« 1 jeune, 1 solution »

« 1 jeune, 1 solution »

Présenté par le premier ministre Jean Castex, ce plan, doté d’une enveloppe de 6,5 milliards d’euros, prévoit des mesures pour accompagner les jeunes de 16-25 ans au sortir de la crise de la Covid-19.

Le plan « 1 jeune, 1 solution » a été élaboré en concertation avec les acteurs (partenaires sociaux, service public de l’emploi, services de l’État dans les territoires, associations de jeunes et d’apprentis, associations de représentation des élus locaux, des entreprises qui s’engagent), et ancré dans les territoires (adaptation des outils nationaux aux spécificités locales ; choix des secteurs prioritaires ; construction de partenariats avec les réseaux d’intervention auprès des jeunes, etc.). Il prévoit des mesures pour accompagner les jeunes de 16-25 ans au sortir de la crise de la Covid-19, avec notamment une aide au recrutement de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021, des formations vers les métiers d’avenir pour 200 000 jeunes, et des parcours d’insertion sur mesure pour les jeunes éloignés de l’emploi.

Faciliter l’entrée dans la vie professionnelle
Un coup de pouce pour accélérer l’embauche des jeunes
• Pour les entreprises qui hésitent à recruter tout de suite, l’État crée une compensation de charges de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.
– De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une baisse du coût du travail sur l’ensemble des contrats de travail de plus de 3 mois des jeunes de moins de 25 ans, jusqu’à 2 Smic, accessible pendant 6 mois aux secteurs marchand et non marchand, sous la forme d’une compensation de charges, versée par l’Agence de Services et de Paiement (ASP) trimestriellement pendant 1 an au plus abaissant forfaitairement le coût à hauteur de 4 000 euros sur un an.
– Exemple : un gérant d’une fabrique de masques qui recrute dans les 6 mois un jeune de 21 ans rémunéré 1 800 euros brut par mois pourra bénéficier d’une aide de 4 000 euros la première année qui compensera le montant de ses charges.
– Impact attendu : en 2020, 450 000 contrats signés grâce au coup de pouce à l’embauche.
• Métiers de la transformation écologique des modèles économiques : pour contribuer à la transition écologique et accompagner le recrutement de 1 000 jeunes dans des TPE et PME sur des métiers de transformation écologique des modèles économiques, une prime supplémentaire de 4 000 euros sera versée à l’entreprise qui accueille un jeune en Volontariat territorial en Entreprise (VTE).

Une prime pour favoriser l’apprentissage et les contrats de professionnalisation
• Pour les entreprises qui hésitent à embaucher en apprentissage, l’État crée une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour recruter un apprenti de moins de 18 ans, ou de 8 000 euros pour recruter un apprenti de plus de 18 ans.
– De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une aide exceptionnelle de 5 000 euros ou 8 000 euros par contrat préparant à un diplôme ou un titre de niveau master ou inférieur, signé entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, sans condition sur le nombre d’apprentis pour les entreprises de moins de 250 salariés, et sous condition pour celles de 250 salariés ou plus, d’absence d’assujettissement à la contribution supplémentaire à l’apprentissage (CSA).
– Exemple : Bernard, gérant d’une fromagerie de 52 salariés, pourra bénéficier d’une aide de 8 000 euros pour l’embauche de Julien, un apprenti en bac professionnel de 19 ans. Pour bénéficier de la prime, le gérant n’aura aucune démarche à faire en dehors de l’envoi du contrat à son opérateur de compétences (OpCo) de référence. Cette prime compensera 100 % du salaire de Julien pour sa première année de contrat. Sans cette prime, Bernard aurait dû payer la totalité du salaire de Julien, soit 660 euros par mois.
– Témoignage : « L’apprentissage m’a fait gagner en compétences, c’est important pour préparer mon avenir. Faire un apprentissage, ça m’a permis de me dépasser moi-même. » Fanny, apprentie réceptionniste dans un hôtel 5 étoiles.
• Pour les entreprises qui hésitent à recruter en contrat de professionnalisation, l’État crée une aide exceptionnelle de 5 000 euros pour recruter un alternant de moins de 18 ans, ou de 8 000 euros pour recruter un alternant de plus de 18 ans.
– De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une aide exceptionnelle de 5 000 ou 8 000 euros par contrat préparant à un diplôme ou un titre de niveau licence professionnelle ou inférieur, signé entre le 1er juillet 2020 et le 28 février 2021, sans condition pour les entreprises de moins de 250 salariés et sous condition, pour celles de 250 salariés ou plus, d’atteindre un seuil défini de contrats favorisant l’insertion professionnelle (apprentissage, contrats de professionnalisation, VIE, Cl FRE…) dans leurs effectifs en 2021.
– Exemple : Patrick, gérant d’un garage automobile de 267 salariés, pourra bénéficier d’une aide de 8 000 euros pour l’embauche de Karim, un alternant de 22 ans, qui prépare une licence en contrat de professionnalisation. Cette prime couvrira plus de la moitié du salaire de son alternant pour sa première année de contrat. Environ 560 euros resteront à la charge de Patrick chaque mois. Sans la prime, Bernard aurait dû payer près de 1 230 euros par mois.
– Impact attendu : dès 2020, 230 000 contrats d’apprentissage bénéficiant de la prime. 100 000 contrats de professionnalisation bénéficiant de la prime.

Des missions d’utilité sociale pour jeunes en quête de sens
• 100 000 missions de service civique supplémentaires seront mises en place, en plus des 140 000 initialement programmées en 2020, pour permettre à des jeunes de s’engager dans des associations. Le service civique peut apporter une première expérience à des jeunes qui souhaitent s’engager pour la société. L’occasion de servir une cause utile tout en acquérant une expérience qui a de la valeur sur le marché du travail.
– De quoi s’agit-il ? Créé en 2010, le service civique permet à des jeunes de 16 à 25 ans de s’engager dans des missions d’intérêt général pendant 6 à 12 mois. Ces missions permettent de mener des projets très diversifiés, par exemple : participer à de grands chantiers de restauration de sites historiques, favoriser l’accès de jeunes en difficulté à des activités culturelles, aider à la scolarisation d’enfants dans des pays en voie de développement ou encore sensibiliser les enfants au tri des déchets. Après 10 ans d’existence, le service civique a prouvé son efficacité : 75 % des jeunes ayant réalisé un service civique sont en emploi ou en formation 4 à 8 mois après cette expérience. Cet « effet tremplin » du service civique vers l’emploi est particulièrement fort pour les jeunes peu ou pas diplômés.
– Témoignage : « Le service civique est une expérience humaine qui a été déterminante dans mon orientation professionnelle. » Maxime, volontaire en Service civique à Unis-cité.
– Impact attendu : en 2020, 20 000 missions supplémentaires d’une durée moyenne de 8 mois ; en 2021, 80 000 missions supplémentaires d’une durée moyenne de 8 mois.
• Soutenir l’emploi associatif en direction des jeunes.
– De quoi s’agit-il ? Atténuer l’impact de la crise sanitaire en renforçant les moyens du Fonds de coopération de la Jeunesse et de l’Éducation populaire (Fonjep) pour soutenir l’emploi associatif, avec un double impact : préserver l’action associative et soutenir l’insertion des jeunes dans l’emploi. Il s’agit de créer 2 000 emplois Fonjep supplémentaires (1 000 en 2021 et 2022) en appui des associations pour se développer et se consolider. Cette mesure permettra de sauvegarder les emplois, de consolider les modèles économiques et de relancer la dynamique bénévole.
• 1 000 jeunes seront recrutés dans des TPE et PME sur des métiers centrés sur de la transformation écologique des modèles économiques et vers la transmission des savoirs du numérique.
– De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une prime de 4 000 euros versée à l’entreprise qui accueille un jeune en VTE « vert » (Volontariat territorial en Entreprise) « vert ».
Porté par Bpifrance depuis mai 2019, le VTE permet aux PME et ETI des territoires français de gagner en visibilité pour recruter des jeunes talents qualifiés ; aux étudiants à partir du niveau bac +2 et aux jeunes diplômés depuis moins de 2 ans de prendre des responsabilités dans ces entreprises. Le VTE devient encore plus nécessaire dans le cadre de la crise : les entrepreneurs vont pouvoir s’entourer de ces jeunes talents pour enclencher de nouveaux projets, avoir un nouveau regard pour se réinventer et sortir plus forts de la crise.
• 2 500 jeunes seront orientés vers des emplois dans le monde du sport dans le cadre de l’action de l’Agence Nationale du Sport (ANS).
– De quoi s’agit-il ? Le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports soutient déjà l’emploi sportif avec le financement de 5 000 emplois dans le monde associatif par le biais de son opérateur, l’Agence Nationale du Sport (ANS). Ces emplois, essentiellement d’éducateurs sportifs, permettent le développement des pratiques sportives sur les territoires, dans les clubs et dans les instances territoriales des fédérations sportives. L’État joue un rôle d’impulsion et d’accompagnement en responsabilisant le mouvement sportif associatif pour compléter le reste à charge du salaire. L’aide de l’ANS représente jusqu’à 40 % du coût moyen du salaire, le montant de l’aide peut atteindre 12 000 euros par an sur 2 années. C’est un dispositif d’aide à l’emploi très efficace, près de 79 % des emplois sont pérennisés (dont 96 % en CDI) et permet de répondre à une forte demande déjà bien identifiée. Les crédits supplémentaires investis par le Gouvernement pour 2020 et 2021 permettront de renforcer l’accès des jeunes issus des formations de l’enseignement supérieur comme des formations professionnelles du ministère chargé des sports, aux métiers du sport dans un secteur en forte tension.
– Impact attendu : en 2020, 1 000 emplois supplémentaires, soit 6 000 emplois dès cette année ; en 2021, 1 500 emplois supplémentaires, soit 7 500 emplois en 2021.

Orienter et former 200 000 jeunes vers les secteurs et les métiers d’avenir
De nouvelles formations qualifiantes vers les métiers d’avenir grâce au Plan d’investissement dans les Compétences (PIC)
• Dès 2020, ce sont 100 000 nouvelles formations qualifiantes ou préqualifiantes qui seront proposées aux jeunes sans qualification ou en échec dans l’enseignement supérieur. Concentrer l’effort de formation sur les secteurs et les métiers d’avenir, viviers d’emplois, c’est augmenter les chances de réussir durablement dans l’emploi tout en consolidant l’économie française pour l’avenir. Ces nouvelles formations qualifiantes seront concentrées sur des filières stratégiques et d’avenir : les métiers de la transition écologique, les métiers du numérique, le secteur du soin et de la santé, les secteurs prioritaires du Plan de relance, fortement impactés par la crise, qui doivent faire évoluer leurs besoins de compétences (tourisme, industrie, agriculture et agroalimentaire…).
– Impact attendu : 100 000 formations qualifiantes ou préqualifiantes dans les métiers d’avenir.
• L’application « Moncompteformation » pour accéder facilement, en ligne, à l’ensemble des formations financées par le Plan d’investissement dans les Compétences (PIC).
D’ici la fin de l’année 2020, chaque jeune de moins de 25 ans sans qualification pourra accéder via « Moncompteformation » à une offre de formation qualifiante ou préparant à la qualification adaptée à ses besoins, intégralement financée par le service public. L’accès à l’offre de formation via « Moncompteformation » permet d’ouvrir des perspectives, de donner envie à des jeunes qui, trop souvent, pensent que la formation ce n’est pas pour eux, notamment parce qu’ils ont échoué sur les bancs de l’école. L’offre de formation incorporée à l’application est conçue pour eux, elle est financée par le PIC et les Régions, pour répondre à leurs besoins :
– elle est conçue dans une approche plus didactique, plus concrète, moins académique ;
– elle est individualisée pour proposer au jeune une solution adaptée à ses besoins, selon sa situation ;
– elle répond, quand le jeune en a besoin, à une logique de « parcours sans couture ». Ces parcours peuvent intégrer une première étape d’aide à la construction du projet professionnel et la consolidation des savoirs de base, avant de démarrer l’acquisition d’une qualification menant vers un métier d’avenir.
L’accès direct à cette offre de formation sur l’appli « Moncompteformation » donne de la visibilité aux jeunes sur les solutions qui leur sont adaptées, dans une véritable logique « utilisateur » pour passer d’un droit formel à un droit concret.

Des formations qualifiantes pour répondre aux besoins du secteur du soin et de la santé
De nouveaux parcours de formation dans le secteur du soin sont développés pour doubler les capacités de formation des aide-soignants, des infirmières et des auxiliaires de vie dans les cinq prochaines années.
– Impact attendu : en 2021, plus de 6 000 infirmiers et 10 000 aide-soignants formés.

Des formations numériques à portée de tous
• Le Pass numérique vers l’emploi : acquérir les compétences du numérique en situation professionnelle.
La crise de la Covid-19 et la période de confinement ont mis en lumière une fracture numérique qui se révèle particulièrement handicapante pour certains publics, adultes et jeunes. Les causes sont multiples : manque d’équipements ou difficultés de connexion, difficultés d’apprentissage et d’autonomie, besoin d’encadrement et de soutien… Tous les jeunes accompagnés pourront réaliser un diagnostic de leur maîtrise des compétences numériques, grâce à un outil de diagnostic en ligne (PIX) conçu pour des publics jeunes et adultes. Lorsque le diagnostic montre le besoin de consolider les compétences numériques, les jeunes verront leur « Compte personnel de Formation » abondé automatiquement du montant correspondant à la formation CléA numérique qui permet d’acquérir les premières compétences numériques vers l’emploi. Le « Pass numérique vers l’emploi » permettra à tous les jeunes, de se tester et de se former aux compétences numériques attendues sur le marché du travail.
– Impact attendu : en 2020, 5 000 formations certifiantes au numérique ; en 2021, 10 000 formations certifiantes au numérique.
• Des formations numériques pour les jeunes non qualifiés.
La Grande École du Numérique (GEN) est un réseau de formations au numérique accessibles à tous, qui favorisent l’inclusion et permettent de se former aux métiers d’avenir dans la filière du numérique. Il propose chaque année de nombreuses formations labellisées aux personnes éloignées de l’emploi. Parmi les métiers auxquels les apprenants des formations labellisées GEN se destinent, celui de développeur arrive en tête, suivi par les métiers de technicien, les métiers créatifs ainsi que ceux de la communication et de l’accompagnement au numérique. L’État soutient, à travers le Plan d’investissement dans les compétences, le développement des formations proposées dans la Grande École du Numérique, notamment dans les quartiers prioritaires de la ville.
– Impact attendu : à partir de 2021, 20 000 nouvelles formations de la Grande École du Numérique
Une mesure transversale pour faciliter la formation professionnelle des jeunes : revalorisation de la rémunération des stagiaires de la formation professionnelle.
Les jeunes en formation bénéficient d’une rémunération pendant toute la durée de leur parcours qui n’a pas été revalorisée depuis 1988. De nombreux stagiaires de la formation professionnelle vivent dans la précarité. Pour y remédier, la rémunération de stagiaire de la formation professionnelle sera revalorisée et simplifiée afin que les jeunes en bénéficient plus rapidement. Le nouveau système est simple : il prévoit deux catégories de rémunération selon l’âge et facilite les démarches administratives : 16 -18 ans : 200 euros/mois ; 18 – 25 ans : 500 euros/mois

Des parcours personnalisés pour les décrocheurs entre 16 et 18 ans
Ce programme consiste à redonner à 35 000 jeunes d’ici fin 2021 la capacité de se projeter, en leur faisant découvrir des métiers pour construire leur projet professionnel. Développé via le Plan d’investissement dans les compétences, ce programme consiste à redonner à 35 000 jeunes d’ici 2021 la capacité de se projeter, en leur faisant découvrir des métiers pour imaginer et construire leur projet professionnel. Il leur permettra également d’acquérir des compétences socles et de se confronter à la réalité du monde du travail.
£Ce programme de 4 mois porté par l’Afpa vise, pour les jeunes qui n’ont pas pu rentrer dans le cadre scolaire, à changer le regard qu’ils portent sur eux-mêmes, sur leurs pairs, sur l’entreprise et sur la société. Il mobilise un ensemble de réponses adaptées aux besoins de ces jeunes, au-delà de la formation stricto sensu, accompagnement social, sport, art et culture pour :
• leur redonner confiance en présentant les différentes possibilités d’orientation ;
• les guider vers l’autonomie en les sortant d’univers parfois incapacitants et en développant la confiance et la capacité à agir sur son parcours ;
• leur faire découvrir les métiers et les opportunités dans leur région et/ou dans d’autres régions ;
• valider leurs acquis par une certification délivrée en Open Badges (Déclaration dématérialisée de l’acquisition de compétences socles, compétences transversales et compétences numériques).
– Impact attendu : en 2020-2021, 35 000 jeunes décrocheurs bénéficiaires de nouveaux parcours individualisés.

Des places de formation supplémentaires pour les lycéens et les étudiants
• Des réponses pour former et accompagner les jeunes bacheliers exposés à la crise de l’emploi :
– des créations de places au sein des établissements relevant du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’innovation et du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et des Sports ;
– des solutions d’accompagnement en matière d’apprentissage, de formation professionnelle, de contrats aidés et d’aide à l’insertion sur le marché du travail.
• Un accompagnement pour tous les néo-bacheliers vers l’enseignement supérieur à l’université et dans les formations paramédicales.
– De quoi s’agit-il ? 10 000 places supplémentaires dans les formations universitaires dans le Parcoursup pour la rentrée 2020, notamment dans les filières les plus demandées à l’université et dans les formations paramédicales. En septembre prochain, ce sont notamment : jusqu’à 4 000 nouvelles places en licence à l’université ; jusqu’à 3 800 places dans les formations paramédicales ; plus de 2 000 places dans des formations courtes et professionnalisantes d’un an. Mais aussi 10 000 nouvelles places pour la rentrée 2021 afin d’accompagner tous ceux qui le souhaitent au long du 1er cycle de l’enseignement supérieur. Et des campus connectés pour élargir les possibilités de poursuite d’études pour les jeunes éloignés des grandes métropoles. À la rentrée 2020, 20 nouveaux campus connectés ouvriront leurs portes et deux nouvelles vagues sont prévues jusqu’à la fin de l’année. À la rentrée 2021, 100 campus connectés seront opérationnels sur l’ensemble du territoire.
– Impact attendu : en 2020, 10 000 formations universitaires supplémentaires à la rentrée.
• Des poursuites d’études supplémentaires dans les lycées en BTS et en CAP
– 5 700 places supplémentaires pour des formations professionnalisantes en BTS. 3 600 places supplémentaires en année de spécialisation (formations d’initiative locale et mentions complémentaires) en 2020-2021. 2 400 places supplémentaires en 2020-2021 pour les diplômés de niveau IV ou plus qui souhaitent se rediriger vers un secteur professionnel via un CAP en 1 an (notamment dans les métiers d’art).
– Impact attendu : pour la rentrée 2020, 11 700 formations supplémentaires dans les lycées en BTS et en CAP un an.
• Un CAP en 3 ans pour les élèves en difficulté en fin de première année.
Pour les élèves identifiés en grande difficulté à l’issue de leur première année de CAP, la deuxième année pourrait être étalée sur 2 ans (rentrées 2020 et 2021), sans affecter le volume global de formation. L’élève suivrait alors 18h de cours hebdomadaires au lieu des 36 prévues normalement dont 9h en groupe afin d’individualiser le suivi et la formation.
– Impact attendu : 4 800 élèves bénéficiaires (soit 8 % des effectifs de première année de CAP).
• Renouveler l’ambition des cordées de la réussite en fusionnant les dispositifs et en doublant le nombre de bénéficiaires :
– simplifier les dispositifs en fusionnant des parcours d’excellence et des cordées de la réussite et les inscrire dans le cadre de l’accompagnement à l’orientation, de la transformation de la voie professionnelle et de l’ouverture de Parcoursup ;
– ouvrir davantage ces dispositifs aux lycéens professionnels et aux élèves résidant en zone rurale et isolée ;
– diversifier les établissements « tête de cordée » et répondre aux nouvelles demandes de labellisation.

Une compensation de charges de 4 000 euros pour tout jeune recruté entre août 2020 et janvier 2021.

Accompagner des jeunes éloignés de l’emploi en construisant 300 000 parcours d’insertion sur mesure
Un renforcement des dispositifs d’inclusion durable dans l’emploi
• Le Parcours Emploi Compétences (PEC), autour du triptyque emploi-formation-­accompagnement, propose aux jeunes une mise en situation professionnelle dans le secteur associatif ou public, un accompagnement et un accès facilité à la formation.
C’est un emploi en CDI ou en CDD (d’une durée hebdomadaire de 20 heures ou plus) qui permet de développer des compétences transférables, avec un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi.
Rémunéré a minima au Smic horaire, le jeune en parcours emploi compétences bénéficie des mêmes conditions de travail que les autres salariés de la structure, des mêmes droits et des mêmes obligations (congés payés, congés pour événements médicaux, suivi médical, etc.). Il pourra notamment être orienté vers des secteurs spécifiques de l’éducation, du numérique ou de la transition écologique.
– Impact attendu : en 2021, 60 000 PEC supplémentaire (en plus des 20 000 initialement programmés)
• Le Contrat Initiative Emploi (Cl E) permet aux employeurs du secteur marchand d’embaucher des jeunes dans le cadre du Contrat unique d’insertion.
Il s’agit d’un CDD d’au moins six mois ou CDI qui permet à une personne sans emploi rencontrant des difficultés particulières d’insertion professionnelle ou sociale de s’engager dans une expérience professionnelle tout en étant suivi par un référent chargé de son insertion professionnelle. Le salarié recruté en Cl E est un salarié à part entière mais l’employeur peut bénéficier d’une aide pour financer une partie de ce salaire, destinée à couvrir une partie du coût de l’embauche et de la formation éventuelle (l’aide financière peut représenter jusqu’à 47 % du taux brut du SMIC par heure travaillée dans la limite de 35 heures par semaine). Ainsi, l’entreprise peut percevoir jusqu’à 8 682 euros pour un salarié recruté pour un an à temps complet.
– Impact attendu : en 2020, 10 000 nouveaux « Cl E jeunes » 2021 : 50 000 nouveaux « Cl E jeunes ».
– Exemple : une entreprise de plus de 10 salariés qui embauche en CIE un salarié rémunéré 1 800 € brut mensuels (24 600 € brut annuels) bénéficiera d’une aide mensuelle qui peut représenter jusqu’à 724 € (8 682 € annuels).
• L’insertion par l’activité économique (IAE) concerne des personnes très éloignées de l’emploi, recrutées par l’une des près de 4 000 structures de l’insertion par l’activité économique.
– De quoi s’agit-il ? Plusieurs types de structures telles que des ateliers et chantiers d’insertion, des associations, des entreprises d’insertion, des entreprises de travail temporaire d’insertion et des groupements d’employeurs pour l’insertion et la qualification peuvent signer des conventions avec l’État qui leur permettent d’accueillir et d’accompagner ces travailleurs pour faciliter leur insertion professionnelle.
– Exemple : dans le Nord, la structure Vitamine T rassemble 7 « hubs » visant la remobilisation et l’accompagnement vers l’emploi de 1 000 jeunes et demandeurs d’emploi en grande difficulté, via des parcours construits, d’une durée de 15 mois.
– Témoignage : « J’ai appris à être autonome, à faire les choses moi-même. J’ai réussi à avoir mon propre logement, à être indépendant. J’ai également travaillé mon projet professionnel, j’ai fait des enquêtes métier, des visites d’entreprise. Je suis actuellement en COI en tant que préparateur de commande. Je remercie ma chargée d’accompagnement IAE qui m’a énormément aidé et m’a encouragé. » Yacine, bénéficiaire de l’IAE.
– Impact attendu : en 2021, 35 000 jeunes entrants en IAE.

Une augmentation importante des dispositifs d’accompagnement vers l’emploi
• La Garantie jeunes propose aux jeunes les plus vulnérables un accompagnement intensif combinant une expérience professionnelle, des conseils, des ateliers collectifs et le versement d’une allocation pendant 12 mois.
C’est un levier d’insertion efficace et qui a fait ses preuves : 29 % des bénéficiaires de la Garantie jeunes sont en emploi huit mois après l’entrée dans le dispositif. Dix-neuf mois après le début du parcours, ce taux grimpe à 41 %. Les jeunes gagnent en autonomie, en estime d’eux-mêmes, ils renouent un lien social et acquièrent une véritable expérience professionnelle. Résultat : la Garantie jeunes augmente le taux d’emploi des bénéficiaires de 10 points au bout d’un an.
• Le Pacea est un cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales. Il cible tous les jeunes de 16 à 25 ans révolus qui sont prêts à s’engager dans un parcours contractualisé d’accompagnement.
Le parcours d’accompagnement contractualisé vers l’emploi et l’autonomie (Pacea) constitue le cadre contractuel de l’accompagnement des jeunes par les missions locales, unique et adaptable aux besoins du jeune. D’une durée maximale de 2 ans, il est constitué de différentes phases successives (formation, mise en situation professionnelle, accompagnement social…) déterminées par le conseiller de mission locale avec le jeune au regard d’un diagnostic initial, de ses attentes et de son projet. Le jeune peut percevoir pendant son parcours un soutien financier ponctuel pour lever des freins rencontrés lors de sa démarche d’insertion vers l’emploi et l’autonomie.
– Impact attendu : en 2021, 50 000 places supplémentaires en Garantie jeunes (100 000 initialement programmées) soit 50 % de places supplémentaires ; 80 000 nouveaux parcours d’accompagnement Pacea (340 000 initialement programmées).

Un Accompagnement intensif Jeunes (AIJ) mis en place par Pôle emploi doublé
• L’Accompagnement intensif Jeunes (AIJ) mis en place au sein de Pôle emploi pour certains jeunes demandeurs d’emploi sera plus que doublé.
Il se caractérise par des entretiens réguliers et des contacts fréquents avec un conseiller Pôle emploi exclusivement dédié à cette activité. Les jeunes bénéficiaires de l’accompagnement intensif jeunes sont plus souvent en emploi 8 mois après leur entrée. Les jeunes sont plus mobilisés et utilisent de façon plus intensive les différents canaux de recrutement.
– Impact attendu : en 2020, 70 000 accompagnements intensifs jeunes. 2021 : 140 000 accompagnements intensifs jeunes.

3 000 places dans le dispositif Sésame, un accompagnement sur mesure vers les métiers du sport et de l’animation
Les ministères chargés des Sports et de la Jeunesse ont créé le dispositif Sésame (Sésame vers l’emploi dans le sport et l’animation pour les métiers de l’encadrement) pour permettre à des jeunes de moins de 25 ans éloignés de l’emploi de décrocher un métier dans le champ du sport ou de l’animation.
L’accompagnement Sésame représente un montant moyen d’aide de 2000 euros par jeune et par an. Ces crédits permettent de financer un parcours personnalisé pour chaque jeune lui permettant d’acquérir une qualification professionnelle. 75 % des bénéficiaires ont moins de 22 ans et depuis sa création, 8 000 jeunes ont bénéficié d’un accompagnement et d’insertion dans les métiers du sport. Le taux de réussite au diplôme préparé est de 70 %. Chaque année, le ministère chargé des sports accompagne 1 000 jeunes dans ce parcours de formation. La nouvelle mesure du Gouvernement permettra de doubler le nombre de bénéficiaires en finançant le parcours Sésame de 1 000 jeunes supplémentaire par an d’ici 2022.
– Impact attendu : en 2020-2022, 3 000 nouveaux bénéficiaires Sésame sport soit 6 000 Sésame formés au total d’ici 2022.