Joyeux Noël

Joyeux Noël

D’une tradition venue de l’Est et du Nord à une production mondiale intensive, où en sommes-nous aujourd’hui avec le sapin de Noël ?

D’où vient la tradition du sapin de Noël ? Il semble qu’il s’agisse d’une très ancienne tradition païenne, associée au solstice d’hiver du 21 décembre que l’on trouve en Europe du Nord, en Allemagne et en Autriche ou encore chez les Celtes 2 000 ans avant notre ère. Le premier sapin de Noël est mentionné dans les registres municipaux en Alsace en 1521 et c’est à Marie Leckzinska, l’épouse polonaise de Louis XV, que l’on doit son entrée à Versailles en 1738. Mais il faut attendre les années 1920 pour qu’il se généralise dans les foyers.

Histoire de sapin

Nordmann en tête
On estime à 6,1 millions le nombre de sapins de Noël naturels vendus en France, soit 20,7 % des foyers. Le sapin de Nordmann (celui qui ne sent rien et garde ses aiguilles, originaire du Caucase) est depuis plusieurs années en tête des ventes, (74.7 % des quantités achetées), talonné par le traditionnel Épicéa (celui qui sent bon et qui perd ses aiguilles : 22 % des achats).
En 2016, les foyers français ont, en moyenne, dépensé 25,80 euros pour cet achat, soit un montant global de dépenses estimé à 156,5 millions d’euros. Depuis 2012, l’épicéa, moins onéreux, reprend des parts de marchés face au Nordmann. Plus globalement, les sapins naturels, quel que soit leur type, sont en très grande majorité achetés coupés (90 % en 2010).
La production française est essentiellement située dans le Morvan, en Bourgogne-Franche-Comté première région productrice avec un million d’arbres sur 1 500 hectares, ce qui représente le quart de la production française, mais aussi en Bretagne et en région Auvergne-Rhône Alpes. Le reste (environ 2 millions de sapins) doit être importé : beaucoup d’arbres proviennent de Belgique (60 %) et du Danemark (25 %). Il faut entre 5 à 10 ans, selon la taille désirée, pour obtenir un sapin de Noël, et cette production est considérée comme une activité agricole.

Les effets positifs du sapin naturel
• Il produit de l’oxygène à partir de CO2 (dioxyde de carbone). Il permet donc de réduire le dioxyde de carbone, qui augmente l’effet de serre néfaste à notre planète, en servant de filtre. Les jeunes sapins, comme tous les jeunes arbres, demandent plus de CO2 car leur croissance est plus importante ; ces jeunes arbres participent donc davantage au travail de filtrage de l’atmosphère.
• Il améliore la stabilité du sol. Le système racinaire stabilise le sol et permet de réduire les risques d’inondation dus à l’érosion par les vents ou les eaux. La perméabilité des plantations d’arbres de Noël réduit le ruissellement lors des pluies estivales.
• Il sert d’habitat aux animaux sauvages. Les plantations de résineux attirent une grande variété d’animaux tels que les passereaux ou encore les mésanges, ainsi que des rongeurs et de petits gibiers comme la perdrix.
• Il est intégralement biodégradable. Après les fêtes, votre sapin pourra être transformé en copeaux ou composté. Il se décompose de lui-même et retourne à son élément nutritif dans le sol : l’humus. Adressez-vous à votre commune pour savoir comment vous en débarrasser en tant que « déchet vert ».
• Il concourt au développement économique. Il participe ainsi à l’emploi et au développement local. Les producteurs français de sapins font des efforts pour permettre à leurs clients de trouver à moindre coût des produits de qualité.

Recyclage
Chaque année, sitôt les fêtes passées, on range les décorations. Mais le sapin, que devient-il ? Des filières de recyclage se multiplient pour donner une seconde vie au roi des forêts.
En 2017, 6,7 millions de foyers français ont acheté un sapin. Et 3/4 d’entre eux déclarent avoir recyclé leur sapin naturel (source : Kantar TNS). Broyat de sapin, paillage, plantation de jardin, protection des dunes… les arbres trouvent une seconde utilité. « Fini les sapins mélangés avec les autres déchets dans les sacs-poubelle ! » se réjouit Frédéric Naudet, président de l’association française du sapin de Noël naturel. « La tradition du feu de sapin en janvier s’est perdue au fil des années ».
Désormais, les sapins naturels sont collectés par de nombreuses municipalités et communautés d’agglomérations comme Grand Paris Seine Ouest. « Il suffit de déposer son sapin dans un espace dédié. Ensuite, les épineux sont broyés sur place pour limiter le transport. » Ce procédé permet de faciliter la vie des habitants et de lutter contre les dépôts sauvages.
Une tonne de sapins permet de produire 300 à 400 kg de compost. Le dispositif permet un retour à la terre des déchets : au lieu d’être incinérés, ils produisent un amendement qui enrichit les sols. Une autre partie est transformée en bois de chauffage.
Le broyat de sapin est utilisé dans les espaces verts municipaux : il permet de protéger les sols et plantations de l’évaporation de l’eau et du froid. Avec son acidité, il fonctionne comme un désherbant naturel.
Seule restriction : les sapins avec flocage (c’est-à-dire de la neige artificielle) ne peuvent pas être recyclés.

Des sapins qui protègent les dunes
L’Office national des forêts (ONF), chargé de la protection des dunes, fait un autre usage original des sapins de Noël. « Après les fêtes, le recyclage des sapins en piège à sable sur la dune domaniale et leur utilisation pour y couvrir les zones dégradées remporte un franc succès », explique Loïc Gouguet directeur « forêts et risques naturels du pôle littoral de l’ONF ». « Ces actions ont pour objectif de contribuer au piégeage du sable transporté par le vent, de limiter l’érosion éolienne sur les zones non végétalisées, et de favoriser le développement ultérieur de la végétale naturelle des dunes ».

Des sapins de Noël certifiés Label rouge
Depuis fin 2016, des sapins de Noël coupés ont été reconnus Label rouge, signe officiel qui garantit la qualité supérieure. En quoi cela consiste ? Découverte.
Le Label rouge, signe officiel de qualité, requiert plusieurs conditions : la culture, la coupe, le conditionnement et l’expédition des sapins doivent suivre un cahier des charges qui leur assurent une qualité supérieure à celle des autres sapins couramment commercialisés. Que garantit ce Label n° LA 05/16 au consommateur ? Une esthétique et une bonne densité des branches, une forme conique et une flèche pas trop longue. Il assure aussi une fraîcheur : le conifère n’est pas coupé avant fin novembre pour une bonne tenue des épines au moment des fêtes.

Une filière de qualité
Pour faire face à la concurrence des sapins artificiels, les producteurs de sapin naturel ont souhaité développer une filière de qualité, reconnue qui exige une sélection rigoureuse des sapins à la main en fonction de leur esthétique. Le cahier des charges détaille la sélection des graines et des jeunes plants, les techniques culturales spécifiques, la coupe tardive pour une meilleure tenue en intérieur et les tris rigoureux avant expédition. Seuls les sapins suffisamment denses, bien coniques et homogènes, avec une flèche droite et des lignes harmonieuses sont retenus pour bénéficier du label rouge.

Le saviez-vous ?
5,8 millions de sapins ont été achetés en 2018 pour les fêtes de Noël dans l’Hexagone (source : Kantar TNS pour FranceAgriMer). 100 000 sapins Label rouge sont mis en vente cette année. Le Label rouge, gage de qualité supérieure d’un produit, traditionnellement tourné vers l’alimentation se lance désormais dans la garantie de produits végétaux non destinés à la consommation humaine : les bulbes à fleur de dahlias (n° LA 07/10), le gazon de haute qualité (n° LA 05/87), les plants de géraniums (n° LA 08/16), les plants de rosier de jardins (n° LA 06/15) et le Sapin de Noël coupé (n° LA/05/16).

Écolo et solidaire

Parce que nous consommons toujours plus sans avoir forcément conscience des conséquences sur l’environnement, l’Ademe vous propose des idées pour choisir des cadeaux de Noël plus écologiques et solidaires.
Au rayon des numériques, choisissez une TV avec un label environnemental (www.ademe.fr/labels-environnementaux). Sachez que plus la TV est grande, plus il faudra mobiliser de matière pour la fabriquer. Et les impacts sur le changement climatique seront également plus importants (augmentation des émissions de gaz à effet de serre). Pour un ordinateur aussi, choisissez un équipement avec un label environnemental et pensez au reconditionné. Offrez un téléphone portable robuste et adaptable avec un écran pas trop grand. Pensez aussi à un téléphone reconditionné qui bénéficie d’une garantie de 2 ans comme un appareil neuf. Pour mieux comprendre les impacts environnementaux des smartphones, consultez le guide de l’Ademe sur www.ademe.fr/impacts-smartphone.
Côté jouets, privilégiez les jouets sans piles. Et si vous tenez absolument à offrir un jouet qui fait de la musique et qui s’allume, n’oubliez pas de rapporter les piles en magasin une fois qu’elles sont usagées (moins de la moitié des piles sont actuellement rapportées). Les piles ne doivent surtout pas être jetées dans la poubelle classique ! Choisissez des jouets non parfumés car les parfums artificiels sont nocifs pour les enfants. Les jouets émettent alors des composés organiques volatils (COV), irritants pour les voies respiratoires. Choisissez plutôt des jouets en bois avec un label environnemental et privilégiez les doudous en coton bio, lavables. Lavez toujours les doudous, les peluches, les déguisements et les habits de poupées avant de les donner aux enfants, car les matières textiles peuvent contenir des produits toxiques (utilisés dans la fabrication des fils, la teinture…). Pensez enfin à l’achat d’occasion pour certains jouets comme un vélo, des petites briques de construction, des figurines, des jeux de société… Ces jouets sont parfois même revendus dans leur emballage d’origine.
Pour les vêtements et maroquinerie, choisissez des vêtements éthiques et écologiques. Pour les enfants, comme pour les grands, privilégiez les vêtements en coton bio. Vous offrirez ainsi un T-shirt qui a moins d’impact sur l’environnement et qui respecte la santé des producteurs de coton. Proposez toujours un bon d’échange pour éviter que vos cadeaux soient inutilisés. Si vous souhaitez offrir un sac à main, vous pourrez trouver des sacs en matière recyclée. Lancez-vous dans le cadeau fait main : couture, tricot, customisation… les idées de cadeaux faciles à faire sont nombreuses sur internet.
Adeptes de déco, vous pensiez offrir des bougies et des parfums d’intérieur ? Oubliez. Les bougies, l’encens et les parfums émettent des polluants dans l’air intérieur, nocifs pour la santé des habitants. Il faut aérer systématiquement après avoir fait brûler ces produits pour bien renouveler l’air des pièces. Pour plus d’informations, consultez le guide « Un air sain chez soi » sur www.ademe.fr/air-sain-chez. Offrez des bocaux en verre de plusieurs tailles pour conserver les restes de repas. C’est bien utile et vous limitez le plastique dans la cuisine de vos proches. Évitez les objets de déco choisi à votre propre goût, ils ne seront peut-être jamais utilisés, voire finiront à la poubelle ou dans un placard sans avoir servi. Sinon, proposez toujours un bon d’échange.
Côté cosmétique et beauté, misez sur le réutilisable comme des lingettes démaquillantes en coton bio. Attention aux produits dits naturels, cherchez avant tout les labels environnementaux. Pensez aux produits avec des emballages rechargeables, de plus en plus faciles à trouver. N’offrez pas de produits contenant des microbilles de plastique (on en trouve dans de nombreux exfoliants par exemple), car ces billes ne sont pas éliminées en station d’épuration et se retrouvent en quantité importante dans nos océans. Or la pollution plastique de nos océans est un problème écologique majeur.
Pour les incontournables chocolats, choisissez des chocolats bio et si possible équitables. Ils sont produits sans engrais et traitement chimiques et permettent à de petits producteurs de recevoir un revenu équitable pour leur travail, leur permettant de vivre dans des conditions décentes.

Emballages et papiers cadeaux de Noël
Placés sous le sapin, on ne voit qu’eux. Ils participent au charme du cadeau, c’est évidemment les papiers cadeaux. Il existe plusieurs solutions pour emballer sans trop générer de déchets. Cette année, laissez libre cours à votre imagination :
• utilisez du tissu et de jolis rubans pour emballer les cadeaux. Les tissus pourront être réutilisés de nombreuses fois et ne viendront pas alourdir votre poubelle. Très tendance et effet garanti ;
• privilégiez le papier cadeau recyclé et issu de forêts gérées durablement ;
• privilégiez les papiers cadeaux faciles à recycler : ceux qui ne brillent pas ! Les papiers brillants ne peuvent pas être recyclés et doivent être mis dans la poubelle normale alors que les emballages en papier peuvent être mis dans le bac de tri ;
• les journaux, les magazines et le papier kraft peuvent devenir des papiers cadeaux. Résultat vintage garanti ;
• utilisez des boîtes et de jolis sacs en papier épais que vous pourrez réutiliser plusieurs fois.

À Noël, beaucoup d’emballages à trier
• Dans la poubelle pour emballages : les emballages cartonnés comme les boîtes des parfums, de chocolats, les emballages cartonnés de jouets (sans le polystyrène)… ;
• dans la poubelle des papiers : les papiers cadeaux non brillants, les enveloppes, le papier journal, les cartes de vœux (pour celles qui font de la musique, pensez à enlever la pile avant !)… ;
• dans la poubelle pour le verre : les bocaux en verre, les bouteilles ;
• dans la poubelle classique : les emballages en plastique (sauf si vous avez reçu la consigne inverse de votre ville comme 24 millions de Français qui trient maintenant tous les emballages !), le polyester, le polystyrène, le papier cadeau brillant, les sachets en plastique fin qui entourent les jouets, les rubans et nappes en papier usagées (qui contiennent souvent des fibres plastiques), la vaisselle jetable… ;
• en déchèterie : le sapin, les piles, les grands cartons…

Des cadeaux sans se ruiner

Quel est le budget des Français pour Noël ? Quel est leur principal poste de dépenses ? Anticipent-ils leurs dépenses ? Quelle somme leur manque-t-il pour réaliser leur Noël idéal ? Quels bons plans utilisent-ils pour optimiser leur budget ?
À l’approche des fêtes de fin d’année, Cofidis a publié les résultats de la 3e édition de l’enquête sur « Le budget et les bons plans des Français pour Noël », réalisée en partenariat avec Rakuten, acteur majeur du e-commerce international, et en collaboration avec l’institut CSA Research.
Cofidis réalise régulièrement des études sur les utilisateurs de crédit à la consommation et les projets des Français dans une démarche de compréhension de l’évolution des usages et des besoins des consommateurs. Parmi les résultats marquants de cette 3e édition, le budget moyen des Français pour Noël est de 549 €, soit une légère baisse par rapport à l’an dernier (-22 €). Le budget médian suit la même tendance et s’élève à 391 € (contre 448 € l’an dernier ; 57 €). À noter que plus d’un tiers de ce budget (39 %) sera largement dépensé en ligne, sur des sites web ou applis mobiles.
La période de Noël reste un moment important pour la majorité des Français qui cherche avant tout à faire plaisir à leurs proches. Les cadeaux restent en effet le premier poste de dépenses, en augmentation pour la deuxième année consécutive (355 € ; + 32 € en deux ans). À noter que, malgré un budget « cadeaux » plus élevé, les Français envisagent de déposer un peu moins de cadeaux sous le sapin cette année (7 contre 8,5 en 2018).
Parmi les autres postes de dépenses figurent le repas (131 € ; +2 €), la tenue (34 € ; égal à 2018), les décorations (33 € ; +4 €) et les transports (31 € ; -6 €).
Près de 3 Français sur 5 (59 %) déclarent effectuer leurs achats à la fois en points de vente physiques et sur les plateformes de e-commerce (+ 4 pts).
Plus de la moitié des achats de cadeaux devraient être effectués en ligne (4 sur 7 en moyenne) notamment pour l’achat de produits culturels (56 %), de jouets ou de jeux (55 %) et de produits high-tech (31 %).
Afin de financer leurs cadeaux, les Français puisent en priorité dans leur budget dédié aux dépenses courantes (68 %), utilisent des chèques ou bons cadeaux (29 %) ou puisent dans leur épargne personnelle (21 %).
Pour profiter pleinement et pouvoir gâter leurs proches sans se ruiner, les Français s’organisent :
• 60 % d’entre eux anticipent leurs dépenses de Noël, principalement en se constituant une cagnotte. Plus d’un tiers d’entre eux met de l’argent de côté tout au long de l’année (33 % ; +2 pts par rapport à 2018).
• Plus d’un tiers (36 %) déclare faire leurs achats lors de périodes promotionnelles comme le Black Friday, qui aura lieu le 29 novembre cette année. 40 % des Français déclarent d’ailleurs acheter leurs cadeaux de Noël dès le mois de novembre (+3 pts par rapport à 2018). Parmi les autres astuces et bons plans, les Français déclarent préparer eux-mêmes leurs repas (59 % ; égal à 2018) et cumuler des points sur leurs cartes fidélité et les utiliser pour leurs achats (35 % ; +4 pts).
« Synonyme de retrouvailles et de partage, Noël est un moment précieux pour la majorité des Français dont la priorité est de gâter leurs proches. Afin de pallier un budget un peu plus serré, les Français s’organisent tout au long de l’année pour optimiser leur budget. Ils constituent une cagnotte pour Noël, anticipent leurs dépenses et profitent des grands temps forts commerciaux comme le Black Friday. Un Français sur 10 utilise également une facilité de paiement ou un crédit à la consommation pour effectuer ses achats », déclare Mathieu Escarpit, Directeur marketing de Cofidis. « Avec plus de la moitié des cadeaux de Noël acheté en ligne, les Français plébiscitent les plateformes e-commerce dans la préparation de Noël. Produits culturels, high-tech ou jouets, ils favorisent l’achat en ligne pour le large choix de références, le prix et les services associés. 2 Français sur 3 déclarent en effet avoir déjà eu recours au Click & Collect qui leur permet de récupérer leurs achats jusqu’au dernier moment. Enfin, la tendance de la revente des cadeaux ne cesse de croître et concerne 1 français sur 5 », note quant à lui Armando Pastor, Directeur marketing de Rakuten France.

 549 euros : le budget moyen des Français pour Noël
Anticipé toute l’année, le budget des Français pour Noël s’élève à 549 € en moyenne (cadeaux, repas, transports, décorations…), en légère baisse par rapport à l’année précédente (-22 € vs 2018). Ce budget moyen présente néanmoins de fortes disparités en fonction de :
• l’âge : 352 € en moyenne pour les moins de 35 ans contre 701 € en moyenne pour les 50 ans et plus. Les retraités auront le budget moyen pour Noël le plus élevé cette année (766 € ; + 79 € par rapport à 2018).
• la CSP : 416 € en moyenne pour les CSP – contre 552 € en moyenne pour les CSP+.
• la taille de l’agglomération : 543 € en moyenne pour les agglomérations de moins de 2000 habitants contre 713 € en moyenne pour les habitants de l’agglomération parisienne.
Le budget médian connaît également une légère diminution et s’élève à 391 € (contre 448 € l’an dernier ; – 57 €).
Plus d’un tiers du budget Noël (39 %), soit 215 € en moyenne, sera dépensé en ligne, sur des sites web ou des applis mobiles. On observe que les CSP+ ont une plus grande propension à effectuer leurs achats de Noël en ligne (249 € en moyenne ; soit 45 % de leur budget global).
Une large majorité de Français (7 sur 10) anticipe un budget égal à celui qu’ils ont dépensé en 2018 (70 % ; +3 pts) preuve que malgré une situation financière contrainte, Noël reste un moment important pour les Français. De plus, la part de ceux qui affirment que leur budget sera supérieur à l’an dernier (14 %) est en légère hausse (+1 pt par rapport à 2018), notamment les moins de 35 ans (23 %). Enfin, la moitié des Français affirment qu’ils respecteront le budget prévu (50 % ; – 2 pts). Ce sont notamment les personnes dont le budget global pour Noël est inférieur à 200 € (62 %), les personnes dont les revenus sont inférieurs à 1 451 € par mois (58 %) ainsi que les foyers sans enfants.

Gâter leurs proches : la priorité des Français
Noël reste le moment privilégié pour faire plaisir à ses proches. Aussi, les cadeaux sont toujours la priorité et restent le premier poste de dépenses (355 €). Ce budget est en augmentation pour la deuxième année consécutive (+15 € par rapport à 2018 ; +32 € par rapport à 2017). Par ailleurs, la part des Français cherchant à limiter leurs dépenses sur les cadeaux diminue (11 % ; – 3 pts).
Malgré un budget « cadeaux » en hausse cette année, les Français envisagent de déposer un peu moins de cadeaux sous le sapin (7 contre 8,5 en 2018), signe que la qualité prime sur la quantité. Cependant, on observe que les Français les plus prévoyants, notamment ceux qui commencent leurs achats de Noël dès le mois d’octobre, comptent acheter 10 cadeaux en moyenne. De la même manière, les foyers avec enfants (dont un tiers réalise ses achats dès le mois d’octobre) envisagent d’acheter 9 cadeaux en moyenne.
Toujours épicuriens, les Français accordent une place importante aux repas puisque ces derniers constituent le 2e poste de dépenses le plus important à Noël (131 € ; +2 €). Cet élément constitue un des « totems » importants de cette fête sur lequel les Français ne font pas de concession. En effet, seuls 5 % d’entre eux envisagent de limiter leurs dépenses sur les repas. Les autres postes de dépenses sont la tenue (34 € ; égal à 2018), les décorations (33 € ; +4 €) et les transports (31 € ; -6 €). Ces derniers postes sont les plus impactés par les restrictions de budget, plus particulièrement la tenue vestimentaire (pour 27 % des Français) et les décorations (pour 21 % des Français).
À noter que près d’un Français sur 3 (31 %) déclare ne pas chercher à limiter ses dépenses ce qui souligne le caractère primordial de Noël : un moment privilégié avec ses proches.

Noël : un moment attendu et préparé dès le début de l’année
Afin de faire plaisir à leurs proches sans pour autant se ruiner, les Français sont prévoyants. L’anticipation est donc toujours de mise : 60 % des Français déclarent anticiper leurs dépenses de Noël (contre 64 % en 2018), notamment les moins de 35 ans (70 %), les foyers avec enfant (70 %), les femmes (68 %) et les CSP- (67 %).
Parmi ceux qui anticipent leurs dépenses :
• Plus de la moitié met de l’argent de côté toute l’année (55 % ; +4 pts, soit 1/3 des Français au global), plus particulièrement les 50 ans et plus (60 %), et les hommes (60 %).
• 28 % économisent à partir d’un mois donné (-1 pt) principalement à partir d’octobre (38 %).
• Par ailleurs, de plus en plus de Français (24 % ; + 4pts) préfèrent reporter certaines dépenses à une période ultérieure, après les fêtes.
Pour financer l’achat des cadeaux de Noël, près de 7 Français sur 10 (68 %) puisent dans leur budget dédié aux dépenses courantes, en particulier ceux dont le budget cadeau est supérieur à 250 euros (73 %) et les 50 ans et plus (73 %). L’utilisation de chèques ou bons cadeaux est plébiscitée par 29 % des Français, notamment les CSP– (45%) et les foyers avec enfants (38 %). Enfin, 21 % d’entre eux choisissent de puiser dans leur épargne personnelle.
À noter que plus d’un français sur 10 (11 %) utilise une facilité de paiement ou un crédit à la consommation pour financer l’achat de cadeaux.
Compte tenu du nombre important de cadeaux à acheter, les Français préparent l’échéance : 68 % d’entre eux n’attendent pas décembre pour acheter leurs cadeaux, et s’y prennent dès octobre (28 %) ou novembre (40 %). Malgré cet effort d’anticipation, le « rush » de Noël demeure un incontournable, et ce sont ainsi un tiers des Français qui achètent l’ensemble de leurs cadeaux en décembre, une pratique particulièrement répandue chez les hommes (16 %) et les seniors (12 %).

Les bons plans des Français pour réduire leurs dépenses et optimiser leur budget de Noël
Afin d’optimiser leur budget, les Français misent avant tout sur le fait maison et sur les offres promotionnelles. Parmi les astuces privilégiées, on retrouve :
• préparer soi-même ses repas (59 % ; égal à 2018), une pratique très répandue chez ceux dont le budget Noël sera supérieur à 501 € (68 %), les 50 ans et plus (68 %) et les habitants vivant dans une commune rurale (66 %).
• faire ses achats lors de périodes promotionnelles comme le Black Friday (36 % ; égal à 2018), une astuce particulièrement plébiscitée par les jeunes de 18-24 ans (46 %), et les inactifs (45 %).
• cumuler des points sur sa carte fidélité et les utiliser pour ses achats (35 % ; +4 pts), pratique particulièrement utilisée chez les employés (45 %) et les 35-49 ans (43 %).
• faire un seul cadeau pour un couple (30 % ; + 3 pts).
• trouver des codes promo sur Internet ou sur les réseaux sociaux (28 % ; +2 pts)

Le e-commerce de plus en plus incontournable pour les achats de Noël
En ce qui concerne l’achat des cadeaux, on observe une complémentarité des canaux (magasins et Internet) qui s’ancre dans la pratique. En ce sens, près de deux tiers des Français (59 % ; + 4 pts) affirment mixer les points de vente physiques et les plateformes de e-commerce pour réaliser leurs achats, notamment pour les Français dont le budget Noël est supérieur à 501 euros (65 %). Les sites Internet sont privilégiés par 16 % des Français en particulier par les plus jeunes (22 % des moins de 35 ans font généralement leurs achats de Noël en ligne). L’achat en magasin (25 %) est surtout privilégié par les 50 ans et plus (30 %). Plus de la moitié des cadeaux offerts à Noël viendra d’un achat effectué en ligne (4 cadeaux sur 7 en moyenne). Le e-commerce est notamment privilégié pour les achats de produits culturels (56 %), de jouets et de jeux (55 %) et de produits high-tech (31 %).
Les consommateurs plébiscitent l’achat en ligne pour le large choix (62 %), les prix (55 %) et la rapidité d’achat (46 %). Ils favorisent les magasins notamment pour obtenir des avis et se faire conseiller (51 %) ainsi que s’assurer d’avoir leur cadeau à temps (58 %).
La pratique du Click & Collect est entrée dans les mœurs. Près de 2 Français sur 3 (64 %) ont déjà eu recours à ce service, notamment les familles (76 %) et les moins de 35 ans (75 %).
Contrairement aux idées reçues, cette pratique reste synonyme d’anticipation et d’organisation (utilisée par 71 % des Français qui achètent dès octobre contre 64 % dans l’ensemble).
Enfin, la revente ou l’échange de cadeaux reçus à Noël est une pratique qui progresse et concerne près d’un Français sur 5 (19 %), plus particulièrement les foyers avec enfants (28 %), les moins de 35 ans (28 %) et les CSP+ (24%). Cette dernière tend notamment à se développer sous l’impulsion des plateformes de vente en ligne (54 % des cadeaux revendus).