Industrie : les filières stratégiques

Industrie : les filières stratégiques

Dix Comités stratégiques de filières viennent d’être validés par le Conseil national de l’industrie. Objectif : améliorer la compétitivité et l’attractivité de l’industrie en France. À la clef, la création de nombreux emplois.

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, a présidé fin février à Bercy le comité exécutif du Conseil national de l’industrie (CNI), dans la suite de la nouvelle impulsion donnée au CNI par Édouard Philippe, premier ministre, le 20 novembre dernier. Cette première réunion a notamment permis de valider une liste de 10 Comités stratégiques de filières (CSF) qui pourront démarrer dès à présent leurs travaux.
La mission du Conseil national de l’industrie est d’éclairer et de conseiller les pouvoirs publics sur la situation de l’industrie et des services à l’industrie en France, aux niveaux national et territorial et international, en intégrant les enjeux à l’export. Le premier ministre est le président du CNI et Philippe Varin son vice-présiden.
Le CNI réunit les entreprises et les représentants des salariés autour de thèmes stratégiques comme la formation, l’innovation, le financement des entreprises, l’économie circulaire ou encore le développement international.
Le CNI nouvelle formule, est dorénavant doté d’un Comité exécutif resserré ayant un rôle d’orientation et de pilotage des travaux. Ce comité a vocation à se réunir chaque trimestre.
La première réunion a été présidée le 26 février dernier par Bruno Le Maire. Elle a notamment permis :
• d’arrêter une nouvelle liste de 10 CSF, pour lesquels la prochaine étape sera l’élaboration du contrat de filière ;
• de réaliser un point d’étape sur des missions lancées lors de l’évènement du 20 novembre, notamment la mission « Une politique industrielle européenne forte » confiée à Frédéric Saint-Geours ;
• de lancer des travaux sur la fiscalité de production : le Gouvernement a pris en 2017 des mesures fiscales ambitieuses pour développer l’emploi et l’investissement : le CICE a été transformé en allègements de cotisations sociales pérennes, et une baisse importante du taux de l’impôt sur les sociétés a été décidée, à 25 % d’ici 2022, permettant de nous aligner sur nos principaux partenaires européens. D’ici fin mai 2018, un groupe de travail du CNI réalisera un état des lieux sur les impôts sur la production pour mesurer leur impact sur la compétitivité des entreprises ;
• de faire un point d’étape sur le plan d’actions « La French Fab », l’étendard de l’industrie française en mouvement qui recense déjà plus de 1 000 entreprises labellisées. Un objectif est d’accompagner 1 000 entreprises industrielles via l’accélérateur French Fab d’ici 1 an.
Pour Bruno Le Maire, « les filières industrielles doivent prendre leur destin en main. Avec la French Fab pour étendard, elles doivent relever les défis de la croissance, de l’innovation, de la formation, de l’export. L’État les y aidera. » Pour Philippe Varin, « la compétitivité n’est plus uniquement celle de l’entreprise, mais celle d’une filière dans son ensemble. Le CNI labellise 10 filières mobilisées autour de projets concrets dont la dynamique est pilotée par les industriels, et dont le but est d’améliorer la compétitivité et l’attractivité de l’industrie en France, et de créer des emplois qualifiés dans nos territoires. »

Un renforcement du rôle des filières
Le 20 novembre 2017, le premier ministre a donné une nouvelle impulsion au CNI et a souhaité renforcer le rôle des filières industrielles. Dans ce cadre, un audit des CSF a été décidé, l’objectif étant de proposer une nouvelle liste de CSF au Comité exécutif du CNI du 26 février 2018. Ces futurs CSF devront disposer d’une gouvernance représentative de la filière et proposer un plan d’actions sur un nombre limité de projets structurants à forts enjeux.
La Direction générale des entreprises a piloté cet audit en relation étroite avec France Industrie et en associant les services des autres ministères concernés. Un questionnaire a été adressé à chaque vice-président de CSF, portant sur la présentation de la filière (chiffres clés, gouvernance, enjeux), sur l’historique et la gouvernance du CSF, sur le bilan du plan d’actions du contrat de filière ainsi que sur les actions envisagées par le CSF pour la nouvelle période qui s’ouvre. Les vice-présidents de CSF, ou leurs représentants ont été rencontrés à deux reprises en s’appuyant sur les réponses à ces questionnaires. Les organisations syndicales présentes au sein du CNI ont été également rencontrées individuellement afin de recueillir leurs avis et commentaires sur les CSF, ainsi que leurs attentes pour la nouvelle période.
En parallèle de l’audit des CSF, les dirigeants de France Industrie ont rencontré les présidents des différentes fédérations industrielles et des grandes entreprises « têtes de filières », pour évaluer la maturité du fonctionnement actuel de chaque filière et la robustesse de sa feuille de route.
Au vu du bilan des CSF existants et de la revue de France Industrie, l’examen des grands enjeux des filières concernées et des projets d’actions structurantes envisagées pour la nouvelle période conduit à proposer une nouvelle cartographie des filières du Conseil national de l’industrie.
Ainsi, les 10 CSF suivants sont validés ou reconduits : Aéronautique ; Alimentaire ; Automobile ; Bois, ; Chimie et matériaux ; Ferroviaire ; Industries et technologies de santé ; Industrie navale et maritime ; Mode et luxe (1) ; Nucléaire.
Les prochaines étapes pour ces CSF seront la constitution du bureau et du secrétariat du CSF, l’élaboration du projet de contrat de filière (incluant notamment une stratégie export) et la signature du contrat de filière lors d’une réunion plénière du CSF.
Enfin, il est mis fin, dans leur forme actuelle, aux CSF des secteurs suivants : Bien de consommation ;    Éco-industries ; Industries extractives et de première transformation ; Numérique. Le champ de ces CSF était en effet trop vaste et constitué d’acteurs trop disparates pour mener une action efficace. Ces secteurs, et d’autres non couverts jusqu’ici, nécessitent encore des travaux complémentaires. Les filières suivantes pourraient notamment être validées lors du prochain comité exécutif (le 28 mai 2018), sous réserve qu’elles précisent leur périmètre, leur gouvernance et leurs projets structurants : Mines et métaux (2) ; Électronique ; Énergies renouvelables, Réseaux électriques intelligents et efficacité énergétique ; Infrastructures numériques ; Construction ; Eau ; Traitements des déchets.

Feuille de route

Mission : une politique industrielle européenne forte
L’industrie a été au cœur du projet européen dès son origine, à travers la Communauté européenne du charbon et de l’acier. Elle a permis à l’Europe d’être le premier exportateur du monde. Elle prépare l’avenir du continent avec 80 % des investissements privés dans la R&D. Elle fournit de l’emploi à 34 millions de personnes.
La Commission européenne a adopté le 13 septembre 2017 une communication, intitulée « Investir dans une industrie intelligente, innovante et durable – Une stratégie revisitée pour la politique industrielle de l’UE », dans laquelle elle présente ses propositions en vue de relever les défis clés posés à l’industrie.
Depuis quelques mois, un espace s’est clairement ouvert au sein des pays membres de l’Union européenne en faveur de la définition d’une politique industrielle plus ambitieuse.
Dans cet esprit, le premier ministre a confié à M. Frédéric Saint-Geours une mission de réflexion sur la politique industrielle européenne, lors de la réunion du Conseil national de l’Industrie du 20 novembre 2017, afin de proposer d’ici fin avril 2018 une vision stratégique à moyen terme, et un plan d’action permettant de fédérer au niveau européen un nombre important d’acteurs concernés par les objectifs d’une politique industrielle européenne ambitieuse.
Ainsi, Frédéric Saint-Geours, avec l’appui notamment du Conseil général de l’Économie et de la Direction générale des Entreprises, a déjà organisé de nombreux échanges et contacts en ce sens en France et en Europe, afin d’aborder les grands enjeux de la compétition économique mondiale sur les thématiques suivantes :
• Comment développer le soutien européen à l’innovation de rupture ?
• Comment garantir la réciprocité dans les échanges (politique de la concurrence, commerce, investissements stratégiques, taxe carbone) ?
• Quelles sont les chaînes de valeur stratégiques et les grands projets qui peuvent être lancés au niveau européen ?
• Quelle orientation pour les fonds structurels afin de décliner sur les territoires la vision de l’Europe en matière de transition énergétique et de transformation numérique de l’industrie ?
• Comment amplifier les politiques de soutien aux PME et les rationaliser ?
• Comment donner une dimension européenne réelle à une politique de développement des compétences et des emplois indispensables à l’industrie du futur ?
La réunion du Conseil national de l’Industrie du 26 février 2018 a été l’occasion pour Frédéric Saint-Geours de faire un point d’étape sur l’avancement de sa mission, et de présenter sa méthode de travail pour la poursuite des travaux :
• mettre en place avec les pays volontaires, dans un cadre bilatéral, ou multilatéral lorsque cela est possible, des groupes de travail sur les thèmes prioritaires indiqués précédemment ;
• préparer, sur la base des propositions des groupes de travail thématiques, une plateforme commune recensant les actions susceptibles de recueillir un maximum d’adhésion ;
• fixer l’objectif qu’à l’issue de ces travaux soit validé un document fédérateur d’une nouvelle politique industrielle européenne en vue de la réunion des Amis de l’industrie.-

Mission : fiscalité de production
Les impôts assis sur les facteurs de production, tant sur le capital que sur le travail, prennent plusieurs formes et portent sur différentes bases taxables : foncier, masse salariale, chiffre d’affaires, etc.
Ces impôts ont pour caractéristiques communes d’être indépendants du résultat des entreprises et de ne pas être neutres économiquement : les entreprises sont taxées différemment selon l’importance de leur masse salariale ou de leurs valeurs locatives, et selon leur positionnement dans la chaîne de production lorsque l’impôt est assis sur le chiffre d’affaires (ce dernier intégrant les consommations intermédiaires).
À l’occasion du Conseil national de l’industrie du 20 novembre 2017, le premier ministre a souhaité ouvrir en 2018 une réflexion sur la fiscalité de la production. Dans cette perspective, un groupe de travail constitué dans le cadre du Conseil national de l’industrie réalisera un état des lieux de l’ensemble des prélèvements obligatoires assis sur les facteurs de production. Coprésidé par Yves Dubief, président de l’Union des Industries Textiles, et par Jacques Le Pape, inspecteur général des finances, ce groupe de travail sera composé de représentants de France industrie et des différentes administrations du ministère de l’Économie et des Finances, notamment la direction générale des finances publiques, la direction générale du Trésor et la direction générale des entreprises.
Le groupe de travail consultera les principales parties prenantes et examinera avec elles les pistes de travail qu’il identifiera. Il analysera l’impact des prélèvements recensés en tenant compte de leur incidence sur la croissance et l’emploi, effectuera une comparaison de la situation des entreprises situées en France avec celle des entreprises situées dans les pays comparables et formulera des propositions d’action opérationnelles.
Le groupe de travail présentera un diagnostic et des premières orientations au comité exécutif du Conseil national de l’industrie qui aura lieu le 28 mai 2018.

Lancement de la marque La French Fab par le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire.

La French Fab

L’étendard de l’industrie française en mouvement pour sa transformation
La marque La French Fab incarne les entreprises et sites industriels situés en France qui se reconnaissent dans la volonté de développer l’industrie française, adhèrent aux concepts et valeurs de La French Fab et veulent en porter les couleurs.
Elle fédère les écosystèmes de l’industrie portés par tous les acteurs des territoires qui arboreront La French Fab comme signe fédérateur.
La French Fab porte des ambitions profondes pour le tissu industriel français :
• Accélérer la transformation de l’industrie en France par la diffusion des concepts et technologies de l’Industrie du Futur.
• Mettre en réseau les énergies des acteurs industriels français.
• Donner visibilité et fierté aux acteurs qui font l’industrie française au quotidien, à l’excellence française industrielle. En France comme à l’étranger.
• Incarner le futur prospère de l’industrie française et l’attractivité des métiers qui la composeront, de la formation (initiale, professionnelle ou continue) à l’emploi.
• Clarifier l’offre d’accompagnement public pour les activités industrielles en France.

Le parcours de la French Fab vers la transformation
Les opérateurs de la French Fab s’organisent pour proposer un parcours La French Fab à toutes les entreprises industrielles en mouvement. Quel que soit le degré de maturité de l’entreprise, des dispositifs de La French Fab adaptés à ses besoins existent et l’accompagnent dans sa transformation. Les actions de chaque opérateur ou écosystème de La French Fab s’inscrivent dans ce parcours d’accompagnement. Les Régions portent La French Fab et assurent la promotion des dispositifs associés. Chaque Région développe sa stratégie d’accompagnement et son propre déploiement de la marque sur son territoire.

(1) Étendu aux « matières » : tissu, cuir, etc.
(2) Était précédemment inclus dans le CSF « Industries extractives et première transformation ».


Les 10 CSF

Les travaux du Conseil national de l’industrie s’effectuent au sein des Comités stratégiques de filière (CSF), correspondant chacun à une filière industrielle stratégique. Détails des dix secteurs stratégiques et de leurs projets d’action respectifs.

L’industrie concentre en France 62 % de l’effort de R&D des entreprises et 69 % des exports. Elle a un impact majeur sur l’emploi dans les territoires et constitue un facteur essentiel de cohésion sociale en accueillant tous les profils et niveaux de compétence. Dans un environnement de concurrence mondiale où l’innovation n’a jamais été aussi rapide, la clé du développement d’une base industrielle solide en France est sa capacité à se transformer, en saisissant les opportunités liées à l’innovation, au numérique ou encore à l’export. La labellisation des Comités stratégiques de filière (CSF) en est un vecteur majeur.

158 500 salariés dans l’aéronautique pour un chiffre d’affaires de 150 Mds Euros.

CSF Aéronautique
• Chiffres clés : 158 500 salariés ; CA 2016 : 49 Mds €, dont 92 % à l’exportation ; R&D : 5.7 Mds € soit 12 % du CA ; Chiffre d’affaires : 150 Mds Euros.
• Président : Éric Trappier
• Exemples de projets structurants :
– Préparer les nouvelles générations de produits et services : le Corac structure le programme national de R&D du secteur telles que réduction de l’empreinte environnementale des avions, cockpit, cabine et avionique connectés, navigation sûre des drones, réduction de 30 % des temps de cycle de développement…
– Accompagner la transformation numérique des PME pour plus de flexibilité de production, et réduire les coûts de production : action « Performances industrielles » phase 2

CSF Alimentaire
• Chiffres clés : 17 000 entreprises ; 430 000 emplois ; Chiffre d’affaires : 172 Mds € (dont 21 % à l’exportation).
• Président : Jean-Philippe Girard
• Exemples de projets structurants :
– Plusieurs axes de R&D prioritaires : protéines du futur ; fermentation (micro, macrobiote, probiotiques) ; froid durable / logistique du futur ; emballage du futur.
– Accompagner les PME alimentaires à l’international et promouvoir le « modèle alimentaire français » : déployer et amplifier les initiatives collectives (Club Export IAA…) sous l’impulsion du nouveau Fédérateur Export de la filière alimentaire ; associer les leaders français de la gastronomie, hôtellerie et des IAA pour promouvoir les produits à l’export.

CSF Automobile
• Chiffres clés : filière « Amont » : 4 000 entreprises, 440 000 salariés et 2,3 millions d’emplois induits en France ; filière « Aval » : 145 000 entreprises, 550 000 salariés ; Chiffre d’affaires : 150 Mds Euros.
• Président : Luc Chate
• Exemples de projets structurants :
– Accompagnement des sites industriels impactés par la baisse du marché du diesel et de leurs sous-traitants.
– Développement du véhicule autonome avec notamment la coordination d’expérimentations à grande échelle.
– Analyse des conditions de développement d’une filière batteries en France (avec le CSF chimie-matériaux et le CEA).

CSF Bois
• Chiffres clés : 60 000 entreprises (TPE-PME) ; 330 000 emplois directs dont 147 000 industriels ; Chiffre d’affaires : 58 Mds €.
• Président : Luc Charmasson
• Exemples de projets structurants :
– Mener le projet d’innovation collaborative transsectorielle « cadre de vie – demain le bois » : l’objectif est de replacer le matériau bois au cœur de l’Habitat et de la Cité, en partant des usages et en s’interrogeant sur les marchés de demain.
– Massifier le recours aux solutions bois pour la construction du futur : lever les freins techniques, culturels, réglementaires, normatifs, au développement des usages du bois dans la construction, réhabilitation, aménagement.

CSF Chimie & Matériaux
• Chiffres clés : 332 000 salariés (dont 20 000 en labos R&D) ; 8 770 entreprises ; Chiffre d’affaires : 120 Mds €.
• Président : Pascal Juery
• Exemples de projets structurants :
– Développement de l’attractivité et de la compétitivité des plateformes chimiques : offre de services, adaptation du cadre réglementaire…
– Renforcer l’offre produits, notamment au service de la transition écologique : stockage de l’énergie / batteries avec le CSF Automobile ; étude sur le potentiel de la chimie du végétal en France d’ici 2030 ; recyclage des plastiques (notamment le recyclage chimique).

CSF Ferroviaire
• Chiffres clés : 310 entreprises membres de la FIF dont environ 250 PMI ; 30 000 salariés ; Chiffre d’affaires : 4 Mds € (dont 1 à 1,5 Md€ à l’exportation).
• Président : déterminé prochainement
• Exemples de projets structurants :
– Travailler avec SNCF Réseau pour positionner la filière sur le Grand Plan de Modernisation du réseau (GPMR)
– Consolider le tissu de PMI : connecter les logiciels ERP des acheteurs avec ceux des PME fournisseurs : le programme « Fer Connect », en fin d’expérimentation, doit passer en mode démonstrateur en 2018. Son objectif : accroître la visibilité des commandes pour optimiser les plans de charge des PME.

CSF Industrie et Technologies de santé
• Chiffres clés : 3 100 entreprises ; 455 000 emplois directs et associés (dont 30 000 en R&D) ; Chiffre d’affaires : 90 Mds € (dont 35 % à l’export).
• Président : Jean-Luc Belingard
• Exemples de projets structurants :
– Structuration d’un secteur des données de santé : montée en puissance de l’Institut national des Données de santé ; développement de l’intelligence artificielle en santé.
– Développer l’innovation en santé : favoriser les collaborations public-privé ; simplifier les dispositifs d’autorisation d’utilisation précoces pour les innovations très prometteuses, particulièrement pour nos start-up et PME ; retrouver le 2e rang européen en matière d’essais cliniques via une optimisation de la chaîne réglementaire.

CSF Industrie navale et maritime
• Chiffres clés : 90 000 salariés ; chiffre d’affaires : 27 Mds € (dont plus de 60 % à l’export).
• Président : Hervé Guillou
• Exemples de projets structurants :
– Accompagnement de la transformation numérique des PME pour plus de flexibilité de production, et réduire les coûts de production : diffusion des outils de l’entreprise étendue (plateforme d’échanges numériques) et du « jumeau numérique » au sein de la filière.
– Accompagnement de la fin de vie des navires de plaisance

CSF Mode & Luxe
• Chiffres clés : 33 Mds€ à l’export ; 1 million d’emplois directs et indirects ; Chiffre d’affaires : 150 Mds€.
• Président : Guillaume de Seynes
• Exemples de projets structurants :
– Formation et compétences : finaliser le projet de Grande École de Mode ; Défense des savoir-faire via l’apprentissage et la formation aux métiers techniques.
– Innovation et Numérique : développement de nouvelles fibres, de textiles instrumentés et intelligents ; utilisation du numérique pour la traçabilité dans la supply chain ; identification des freins majeurs au recyclage textile.

CSF Nucléaire
• Chiffres clés : 2 600 entreprises (85 % TPE-PME) ; 220 000 emplois directs ; Chiffre d’affaires : 50 Mds € (dont Export 22 %).
• Président : Dominique Minière
• Exemples de projets structurants :
– Accélérer la transformation numérique de la filière pour structurer la chaîne d’approvisionnement et la démarche d’innovation, en prenant en compte les enjeux de sécurité informatique.
– Bâtir une offre de formation initiale adaptée en qualité et quantité aux futurs besoins d’expertise : inventaire des cursus métiers, identification des lacunes, en vue de compléter l’offre.


Le Manifeste de la French Fab

La French Fab est l’étendard de l’industrie française en mouvement.

Du 26 mars au 1er avril, l’industrie connectée est à l’honneur de la 8e édition de la Semaine de l’Industrie et s’inscrit pleinement dans la démarche French Fab. Rappel du concept.

La French Fab est l’étendard de l’industrie française en mouvement. C’est le signe de ralliement d’un collectif : le maillot de l’équipe de France de l’Industrie. La marque French Fab incarne les entreprises et sites industriels situés en France qui se reconnaissent dans la volonté de développer l’industrie française, adhèrent aux concepts et valeurs de La French Fab et veulent en porter les couleurs. Elle fédère les écosystèmes de l’industrie portés par tous les acteurs des territoires qui arboreront La French Fab comme signe fédérateur.
La French Fab porte des ambitions profondes pour le tissu industriel français :
• Accélérer la transformation de l’industrie en France par la diffusion des concepts et technologies de l’Industrie du Futur.
• Mettre en réseau les énergies des acteurs industriels français.
• Donner visibilité et fierté aux acteurs qui font l’industrie française au quotidien, à l’excellence française industrielle. En France comme à l’étranger.
• Incarner le futur prospère de l’industrie française et l’attractivité des métiers qui la composeront, de la formation (initiale, professionnelle ou continue) à l’emploi.
• Clarifier l’offre d’accompagnement public pour les activités industrielles en France.
• La French Fab est une marque collective et non commerciale. En tant que telle, elle ne peut être utilisée pour promouvoir spécifiquement un produit ou un service d’une entreprise ou d’un écosystème.
Toute structure qui se reconnaît dans ce manifeste et qui respecte les obligations qui y sont inscrites peut se considérer comme membre de La French Fab. À ce titre, La French Fab est à portée de toute entreprise et écosystème industriels français, elle n’est pas un label octroyé.
Un ensemble de partenaires publics sont mobilisés aux côtés de l’État comme opérateurs de La French Fab pour contribuer au pilotage et à la gouvernance de l’initiative : Bpifrance, Business France, l’Alliance Industrie du Futur et Régions de France. Ils sont membres fondateurs. La liste des opérateurs est ouverte et se complétera avec les réseaux d’action territoriale qui souhaiteront joindre la gouvernance du mouvement (nationale ou locale), comme par exemple les collectivités territoriales en lien avec le chef de file du Conseil Régional sur le développement économique, ou encore les réseaux consulaires.

L’entreprise : j’appartiens à La French Fab
• Je suis concernée
• Je suis une entreprise qui a au moins un site de production industrielle en France, métropolitaine comme d’Outre-Mer, qu’il s’agisse de produits industriels ou de services directs à l’industrie. Tout ou p uneartie de mes sites en France peuvent rejoindre La French Fab.
• Je m’engage dans La French Fab
Comme membre de La French Fab (entreprise ou site industriel), je place au cœur de mes priorités :
– L’innovation comme levier de développement de mes activités.
– La modernisation de mes moyens de production comme de mes modèles d’affaire, notamment par le numérique.
– L’adaptation de l’organisation du travail aux nouvelles pratiques et la formation aux nouvelles compétences.
– La performance écologique et environnementale de mes modes de production comme de mes produits.
– Le développement d’une capacité d’export et d’internationalisation pour conquérir des marchés devenus mondiaux.
• Je peux utiliser la marque La French Fab dans mes communications
Je peux utiliser le kit de communication La French Fab pour bénéficier du rayonnement de La French Fab et y contribuer. Je l’utilise en conformité avec le règlement d’usage formel de la marque. Le respect de ces règles communes structure La French Fab, garantit sa cohérence et la filiation entre ses membres. Je valorise ainsi la qualité et l’attractivité de mes activités, au travers de mes savoir-faire, de mon engagement dans la modernisation de mon industrie et au sein de mon territoire. J’utilise la marque pour valoriser ma démarche, mon entreprise ou mon site industriel, mais pas pour valoriser un ou plusieurs produits en particulier.
• Je peux devenir Vitrine Industrie du Futur de la French Fab
En tant que membre exemplaire de La French Fab, je peux candidater et être labellisé Vitrine Industrie du Futur de La French Fab par une commission nationale de l’Alliance Industrie du Futur. Sélectionné, je peux alors être particulièrement mis en avant comme exemple d’excellence au sein de La French Fab et dans les grandes opérations de communication sur l’industrie française, en France comme à l’international. Je joue le rôle de leader dans La French Fab et participe activement à la diffusion des principes fondateurs de La French Fab dans mon environnement.

Les écosystèmes territoriaux : Nous sommes La French Fab
• Je suis concerné
Je suis un écosystème d’innovation, un pôle de compétitivité, une filière industrielle, un cluster, un centre technique industriel, une école, un Centre de Formation des Apprentis, un établissement académique, ou encore un organisme de recherche et de formation dans le domaine industriel sur le territoire français, métropolitain comme d’Outre-Mer. J’anime ainsi un écosystème qui contribue au développement des entreprises et sites industriels d’un territoire, et je souhaite porter les couleurs de La French Fab pour participer au dynamisme de l’animation de la communauté et accroître l’attractivité des métiers industriels.
• Je m’investis au service du tissu industriel français
Je fais bénéficier mes adhérents ou partenaires de ma capacité d’organisation et d’animation en leur proposant des services, payants ou gratuits, qui concourent aux objectifs de La French Fab auprès de chacun d’entre eux. Les animations et opérations La French Fab que je mène ne le sont jamais dans un but lucratif – même si des frais peuvent me servir à couvrir les coûts opérationnels.
• Je joue collectif
Par mes actions, je contribue à la visibilité et à la lisibilité de La French Fab. Je cherche toujours les synergies avec les écosystèmes La French Fab qui me sont proches, notamment en orientant au mieux les entreprises vers les acteurs les plus pertinents selon leurs besoins. Je partage mes initiatives avec les opérateurs locaux de La French Fab, constitués le cas échéant dans un comité local d’animation. Mes actions peuvent ainsi être mises en visibilité et contribuer à la dynamique globale de La French Fab y compris au niveau national.

Les entreprises peuvent rejoindre La French Fab en s’inscrivant sur https://www.lafrenchfab.fr/. Vidéo « Rejoindre La French Fab » sur https://www.dailymotion.com/video/x69alse.

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