-pépin ».
• Paris Jardin du Domaine national du Palais-Royal : place du Palais-Royal 75001. Dessiné par Pierre Desgots et réalisé au cours de l’hiver 1635-1636, le jardin est transformé à partir de 1674 par Le Nôtre. Le bassin central, créé en 1824, est entouré de pelouses bordées de massifs fleuris redessinés par le paysagiste Mark Rudkin en 1992. Il conserve la structure XVIIIe composée de deux grands parterres et d’alignements d’arbres tout en restituant une diversité et une qualité florale et végétale.
• Paris Parc de La Villette — Jardins en Folies : 211, avenue Jean-Jaurès 75019. Composé de 26 folies et de jardins thématiques, le Parc de la Villette s’étend sur 55 hectares, de la porte de Pantin à la porte de la Villette. Le regard du promeneur découvre une suite de douze jardins thématiques délimités par des passerelles et, la nuit, par un pointillé lumineux. Aires de jeux, terrains plantés d’arbres, éléments sonores, ambiances aquatiques et espaces intimistes y sont propices à la réflexion.
• Saint-Cyr-Sur-Morin : jardin pédagogique du musée départemental de la Seine-et-Marne 2 rue des Archets 77750 Saint-Cyr-sur-Morin, Seine-et-Marne. Sur une parcelle de 1 000 m2, ce jardin ouvert au public depuis février 2018 constitue un précieux outil d’éducation à l’environnement pour petits et grands, avec un espace potager qui sert de lieu d’expérimentation sur les modes de culture, une zone plus sauvage délimitée par de grands arbres abritant des ruches, une vaste aire de détente sous un chêne centenaire.
• Vulaines-sur-Seine ; Musée départemental Stéphane Mallarmé : 4 promenade Mallarmé 77870 Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne. Situé dans la maison de villégiature du poète, face à la Seine et à la forêt de Fontainebleau, le beau jardin où Mallarmé aimait « faire leur toilette aux fleurs avant la sienne » contribue à l’agrément de ce lieu de mémoire.
• Saint-Germain-En-Laye, Chemins du Bleu au Jardin des Arts : rue Henri IV 78100 Saint-Germain-en-Laye, Yvelines. Ce jardin éphémère est soutenu par le programme européen Erasmus+, conçu par l’association « Paysage et patrimoine sans frontière » pour familiariser petits et grands à la création paysagère, en collaboration avec le Lycée Agricole et Horticole de Saint Germain-en-Laye-Chambourcy, le Pôle Environnement et la Mission locale de la ville de Saint-Germain-en-Laye.
• Maurecourt, Jardin Carpe Diem : 7 rue Deneufchâtel 78780 Maurecourt Yvelines.
• La Roche-Guyon : Potager du Château de La Roche-Guyon
1, rue de l’Audience 95 780 La Roche-Guyon, Val-d’Oise. Conforté par le Duc Alexandre de La Rochefoucauld à partir de 1736 sur l’emplacement d’un premier jardin, le dessin géométrique de ce potager-fruitier illustrait le mouvement physiocratique du siècle des Lumières et célébrait production vivrière et acclimatations. Restitué en 2004 à partir des tracés réguliers d’un plan de 1741, il fait aujourd’hui l’objet d’approches culturales conjuguant écologie, enracinement social et patrimoine. En 2007, G. Clément, A. Quenardel et E. Bouffé interviennent pour la mise en valeur de l’ensemble des espaces verts. Le potager-fruitier met en culture des variétés anciennes et diversifiées venant de différentes régions de France comme d’Europe.

L’Arboretum réunit des collections végétales uniques qui se sont ajoutées aux arbres centenaires.

• Châtenay-Malabry, Arboretum du Domaine départemental de la Vallée-aux-Loups : 102 rue de Chateaubriand 92290 Châtenay-Malabry, Hauts-de-Seine. L’Arboretum réunit des collections végétales uniques qui se sont ajoutées aux arbres centenaires. L’Arboretum réunit des collections végétales uniques qui se sont ajoutées aux arbres centenaires, pour certains introduits par l’auteur des Mémoires d’outre-tombe au retour de ses voyages. L’Arboretum et son jardin à l’anglaise abritent de nombreuses plantes d’origine européenne ou bien introduites depuis des contrées lointaines, reflétant l’engouement pour l’exotisme dans les jardins d’Europe au XIXesiècle.
• Méréville, Domaine départemental de Méréville : 12 Rue Victor Hugo 91660 Méréville, Essonne. Le domaine de Méréville, propriété du Conseil Départemental de l’Essonne depuis 2000, est un jardin anglo-chinois créé à la fin du XVIIIesiècle, qui compte des écosystèmes variés.
• Courances, Parc du Château de Courances : 13 rue du Château 91490 Courances, Essonne. Courances tiendrait son nom du nombre de ses eaux courantes : 14 sources jaillissent de la terre et deviennent 17 pièces d’eau. Ces jardins d’eau, qui entourent le château, sont à ce point remarquables qu’on les a longtemps crus dessinés par Le Nôtre, alors qu’ils sont, en réalité, plus anciens d’un siècle. Le domaine de Courances, qui n’a jamais cessé d’être réinventé, renferme ainsi le jardin d’eau Renaissance le mieux conservé en France.

Les actions du ministère de la Culture
La politique en faveur des parcs et jardins est menée par le ministère de la Culture, direction générale des patrimoines, et mise en œuvre par les directions régionales des affaires culturelles.
Les grands axes sont la protection et la restauration des jardins historiques ; l’attribution et la valorisation du label « Jardin remarquable » ; la mise en place de plan de gestion, la création de jardins et le soutien aux paysagistes (Albums des jeunes architectes et paysagistes) et la formation des professionnels.
Pour faire connaître ce patrimoine fragile au grand public, le ministère met en place des actions de sensibilisation, notamment avec l’opération des Rendez-vous aux jardins organisée chaque année le 1er week-end de juin depuis 16 ans.
• La protection des jardins historiques : les parcs et les jardins d’intérêt historique, artistique ou architectural peuvent bénéficier d’une protection au titre des monuments historiques en application du code du patrimoine (livre VI, titres I et II). Deux niveaux de protection existent : le classement ou l’inscription, le classement étant le plus haut niveau de protection. La direction régionale des affaires culturelles instruit les dossiers.
• La restauration et l’entretien : la conservation d’une œuvre appelée à vieillir puis à disparaître est particulièrement complexe pour le jardin constitué d’un matériau vivant, par essence évolutif comme l’indique la Charte de Florence (1981). À ce titre, sa sauvegarde doit relever de règles spécifiques. La charte préconise en conséquence de s’attacher à laisser subsister toutes les marques de son histoire. Si, souvent, une véritable restauration comportant des travaux lourds de remise en état est nécessaire, une reprise d’entretien progressif peut être la clef de voûte d’une conservation « dynamique ».
• L’attribution du label « Jardin remarquable » : le label « Jardin remarquable » a été mis en place en 2004 afin de valoriser les parcs et jardins ouverts au public présentant un grand intérêt sur le plan de l’histoire, de l’esthétique ou encore de la botanique, cet intérêt se doublant d’un entretien exemplaire, mais respectueux de l’environnement, ainsi que d’un accueil attentif du visiteur. On compte aujourd’hui 418 jardins labellisés dans toute la France, qui témoignent de la qualité, de la diversité et de la grande richesse de nos jardins. Ce label est accordé pour une durée de 5 ans. À la demande de leurs propriétaires, les jardins labellisés peuvent bénéficier d’une signalisation routes et autoroutes (arrêté publié le 13 mars 2008), selon le même processus que les édifices protégés au titre des monuments historiques.
• La formation : toute opération portant sur les jardins nécessite le recours à des professionnels qualifiés, aussi bien pour la conception spatiale et horticole des projets de restauration, que pour leur réalisation et leur maintenance. Des stages de formation spécifiques sont proposés à destination de différents publics (jardiniers de l’État, correspondants jardins, recenseurs des monuments historiques, architectes et techniciens des bâtiments de France, propriétaires ou gestionnaires de jardins, etc.).
• Les jardiniers d’art : les jardiniers de l’État entretiennent, préservent et mettent en valeur les jardins de l’État. Les jardiniers font partie des métiers d’art dans la spécialité végétale ; ils sont dénommés « jardiniers d’art ». On compte au total trois corps de jardiniers d’art, allant de l’agent technique au chef des travaux d’art, en passant par le technicien d’art. Ils relèvent tous de la fonction publique d’État et sont donc accessibles sur concours internes ou externes.
• Les Albums des jeunes architectes et paysagistes : avec le prix des Albums des jeunes architectes et paysagistes, décerné tous les deux ans à de jeunes professionnels, le ministère de la Culture souhaite affirmer son soutien à l’innovation architecturale et paysagère, sa volonté de promouvoir l’architecture et la qualité de la construction et du cadre de vie. Les lauréats sont sélectionnés pour la qualité de conception de leurs projets, pour leur capacité à répondre à des problématiques architecturales, paysagères ou urbaines d’actualité, ainsi que pour la singularité de leurs parcours. Ils font l’objet d’une campagne de valorisation conjointement mises en place par la direction générale des patrimoines du ministère et la Cité de l’architecture et du patrimoine, l’objectif étant d’offrir un meilleur accès à la commande publique pour cette nouvelle génération.

Données chiffrées
• 618 jardins classés au titre des monuments historiques en 2018.
• 1 799 jardins inscrits au titre des monuments historiques en 2018.
• 418 jardins labellisés Jardin remarquable en 2018.
• 618 jardins classés au titre des monuments historiques en 2018.
• 1 799 jardins inscrits au titre des monuments historiques en 2018.
• 418 jardins labellisés Jardin remarquable en 2018.
• Rendez-vous aux jardins 2018 : 2 500 parcs et jardins participants, en France et en Europe.
• Pour la première fois, 15 pays associés à l’édition 2018 : Allemagne, Belgique (Wallonie), Croatie, Espagne, Estonie, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Monaco, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Suisse.
• Et plus de 3 500 événements offerts aux visiteurs, dont 1 000 pour le jeune public
458 parcs et jardins participent pour la première fois 403 ouvertures exceptionnelles
338 jardins labellisés Jardin remarquable et 366 jardins classés ou inscrits au titre des monuments historiques, ouverts au public pour l’édition 2018.

 

 

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