Le Pack rebond

Le Pack rebond

Retour sur ce pack anti-crise lancé par le gouvernement à destination des territoires d’industrie.

Alors que 70 % de l’industrie se situe en dehors des grandes agglomérations et que 71 % des investissements industriels étrangers ont eu lieu l’an dernier dans des communes de moins de 20 000 habitants, ces territoires d’industrie constituent une priorité du Gouvernement. Cette action s’inscrit dans le cadre du cap fixé le 14 juillet dernier par le président de la République, en matière de souveraineté nationale, de reconstruction économique et de partenariat avec les territoires. Ce « Pack rebond » est structuré autour de quatre objectifs : attirer de nouveaux investissements et relocaliser notre production ; expérimenter des sites pilotes pour les transitions industrielle et écologique ; préserver les savoir-faire et développer les compétences ; accélérer les projets des collectivités et des industriels.
Pour accélérer la réalisation des investissements industriels dans les territoires, les ministres ont dévoilé 66 nouveaux sites « clés en main », dans 13 régions. Lancés en début d’année, lors du sommet « Choose France » à Versailles (12 premiers sites industriels « clés en main » avaient été présentés à cette occasion), ces sites concilient un haut niveau de protection environnementale, en ayant purgé ou anticipé l’ensemble des autorisations administratives, et des délais de réalisation des projets raccourcis pour les investisseurs. Les sites « clés en main », 78 au total, ont vocation à devenir les vitrines de la relocalisation d’activités et feront l’objet d’un accompagnement prioritaire de l’État, en lien avec la Banque des territoires et les collectivités territoriales.
En matière de compétences, les ministres et l’administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) ont officialisé le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt (Ami) à destination des territoires d’industrie et des villes « action cœur de ville » pour rouvrir des formations sur les compétences industrielles dans les territoires. Il s’agit de soutenir la redynamisation du tissu économique et industriel des villes moyennes par la création de nouvelles formations professionnelles au plus près des besoins des PME et des ETI. Chaque collectivité lauréate bénéficiera l’ingénierie de formation du Cnam et d’un accompagnement « sur mesure », apporté la Banque des territoires.
En complément, une opération « 1 000 volontaires territoriaux en entreprise » dans les territoires d’industrie est lancée. Le volontariat territorial en entreprise (VTE) vise à attirer des jeunes diplômés dans les PME et ETI des territoires, en contrepartie d’un accès facilité à des responsabilités auprès des chefs d’entreprise. Dans ce cadre, les entreprises recrutant un VTE en territoire d’industrie bénéficieront désormais d’une aide financière de 4 000 euros de l’État et de la Banque des territoires (opérée par Bpifrance) tandis que le jeune bénéficiera d’une aide de 1 200 euros versée par Action Logement, pour prendre en charge ses frais d’hébergement.

Attirer de nouveaux investissements et relocaliser
66 nouveaux sites industriels « clés en main » pour raccourcir les délais d’implantation et attirer de nouveaux investissements
• Présentation du dispositif : fin 2019, la France prenait la 1re place européenne pour l’accueil d’investissements internationaux. Dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, il convient de tout mettre en œuvre pour permettre la concrétisation et l’implantation rapide des projets d’investissement. L’objectif du dispositif « sites industriels clés en main » est de simplifier la vie des entreprises françaises ou étrangères qui souhaitent ouvrir une usine en France. Ces sites sont capables d’accueillir des activités industrielles dans des délais plus courts et mieux maîtrisés. Les procédures et études relatives à l’urbanisme, l’archéologie préventive et l’environnement y ont été au maximum anticipées. 12 sites clés en main ont été valorisés lors du sommet « Choose France ! » à Versailles en janvier 2020, rassemblant plus de 150 grandes entreprises. Aujourd’hui, 78 sites, de toutes tailles, sont qualifiés « clés en main ». Dans une logique de montée en puissance, de nouveaux sites, qui auront conduit un travail préparatoire au niveau des études et procédures d’autorisation, pourront progressivement rejoindre le dispositif.
Caractéristiques principales des sites « clés en main » : la localisation et l’accessibilité du site conditionnent sa destination industrielle. Le site permet d’accéder à un écosystème de sous-traitants, de fournisseurs et de services (par exemple ingénierie). Le site est garanti accessible. Il met en évidence le caractère optimal de cette accessibilité en indiquant les voies de communication qui permettent de connecter le site aux différents marchés : voies autoroutières et routières, fluviales et maritimes, proximité d’une zone portuaire (caractéristiques de ces voies en termes de capacité), voie ferroviaire, proximité d’un aéroport (éventuellement international), proximité de plateformes logistiques. Le site dispose d’un environnement favorable en termes de disponibilité de main-d’œuvre et de capacités de formation, de recherche et développement. Des partenariats existent avec les pôles de compétitivité ou les laboratoires de recherche publics ou privés. La typologie des espaces situés à proximité diffère selon les sites « clés en main » : zones d’habitation, espaces commerciaux, services publics, etc.
• Accompagnement des opérateurs pour les sites clés en main : promotion par Business France de ces sites « clés en main » auprès des investisseurs internationaux comme solutions d’implantation rapide dans un écosystème favorable : opérations de communication (webinaires, réseaux sociaux), visites sur site, etc. Le réseau Business France couvre 64 pays. La Banque des territoires accompagnera les Régions, au titre du programme sites « clés en main », quant à l’expérimentation de nouveaux services ou infrastructures à destination des industriels (écologie industrielle et territoriale, data center, mobilités, etc.).

Une aide en ingénierie de relocalisation industrielle
• Présentation du dispositif : la crise sanitaire a mis en évidence la dépendance de nombreux secteurs industriels à des chaînes d’approvisionnement peu sures. La relocalisation industrielle est un enjeu pour sécuriser ces chaînes d’approvisionnement et un levier du développement économique local de l’après-crise. Le programme « Territoires d’industrie » a créé une dynamique qu’il faut amplifier. Il est donc nécessaire de qualifier par filières et par territoires ce potentiel de relocalisation. La Banque des territoires réoriente son offre d’ingénierie pour :
– conduire des études nationales de diagnostic de dépendance des filières industrielles afin de qualifier le potentiel de relocalisation par filières et par territoires ; – cofinancer des études stratégiques pour accompagner chaque région à définir sa stratégie industrielle sur une à trois filières stratégiques et en vérifier la soutenabilité ; – accompagner les intercommunalités dans l’élaboration de leur plan d’actions afin de favoriser les relocalisations et réinternalisations de production d’entreprises endogènes, et les investissements d’entreprises exogènes.
• Exemples d’accompagnement dans les territoires
– Cofinancement d’une étude, pilotée par le Grand Chalon, sur le ciblage des secteurs industriels de son territoire pouvant faire l’objet de relocalisations et la stratégie à adopter par la collectivité pour attirer de nouvelles activités industrielles.
– Partenariat avec la Région Grand Est visant à étoffer l’offre d’accompagnement des entreprises industrielles régionales désireuses d’engager une réflexion sur la relocalisation et la sécurisation de leurs approvisionnements, à former le réseau des agences de développement économique et les chefs de projets « Territoires d’industrie » aux approches de relocalisation et à réaliser un diagnostic de dépendance des filières et une étude d’opportunité pour caractériser le potentiel de relocalisation de certaines fonctions/productions.
• Financements accessibles : ingénierie (cofinancement).
• Démarches et contacts : www.banquedesterritoires.fr/directionsregionales/

Des sites pilotes pour accélérer les transitions industrielle et écologique
• Présentation du dispositif : l’investissement massif dans le foncier et l’immobilier d’entreprise est indispensable, afin de faciliter l’implantation d’usines sur des sites nouveaux ou reconvertis, pour permettre aux industriels de gagner un temps précieux (en anticipant l’aménagement) et d’alléger le poids de leurs investissements (en permettant une externalisation partielle), tout en veillant à reconvertir les nombreuses friches existantes pour limiter l’artificialisation des sols. L’intervention de la Banque des territoires, par le cofinancement d’ingénierie, des investissements et comme actionnaire majeur des sociétés d’économie mixte d’aménagement et immobilières, est déterminante pour construire l’attractivité industrielle des territoires. La Banque des territoires propose une offre complète et sur mesure pour l’aménagement de sites, depuis l’acquisition de foncier nu jusqu’au développement de sites industriels 4.0 innovants et « clé en main », dans les zones rurales mais aussi périurbaines, voire parfois urbaines. Ce positionnement sera renforcé par :
– la mise en place de nouveaux modèles de financement pour faciliter la réhabilitation de friches industrielles ;
– le renforcement de ses investissements aux côtés des sociétés d’économie mixte (Sem) d’aménagement et patrimoniales ;
– l’investissement dans l’immobilier des entreprises innovantes ;
– l’accompagnement et le financement du déploiement de sites clés en main, incluant un volet innovant d’usine 4.0 dans l’esprit « factory as a service ».
La Banque des territoires s’attachera par ailleurs à intensifier ses investissements dans la transition écologique et énergétique des industriels : production d’énergie renouvelable et locale pour l’industrie, rénovation énergétique du bâti industriel, solutions de mobilité durable pour les entreprises et leurs salariés, recyclage des déchets industriels, etc.
• Exemples d’accompagnement dans les territoires
– En Bretagne, le programme « Territoires d’industrie » bénéficie de l’appui de la Banque des territoires à travers ses investissements sur l’immobilier industriel, notamment avec et au sein de la société Breizh Immo et la SEMPI.
– Dans le territoire d’industrie Nord Franche-Comté, investissement de la Banque des territoires dans la Sem PMIE pour la reconversion de sites industriels portant globalement sur 24 000 m2 dans le cadre du projet d’usine du futur de PSA avec l’accueil de nouvelles sociétés à Montbéliard.
• Financements accessibles
– Ingénierie (cofinancement de la Banque des territoires).
– Fonds propres de la Banque des territoires.
– Prêts de la Banque des territoires.
• Démarches et contacts : www.banquedesterritoires.fr/directionsregionales/

Retenue dans le cadre du Pack Rebond, l’usine 4.0 « clés en mains » de Sénart.

Préserver les savoir-faire et développer les compétences dans nos territoires
Accueillir 1 000 volontaires territoriaux en entreprise : une aide de 4 000 € par entreprise et 1 200 € par jeune
• Présentation du dispositif : le volontariat territorial en entreprise (VTE) est un dispositif national créé par l’État en novembre 2018 et opéré par Bpifrance, qui vise à inciter les étudiants et jeunes diplômés de l’enseignement supérieur à se tourner vers les PME et ETI, en leur offrant des missions à responsabilités en lien direct avec les dirigeants de ces entreprises. Les PME et ETI peinent en effet à attirer les profils qualifiés. Or, dans un contexte de reprise post-crise Covid-19, un apport de compétences additionnelles est crucial pour leur redémarrage et leur modernisation. Ces difficultés étant d’autant plus grandes que les entreprises sont industrielles et éloignées des grandes villes, une aide est mise en place au service des PME et ETI des 148 territoires d’Industrie, visant à encourager le recrutement de jeunes talents, pour le développement et la modernisation de leur activité.
• Conditions d’éligibilité :
– PME et ETI implantées dans l’un des 148 territoires d’industrie ;
– ayant recruté un jeune talent à partir du niveau Bac+2, en alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation) ou diplômé depuis maximum deux ans (CDD ou CDI), pour une durée minimum d’un an ;
– pour une mission à responsabilité, en lien avec l’équipe dirigeante, contribuant à développer un projet structurant pour l’entreprise. Les dépenses éligibles sont les frais internes (rémunération du VTE, frais généraux) et/ou les frais externes (études techniques, achat de matériel ou logiciel, formations spécifiques, etc.) liés au projet pris en charge par le VTE.
• Financements accessibles
– Subvention de l’État et de la Banque des territoires de 4 000 euros maximum par entreprise (dans la limite de l’enveloppe budgétaire allouée).
– Une aide de 1 200 euros par jeune versée par Action Logement.
• Démarches et contacts
– Pour en savoir plus sur le VTE, contactez vte@bpifrance.fr/
– Dès septembre 2020, la demande d’aide VTE se fera via le site Mon Bpifrance en ligne (mon.bpifrance.fr).
– L’aide au logement via www.actionlogement.fr/

 Ouvrir de nouvelles formations industrielles dans les villes moyennes : un nouvel appel à manifestation d’intérêt (Ami) du Cnam
• Présentation du dispositif : le programme « Cœur des Territoires », porté par le Cnam, a pour ambition de déployer d’ici trois ans une centaine de nouveaux espaces d’accès à la formation répartis sur tout le territoire. Ces formations s’adressent aux jeunes, aux salariés et aux demandeurs d’emploi. Le premier volet de l’appel à manifestation d’intérêt « Cœur des territoires » auprès des 222 villes Action Cœur de ville a été lancé le 30 mai 2019 par le Cnam et 55 villes lauréates ont été annoncées en 2019. La deuxième édition de l’Ami est portée en partenariat avec les programmes « Territoires d’Industrie » et « Action Cœur de ville », avec cette volonté d’étendre les actions identifiées dans le premier volet de l’Ami à un nombre de territoires plus important et de fédérer ainsi collectivités territoriales, intercommunalités, acteurs économiques et monde de l’industrie. Il est ouvert aux collectivités ou consortiums souhaitant porter un plan de développement de la formation tout au long de la vie et de l’apprentissage pour participer au développement économique et à l’attractivité de zones éloignées des centres universitaires et métropolitains. La Banque des territoires prévoit de financer et de déployer une offre d’ingénierie et une aide à l’amorçage à hauteur de 1,5 M€ afin d’accompagner 10 nouveaux centres lauréats de ce nouvel Ami.
• Démarches et contacts
Appel à manifestation d’intérêt ouvert du 20 juillet au 25 juin 2021. La sélection des dossiers se fera en 3 vagues :
– Vague 1 ouverte jusqu’au 6 novembre 2020.
– Vague 2 ouverte jusqu’au 12 février 2021.
– Vague 3 ouverte jusqu’au 25 juin 2021.
Adresse de publication de l’Ami 2020 : www.cnam.fr/au-coeur-des-territoireslancement-de-la-2e-vague-1189569.kjsp/

De nouvelles écoles de production dans les territoires
• Les écoles de production : la Fédération nationale des Écoles de Production expose les 3 piliers de sa vocation l’ouverture des écoles de production à tous les jeunes dès 15 ans, l’approche pédagogique clairement éducative au service du jeune dans son ensemble et la formation à un métier avec un objectif d’excellence. Pour cela, la pédagogie proposée au sein de ces structures met en avant la pratique du métier et des techniques de production pour aller ensuite vers la théorie. Les jeunes évoluant dans ces structures bénéficient d’environ 60 % du temps de formation en situation de production.
Présentation du partenariat : la Fédération nationale des écoles de production (Fnep) en partenariat avec la Banque des territoires annonce une enveloppe de 2 millions d’euros sur 5 ans afin d’accompagner le financement de nouvelles écoles de production.
– Objectif d’accompagner deux écoles de production par an sur une durée de 5 ans sous forme de prêts.
– Le projet doit être labellisé « École de Production » ou en cours de labellisation.
– Le projet doit présenter un modèle économique.
– Le porteur de projet doit compléter un dossier de candidature comprenant un plan de financement prévisionnel. Niveau de participation minoritaire au capital des structures : cible entre 15 et 20 %.
• Démarches et contacts
– Fédération nationale des Écoles de Production : www.ecoles-de-production.com/
– Banque des territoires : https://www.banquedesterritoires.fr/directionsregionales/
• Financements accessibles
– Enveloppe de 2 millions d’euros sur 5 ans.
– Taille d’investissement : ticket de la Banque des territoires entre 100 000 € et 300 000 €.
– Crédits d’ingénierie versés à la Fnep.
– Prêt subordonné.

Transformer 20 centres Afpa en tiers-lieux de l’insertion professionnelle et sociale
• Présentation du dispositif : durant trois ans, la Banque des territoires accompagnera l’Afpa dans son programme d’innovation sociale et territoriale « Le Village de l’Afpa » qui vise à transformer les centres Afpa en tiers-lieux de l’insertion professionnelle et sociale, de l’émancipation citoyenne et de l’entrepreneuriat. Le programme Le Village de l’Afpa propose d’accueillir en résidence des partenaires pour concevoir et produire ensemble des parcours de formation plus fluides et mieux adaptés, un bouquet de services qui sécurisent les parcours de formation et de vie, de répondre aux difficultés de recrutement des entreprises notamment industrielles mais aussi de proposer aux acteurs qui participent aux dynamiques d’insertion par l’emploi des plateformes d’accélération de projets d’utilité sociale. La Banque des territoires s’engage à mobiliser ses capacités d’ingénierie et de financement. Cet engagement porte sur trois points :
– étudier la faisabilité des projets de tiers-lieux (modèle économique d’exploitation des espaces mutualisés, montage financier et juridique, économie de la construction…), pour aider à finaliser le projet et apporter une assistance à la maîtrise d’ouvrage. Des crédits d’ingénierie pourront être mobilisés sous diverses formes ;
– coinvestir, en fonds propres ou quasi-fonds propres, dans les projets viables économiquement, évalués par la Banque des territoires, et qui feront l’objet d’une convention spécifique ;
– mettre en relation sur chaque territoire, les équipes de l’Afpa avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire du réseau de la Banque des territoires, potentiels clients ou partenaires des Villages de l’Afpa.
• Démarches et contacts
– Afpa : www.afpa.fr/
– Banque des territoires : www.banquedesterritoires.fr/directions-regionales/
• Partenaires et expérimentations
– Partenariat avec la Banque des territoires pour accompagner la stratégie de reconversion des centres Afpa en tiers-lieux « Villages Afpa » dans le cadre des programmes « Action Cœur de Ville » et « Territoires d’industrie ».
– Accompagnement expérimental en ingénierie de 2 premiers centres Afpa : Istres et Le Mans.

Pass Industries : un dispositif pour construire des passerelles intersecteurs dans l’industrie
• Présentation du dispositif : Pass industries c’est :
– des entreprises de 9 secteurs industriels (Métallurgie, Alimentaire, Chimie, Pharmacie, Plasturgie, Bois, Papier Carton, Carrière et matériaux et Ameublement) qui travaillent ensemble ;
– un tronc commun de 30 compétences partagées pour construire des passerelles ;
– une écoute directe des besoins des entreprises comme point de départ d’une co-construction de plans d’actions opérationnels ;
– un travail en local sur des zones géographiques ciblées comme les territoires d’industrie ;
– une mise en cohérence des actions avec les acteurs de l’emploi locaux.
• Expérimentation et résultats
– Des outils et prestataires dédiés Pass industries sont mis à disposition des projets construits par les entreprises et les collectivités pour mener des actions d’attractivité, de recrutement, de formation, d’intégration, d’accès à l’emploi mais aussi de préservation des compétences sur les territoires et de sécurisation des activités.
– Plus de 100 entreprises ont été réunies sur 10 bassins dans 4 régions (Hauts de France, Bretagne, Grand Est et Auvergne Rhône Alpes).
– Expérimentation conduite dans la région Hauts de France, notamment sur le territoire d’industrie de Dunkerque. Elle a permis la création d’un outil numérique de partage de CV, la mise en lien avec la Communauté urbaine de Dunkerque dans le cadre du plan mobilité, l’intégration dans les actions d’attractivité industrie organisées sur le territoire, la sélection de 4 organismes spécialisés dans la montée en compétences et l’intégration de personnes en reconversion ou éloignées de l’emploi, dans les entreprises industrielles.
• Partenaires
– au niveau national, l’OPCO2I, Ocapiat et le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ont signé un engagement de Développement des Emplois et des Compétences assorti d’un budget de 1 450 000 euros ;
– au niveau des territoires, les actions se mettent en œuvre avec l’ensemble des acteurs de l’emploi : Opco en région, Pôle emploi, Région, Direccte, Branches professionnelles, etc.
• Démarches et contacts
– Métallurgie, Chimie, Plasturgie, Pharmacie, Carrière et Matériaux, Bois, papier carton, Ameublement : François Montanari, responsable Pôle emploi Qualité, OPCO2I, à f.montanari@opco2i.fr.
– Industries alimentaires : Martine Allard, directrice régionale Hauts de France chez Ocapiat, àmartine.allard-demuys@ocapiat.fr.

Accélérer les projets des collectivités et des industriels
Accompagner 300 nouvelles PME industrielles et de services à l’industrie des territoires d’industrie dans les accélérateurs opérés par Bpifrance
• Présentation du dispositif
– Ces programmes de 12 à 24 mois visent à accompagner des promotions de 20 à 60 entreprises qui souhaitent accélérer leur rythme de croissance, être plus performantes, se renforcer sur certains segments spécifiques et/ou se doter des moyens de rebondir en identifiant et travaillant sur de nouveaux relais de croissance.
– Les programmes mobilisent 3 types d’offres pour atteindre les objectifs de croissance : une offre « Conseil », au travers d’un module de diagnostic initial et des modules thématiques à choisir par le dirigeant parmi l’offre de modules-conseils disponible ; une offre « Formation », structurée autour de plusieurs séminaires d’une à deux journées organisées par une grande école ; une offre transverse de « Mise en relation », tout au long de la durée du programme, consacrée à l’organisation d’événements thématiques transverses, le mentorat du dirigeant, la mise en relations des entreprises entre elles et avec des partenaires clés, etc.
– Deux types de programmes à destination des PME coexistent et le choix dépend de la cible visée prioritairement afin de répondre aux enjeux de développement du territoire ou de la filière considérée : un programme dédié aux plus grandes PME (>10 M€ de CA, 50+ salariés), déployé dans le cadre de promotions nationales, régionales et sectorielles, d’une durée de 18 à 24 mois ; un programme dédié aux plus petites PME, nommées PE (entre 2 et 10 M€ de CA, 10+ salariés), déployé dans les territoires et pour certains secteurs, d’une durée de 12 mois.
• Conditions d’éligibilité
– Une entreprise (+10 salariés) avec au moins 3 ans d’exercice et un CA annuel supérieur à 2 millions d’euros.
– Un dirigeant motivé.
– Une entreprise indépendante, ou filiale d’un groupe pour laquelle le dirigeant est autonome pour les décisions stratégiques et d’investissement.
– Une entreprise saine.
– Les entreprises sont sélectionnées par Bpifrance et les co-financeurs des programmes.
• Financements accessibles
Dans le cadre du programme « Territoires d’industrie », mobilisation d’une subvention de l’État et de la Banque des territoires de 6 000 à 10 000 €, selon le type de programme – par entreprise localisée dans un territoire d’industrie. Le reste à charge de l’entreprise varie selon son chiffre d’affaires :
– entre 2 et 10 millions d’euros de CA : 2 000 € HT pour 5 jours de conseil ;
– à partir de 10 millions d’euros de CA : 4 000 € HT pour 10 jours de conseil.

1 000 accompagnements dans le cadre du rebond : module Cash BFR / module Supply / module 360 Rebond
• Présentation du module Cash BFR : pour les industriels anticipant un besoin accru de trésorerie en lien avec la crise, il devient essentiel d’effectuer un état des lieux de la trésorerie et de protéger les salaires. Bpifrance propose un accompagnement ad hoc sous la forme de 10 jours de conseil pour :
– élaborer un plan d’action court terme et moyen terme sur chaque grand poste clef pour les optimiser et optimiser la trésorerie ;
– des tests menés dans le cadre du programme « Signaux faibles » de la Direction générale des entreprises à Bercy.
• Présentation du module Supply : ce module a été mis en place par Bpifrance afin d’aider les entreprises souhaitant sécuriser les équipes en production, être épaulées pour reprendre la production dans les meilleures conditions, connaître l’état des clients et fournisseurs, et gérer des ruptures d’approvisionnement. Ce module vous permettra de bénéficier de 5 ou 10 jours de conseil (selon la taille de l’entreprise) afin de :
– mener un travail opérationnel avec à la clé un tableau de bord pour planifier la production avec les ressources humaines et matérielles disponibles ;
– élaborer un mode de pilotage de la production adapté à la nouvelle demande des clients.
Cette adaptation d’un dispositif existant et déployé depuis 5 ans a permis plus de 2000 missions de conseil menées auprès de PME et ETI par Bpifrance dans l’ensemble des territoires.
• Présentation du module 360 Rebond : les entreprises anticipant la reprise de leur activité peuvent exprimer leur volonté de mesurer son impact et la capacité à reprendre son activité, sécuriser la reprise, revoir la stratégie suite à ces bouleversements et redessiner le projet d’entreprise et remobiliser les équipes encore à distance. Bpifrance propose :
– un accompagnement global pour construire un plan d’action et être épaulé dans la mise en œuvre et le suivi ;
– un soutien du dirigeant pour reprendre confiance et impliquer les équipes dans un nouveau projet ;
– 5 ou 10 jours de conseil selon la taille de l’entreprise.
• Conditions d’éligibilité
– PME répondant à la définition européenne, entre 2 et 50 M€ de chiffre d’affaires au 31 décembre 2019, employant au minimum 10 salariés, que vous ayez ou non déjà été accompagnées. À l’exclusion des entreprises en difficulté.
– Entreprises membres des Accélérateurs : modules proposés dans le cadre du programme.
– ETI : consulter Bpifrance.
• Démarches et contacts
Contactez votre interlocuteur privilégié Bpifrance ou votre responsable régional accompagnement Bpifrance : www.bpifrance.fr/Contactez-nous/

L’ANCT et la Banque des territoires financent l’appui en ingénierie pour accélérer les projets des collectivités
• Présentation du dispositif : certains projets à fort potentiel de relance nécessitent un accompagnement en ingénierie pour passer de l’idée à l’action. Le financement d’études permet de les soutenir et de les amener à une phase de maturité plus avancée. L’ANCT et la Banque des territoires déploient conjointement une offre d’ingénierie mobilisable dès à présent pour les besoins exprimés par les territoires en soutenant la maturation de leurs projets les plus structurants :
– 50 projets bénéficieront d’un financement des besoins d’ingénierie à 100 % par l’ANCT ;
– 50 projets bénéficieront d’un accompagnement de la Banque des territoires par cofinancement.
L’ANCT lance également un marché d’ingénierie complémentaire à l’offre territoriale pour une durée d’un an, renouvelable trois fois. Son fonctionnement par subsidiarité permettra aux territoires de bénéficier du soutien des opérateurs partenaires (Anru, Anah, Ademe, Cerema, Banque des territoires) et des prestataires extérieurs retenus. Le démarrage effectif des prestations du marché d’ingénierie ANCT est prévu en novembre 2020.
• Conditions d’éligibilité : le soutien apporté concerne le financement d’études. La sélection des projets les plus structurants suit les priorités de la relance :
– la décarbonation de l’économie ;
– la résilience économique (modernisation, innovation, transformation numérique et développement du tissu productif) ;
– la valorisation et le développement des compétences.
Les projets sont identifiés sur la base d’une concertation entre la préfecture de région et le Conseil régional.
• Démarches et contacts
Les projets à soutenir sont à définir en commun par la préfecture de région et le conseil régional :
– pour le financement Banque des territoires, le contact à associer est le représentant régional ;
– pour le financement ANCT, le contact est la direction de programme aux « Territoires d’Industrie » : https://www.banquedesterritoires.fr/directionsregionales