Le Pinceau ivre de Lassaâd Metoui

Le Pinceau ivre de Lassaâd Metoui

Du 11 avril au 30 septembre prochain, l’Institut du monde arabe donne carte blanche à l’artiste franco-tunisien, Lassaâd Metoui.

Formé très jeune à la calligraphie, Lassaâd Metoui est devenu dans cette discipline traditionnelle un artiste majeur, tout en faisant évoluer son art de plasticien vers une modernité qui transcende les cultures. Il s’inspire tout autant de la peinture occidentale (de Matisse à Paul Klee ou à Soulages) que de l’art d’Extrême-Orient, notamment japonais.
Riche de 135 œuvres, l’exposition « Le Pinceau ivre » proposée par l’Institut du monde arabe offre au visiteur un magnifique parcours dans l’œuvre actuelle de Lassaâd Metoui. Ce beau panorama distribué en 4 séquences (« L’œil écoute », « La Genèse des formes », « La Passion de l’esthétisme », « L’Aventure du geste »), est significatif d’un art toujours empli d’allégresse, animé d’une sorte d’« ivresse poétique », curieux et admiratif des maîtres tant occidentaux qu’arabo-musulmans et tant d’hier que d’aujourd’hui.
Le travail de Lassaâd Metoui a une place légitime dans les espaces du musée, à la fois par la pratique que l’artiste a d’une calligraphie sans cesse repensée, et par le lien qu’il entretient avec le langage, grâce à sa complicité avec le linguiste et lexicographe Alain Rey.
Lassaâd Metoui, né à Gabès (Tunisie) en 1963, a été initié très tôt à la calligraphie. Son message artistique a emprunté plusieurs voies : des livres, où ses œuvres dialoguent avec des textes de poètes, d’essayistes, de philosophes : Khalil Gibran, Roumi, Victor Hugo, Andrée Chedid, Alain Rey… ; des expositions et des performances, permettant au public d’observer la genèse du geste et celle des formes – mémorables, celles de Nantes, Shanghai, Londres, au British Museum, Paris, à la Fondation Cartier ou à l’Institut du monde arabe. Ces trois formes de communication composent un message où les signes d’une très ancienne écriture conduisent aux émotions d’un art moderne, Occidental-Oriental, recourant aux formes primitives – feuilles, fleurs source de parfums – et aux œuvres peintes ou sculptées, qu’elles soient figuratives ou allusives — Delacroix, Matisse, Picasso, Giacometti — ou bien énergiquement abstraites — Hartung, Soulages.

Parallèlement, trois temps forts accompagneront l’exposition :
– une performance lors de la Nuit des Musées le 19 mai
– une rencontre avec Alain Rey au mois de juin
– une rencontre avec Yasmina Khadra au mois de septembre

Éditions :
• catalogue, Le Pinceau ivre, Lassaâd Metoui, par David Foenkinos, éditions Flammarion.
• Cahier d’exposition, Le pinceau ivre, par Alain Rey, éditions Gallimard.

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