Sortir de la prostitution

Sortir de la prostitution

Les parcours visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel, sont accordés par une commission départementale présidée à Paris par Michel Cadot, préfet de la région d’Île-de-France, et Michel Delpuech, préfet de la Zone de défense de Paris.

La prévention et la lutte contre la prostitution constituent aujourd’hui une préoccupation à part entière des politiques publiques de lutte contre les violences faites aux femmes. En novembre dernier, sept victimes de la prostitution ont été acceptées dans un parcours de sortie de la prostitution.
C’est la commission départementale de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle qui avait rendu un avis favorable pour ces 7 demandes d’engagement dans un parcours de sortie qui lui avaient été présentées, ce qui a permis à ces sept personnes victimes de la prostitution de commencer ce parcours. Cette commission est aussi le lieu où s’élaborent les orientations stratégiques au niveau départemental en matière de prévention et de lutte contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle. À cette fin, les dispositifs parisiens de protection des victimes, majeures et mineures, des réseaux de proxénétisme et de traite ont été présentés en commission, ainsi que des outils d’information et de sensibilisation des professionnels susceptibles d’être en contact avec les personnes prostituées.

Le parcours de sortie
La loi du 13 avril 2016 permet aux victimes de la prostitution qui souhaitent arrêter d’être aidées, accompagnées et protégées, tel est notamment le but du parcours de sortie. Des associations spécifiquement agréées pour sa mise en œuvre sont chargées de piloter l’accompagnement des victimes qui en bénéficieront. À ce jour, quatre associations ont été agréées à Paris : l’Amicale du nid ; Aux captifs la libération ; le Mouvement du nid ; l’Association nationale de réadaptation sociale.
La loi désigne également les responsables : les réseaux, mais aussi les clients qui alimentent les réseaux. À Paris, 1 142 clients ont d’ores et déjà été verbalisés par les services de police depuis la promulgation de la loi.

La loi du 13 avril 2016
Elle vise à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées et permet :
• d’améliorer la prise en charge des personnes victimes de prostitution, de proxénétisme ou de traite des êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle, avec la création d’un parcours de sortie de la prostitution proposé à toute personne qui souhaite accéder à des alternatives ;
• de prévenir l’achat d’actes sexuel, par la responsabilisation des clients de la prostitution et par un changement de regard sur la prostitution via des mesures de sensibilisation du grand public et de prévention en direction des jeunes ;
• de renforcer la lutte contre les réseaux de proxénétisme et de traite des êtres humains, en prévoyant notamment un dispositif de signalement des contenus illicites sur Internet et en renforçant les mesures de protection des personnes témoignant à l’encontre des réseaux criminels.
Créées par la loi du 13 avril 2016, les commissions départementales de lutte contre la prostitution ont pour mission de mettre en place une politique coordonnée d’actions en matière de prévention et de lutte contre la prostitution et d’accompagnement des victimes. Elles ont également pour mission de rendre des avis sur les demandes d’engagement dans un parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle.

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