Le Louvre en chantier

Le Louvre en chantier

Lancement de l’ambitieux projet architectural « l’École du Louvre 2021 ».

Franck Riester, alors ministre de la Culture, Claire Barbillon, directrice de l’École du Louvre et Majid Boustany, mécène du projet ont concrétisé mi-juin l’ambitieux projet architectural (près de 1 300 m2) qui reconfigure l’établissement avec une bibliothèque réinventée, la création d’un Centre de recherche et le réaménagement de la cafétéria et des services documentaire et informatique. « Je me félicite de ce futur projet l’École du Louvre 2021 que l’action de mécénat de Majid Boustany, la plus importante jamais engagée pour un établissement d’enseignement supérieur du ministère de la Culture, a rendu possible. L’évolution de l’École du Louvre est une chance pour ses étudiants, ses chercheurs, ses professeurs, et pour ce lieu au cœur de notre patrimoine », avait déclaré à cette occasion l’ex-ministre.

Un projet de développement pour l’école du Louvre
• La bibliothèque
Installée depuis 1972 dans l’Aile de Flore du palais du Louvre, réaménagée en 1997 lors des travaux du grand Louvre qui relocalisèrent l’ensemble de l’École dans l’aile de Flore (architecte : Antoine Stinco), la bibliothèque de l’École du Louvre est une bibliothèque d’histoire de l’art, d’archéologie et de muséologie. Elle a pour mission, d’une part, la constitution d’un fonds documentaire multisupports destiné à accompagner l’enseignement dispensé à l’École du Louvre, et, d’autre part, la conservation de collections patrimoniales spécifiques à l’établissement. À ce titre, son accès est exclusivement réservé aux élèves, enseignants, chercheurs de l’École et chercheurs agréés. Aujourd’hui, plus de 20 ans après son réaménagement, à l’écoute des évolutions et des nouveaux usages pédagogiques et sociaux, des avancées de la bibliothéconomie et des technologies documentaires digitales, sans oublier l’environnement et le réseau des bibliothèques parisiennes, l’École du Louvre engage un nécessaire et ambitieux programme de restructuration et d’extension de sa bibliothèque. Il s’agit d’optimiser les espaces de la bibliothèque, d’actualiser la politique documentaire et d’adapter le fonctionnement en lien avec les pratiques de demain.

Un projet d’exception pour l’école du Louvre
• Le centre de recherche
Établissement d’enseignement supérieur du ministère de la Culture, l’École du Louvre participe à la recherche scientifique dans les domaines de l’histoire de l’art, l’histoire des civilisations, l’archéologie, l’anthropologie et de la muséologie. Pour renforcer et coordonner les travaux de recherche menés à l’École, une équipe doctorale réunit membres permanents, membres associés, chercheurs associés, post-doctorants, chercheurs invités et élèves de troisième cycle de l’École. Aujourd’hui cette communauté, forte de près de 80 doctorants, est en plein essor et un des objectifs de cette campagne de travaux est de lui offrir des conditions de travail adaptées à son activité et son développement. La création du centre de recherche répondra à cette exigence, proposera une structure d’accueil aux chercheurs nationaux et internationaux invités, affirmera son identité et offrira une réelle visibilité à la recherche menée à l’École du Louvre.
• Les services documentaire et informatique
Prolongement de la restructuration des espaces documentaires, le réaménagement des services documentaire et informatique est également intégré dans le programme de travaux, avec une réorganisation globale pour améliorer les conditions de travail du personnel.
• La cafétéria
En complément du réaménagement de la bibliothèque, la cafétéria sera rénovée, reconfigurée en un « tiers lieu » de convivialité et d’échange, intégrant une offre documentaire alternative et connectée. Le chantier est confié à l’agence Hart Berteloot Architectes, atelier d’architecture et d’urbanisme. Partenaire historique de L’École du Louvre, l’Opérateur du patrimoine et des projets immobiliers de la Culture (OPPIC) a été mandaté pour la maîtrise d’ouvrage de cette opération.

L’école du Louvre
S’il est un lieu où le passé se comprend et l’avenir se joue, c’est l’école… S’il est une activité où les sens, les émotions et l’intelligence dialoguent, c’est l’art… S’il est un lieu où les cultures se découvrent, se mêlent et s’enrichissent, c’est le musée… L’École du Louvre est le lieu singulier de ces moments et de ces rencontres.
L’école du Louvre est unique au monde. Sa localisation au cœur du palais du Louvre, son histoire, l’irréductibilité de son modèle, son statut d’Établissement public sous la tutelle du ministère de la Culture en font un établissement d’un genre à part et singulier qui combine un enseignement et une recherche en prise directe avec les musées et les problématiques patrimoniales, une formation aux métiers des mondes de l’art dans les sphères publiques comme privées, enfin une diffusion culturelle largement étendue dans le territoire français.
Dans le contexte actuel d’intense réflexion sur l’enseignement supérieur, la place que tiennent les écoles face à la tradition universitaire, les mutations induites par les technologies numériques, les métiers émergents dans le monde des musées et du patrimoine, les attentes de la société civile en termes d’éducation artistique et culturelle, l’École du Louvre est engagée dans un changement de paradigme, au regard des nouveaux défis qu’elle relève dès aujourd’hui et va relever dans les années à venir.
L’École est le lieu privilégié pour développer un enseignement de l’histoire de l’art et des études muséales à la fois exigeant et innovant, en prise avec les problématiques les plus pertinentes pour le développement d’une discipline qui se déploie de manière très ouverte, de la recherche la plus pointue aux métiers du patrimoine dans leur diversité, de médiation, du marché de l’art, et même d’un tourisme de qualité — un des secteurs économiques les plus dynamiques de notre pays.
Si la proximité des œuvres et des objets, leur approche concrète sont un atout fondamental, l’École réinvente actuellement les conditions d’une réussite la plus large et la plus diversifiée possible, pour tendre à une insertion professionnelle maximale des anciens élèves ; comme elle innove également pour ceux qui n’aspirent pas tous à un diplôme, en créant de nouveaux outils et de nouvelles propositions d’éducation artistique et culturelle, destinées aux mondes de l’Éducation, de la formation, des auditeurs libres, comme de manière plus large, à celui des publics éloignés des musées pour des raisons sociales et culturelles.
Le développement est aujourd’hui engagé selon les 6 axes suivants :
• favoriser la réussite des élèves, améliorer la vie étudiante ;
• favoriser de nouvelles stratégies pour améliorer l’insertion professionnelle ;
• développer l’émancipation par la culture partout en France ;
• promouvoir une recherche innovante ;
• développer l’expertise à l’international ;
• financer le développement et les innovations par une politique ambitieuse de mécénat.

Chiffres et situation
• Un enseignement unique au monde, depuis 1882 :
– une méthode originale d’enseignement devant les œuvres par des professionnels du patrimoine et du monde de l’art (+ de 60 % des intervenants) ;
– le seul enseignement d’Histoire universelle de l’art, de la préhistoire à l’art contemporain, toutes aires culturelles confondues.
• Une école d’excellence :
– un concours d’entrée sélectif ;
– 1 800 élèves chaque année dont près d’un tiers de boursiers et plus de 60 % issus de régions ;
– un cursus LMD (Licence-Master-Doctorat) avec un deuxième cycle habilité au grade de Master ;
– deux classes préparatoires (concours de conservateur, concours de restaurateur) ;
– un réseau de partenaires très développé en France et à l’international ;
– des doubles diplômes d’excellence : Essec, Sciences Po Paris ;
– un taux d’insertion professionnelle de 85 % à la sortie.
• Un puissant levier d’émancipation par la culture :
– 16 000 auditeurs à Paris et dans 22 villes françaises ;
– une offre unique de + de 60 thèmes proposés chaque année ;
– des opérations de médiation exceptionnelles qui touchent chaque année plusieurs centaines de milliers de personnes (Nocturnes du Louvre, d’Orsay, de Guimet…, Fiac, Journées du patrimoine, exposition-école…) ;
– une politique ambitieuse au service des jeunes (Junior classes, 8 000 jeunes touchés chaque année dans le cadre d’actions spécifiques assurées par les élèves dans les musées).
• Une attractivité internationale historique :
– + de 50 partenariats internationaux ;
– une offre de mobilité internationale de premier plan ;
– une présence forte au Moyen-Orient (Louvre Abu Dhabi, Master Sorbonne Abu Dhabi).
• Un modèle économique :
– une force de travail réunissant une équipe permanente de 91,3 ETP et plus de 700 enseignants ;
– un taux d’autofinancement de 60 % après prise en compte du personnel État affecté à l’École du Louvre.

Enjeux
• Renforcer l’excellence de l’enseignement et de la recherche :
– des innovations pédagogiques au service d’un enseignement universel de l’Histoire de l’art : des enseignements digitaux en développement ; et une bibliothèque de référence adaptée aux usages de demain qui sera aménagée en 202 ;
– des évolutions pédagogiques pour ouvrir aux élèves des carrières internationales ;
– une recherche ambitieuse, pont entre les musées et les universités : création d’un centre de recherche en 2021 ;
– un meilleur accompagnement social des élèves pour l’égalité des chances : opportunité de création d’une résidence étudiante pour accueillir les élèves les moins favorisés grâce à une ambitieuse politique de mécénat.
• Développer l’émancipation par la culture :
– des juniors classes en régions ;
– une mission pour l’Histoire de l’art à l’école portée avec l’Inha et l’Éducation nationale ;
– une ouverture au Pass Culture ;
– des développements en régions ou l’École du Louvre au service de la culture comme levier de cohésion et d’attractivité des territoires.
• Développer l’expertise à l’international :
– faire des élèves des ambassadeurs de l’histoire de l’art et de la muséologie françaises à l’étranger ;
– promouvoir des méthodes et des programmes d’enseignement à l’international.
• Financer le développement et les innovations par une politique ambitieuse de mécénat :
– une campagne de collecte de fonds en cours ;
– la création d’un fonds de dotation de l’École du Louvre.