Parcours gastronomique

Parcours gastronomique

Vitrine du patrimoine culinaire français et francilien, ce parcours des papilles et de l’esprit francilien sera jalonné d’étapes gourmandes au sein de 6 sites exceptionnels. Petit avant-goût avant leur ouverture prochaine.

La cuisine française a une identité qui a fait sa renommée mondiale. Le repas français a été inscrit au Patrimoine culturel immatériel de l’Humanité par l’Unesco. Les grands chefs ont donné à la cuisine une dimension internationale : c’est le bon goût français, l’art de la table et notre savoir-faire qui sont mis à l’honneur. La Région Île-de-France est la première région française de la gastronomie, 130 des restaurants étoilés s’y trouvent, soit plus de 22 % des restaurants étoilés français, et 17 % de l’ensemble des restaurants. Tous les départements franciliens contribuent à la mise en valeur de notre patrimoine culinaire à travers leurs produits, leurs marchés, leurs festivals et leurs restaurateurs.
Le Parcours de la Gastronomie, que la Région vient de lancer à travers la signature de la charte avec les 6 membres fondateurs, s’inscrit dans la stratégie de développement du tourisme déployée par le Conseil régional et le Comité régional du Tourisme. Il a pour ambition de promouvoir la gastronomie francilienne. C’est une vitrine exceptionnelle afin de faire mieux connaître et apprécier du grand public les produits, les savoir-faire et les valeurs culinaires qui ont fait la réputation de la France à l’international.
Le bien manger et ses impacts sur la santé sont des enjeux clés pour la Région Île-de-France. Par exemple, la Région a lancé lors du Salon de l’Agriculture la baguette des Franciliens et de la filière blé-farine-pain régionale. Le Centre régional de la valorisation et d’innovation agricole et alimentaire (Cervia) Paris Île-de-France, déjà à l’initiative des marques territoriales « Produit en Île-de-France / Made in Paris Region », « Mangeons local en Île-de-France » et « Agneau des bergers d’Île-de-France », poursuit sa démarche de valorisation des produits du territoire francilien. Il s’agit de mettre en lumière la première filière agricole et alimentaire d’Île-de-France pour répondre aux enjeux de demain, en développant une approche toujours plus locale, durable et responsable.
Dans le cadre du Pacte agricole, la Région Île-de-France a initié un Plan régional de l’Alimentation, reposant sur une concertation de toutes les parties prenantes. Le but : renforcer la dynamique du territoire pour répondre à une demande croissante en matière de produits locaux, sains et de qualité. Après ses premières assises sur le Salon de l’Agriculture le 28 février 2019, une stratégie sera prochainement présentée aux élus régionaux.

Principaux objectifs
La Région Île-de-France souhaite promouvoir la Gastronomie française, des produits et des savoir-faire, des sites et artisans gastronomiques franciliens à travers le Parcours de la Gastronomie en Île-de-France. Le Parcours de la Gastronomie doit être pour les visiteurs un espace agréable de loisirs, de partage et d’échange qui doit leur permettre de mieux appréhender la question alimentaire. Un centre de réflexion, d’éducation, de formation visant à permettre aux familles, aux jeunes, aux séniors, de manger mieux en termes de santé publique et de bien-être. C’est pourquoi le Parcours de la Gastronomie contient des espaces de dégustations, de ventes, d’expositions, d’ateliers, de démonstrations, qui réuniront tous les professionnels des métiers de bouche. Le Parcours de la Gastronomie s’attache aussi à mettre en œuvre la transmission des savoir-faire, à assurer la formation et l’accompagnement des jeunes qui ont choisi de s’investir dans les métiers de l’agroalimentaire.

Enjeux
Selon une étude réalisée par le Comité régional du Tourisme (CRT) (1), près d’un quart des touristes a découvert la gastronomie française en Île-de-France. Pour l’Insee le pourcentage des consommations touristiques allant dans la restauration s’élève à 14 %, soit plus de 3 Md€ en 2018, c’est le second poste de dépenses des touristes après le transport par avion (23 %). Les touristes s’intéressant à la gastronomie ont un profil particulier, puisqu’ils séjournent en moyenne plus longtemps que l’ensemble des touristes (5,4 nuits versus 3,7 nuits) et consacrent un quart de leurs dépenses journalières à l’alimentation et la restauration. Il s’agit très majoritairement de touristes internationaux (75 %), âgés de 39 ans en moyenne, appartenant aux CSP+ (37%) et venant davantage en couple (31 %) ou entre amis (13 %). Le tourisme génère au total 395 000 emplois en Île-de-France dont 261 500 sont directement liés à la présence de touristes dans la région. Parmi ces derniers, six sur dix sont des emplois dans la restauration et l’hébergement. L’action publique régionale participe directement au soutien de la gastronomie, notamment en finançant la formation de près de 2 700 apprentis cuisiniers en 2017 et des salons de renommée internationale comme le Salon du Chocolat ou le Salon Bon. Cela accompagne la stratégie nationale portée par Atout France qui investit 1,50 M€ pour promouvoir la destination France sous le prisme de la Gastronomie.
La Région Île-de-France est engagée à promouvoir la Gastronomie, notamment au travers une alimentation locale de qualité, comme la Présidente de la Région l’a rappelé lors du dernier Salon de l’Agriculture. L’Île-de-France accueille deux grandes places mondiales de l’alimentation : le plus grand marché de frais au monde à Rungis (94) et la Biennale de l’innovation et de la créativité alimentaire à Villepinte (93). Producteurs de produits laitiers, traiteurs, entreprises d’épicerie… se mobilisent au quotidien pour que les Franciliens bénéficient d’une alimentation locale de qualité. Chocolat, menthe, coquelicot, safran… la Région Île-de-France soutient les démarches de valorisation des produits, des territoires et du savoir-faire francilien avec une nouvelle marque, créée dans le cadre du Pacte agricole, le « Produit en Île-de-France ». Le Cervia, organisme associé de la Région, est reconnu cellule de diffusion technologique par le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. L’alimentation est la troisième préoccupation « environnementale » des Franciliens, après la qualité de l’air et le réchauffement climatique. C’est également un outil de l’attractivité.

Les sites

Différents circuits composent le Parcours de la Gastronomie, ces circuits mettent en cohérence les différents sites qui seront promus notamment par le CRT. L’offre veillera à donner une cohérence autour :
• des 6 sites structurants ;
• d’une sélection régulièrement actualisée de lieux tendance ou proposant des expériences uniques ou insolites ;
• des marchés franciliens ou de producteurs souhaitant partager avec les visiteurs leur passion à travers des animations ludiques ou pédagogiques ;
• de salons ou d’événements labellisés.
Les partenaires sont animés par la volonté d’offrir au public francilien, aux touristes nationaux et internationaux, un parcours thématisé et dédié à la gastronomie française. Ils s’inscrivent dans une démarche commune destinée à mettre en valeur tous les acteurs du secteur de l’agroalimentaire, des métiers de bouche et les professionnels de l’art culinaire français qui ont fait la réputation de la France à travers le monde.

L’Hôtel de la Marine à Paris : une offre gastronomique sur les thèmes du voyage et de l’exploration d’ici 2020
Construit entre 1757 et 1768 par Ange-Jacques Gabriel, l’architecte du Petit Trianon du Château de Versailles, c’est notamment ici, dans le cabinet d’audience du surintendant de l’Hôtel de la Marine, que l’acte d’abolition de l’esclavage a été signé en 1848. Ce nouveau site emblématique de l’attractivité de Paris et du rayonnement international de la France sera ouvert en 2020 après 130 M€ de travaux. 12 700 m2, dont 6 200 m2, seront ouverts au public. L’Hôtel de la Marine proposera une offre gastronomique, notamment thématisée sur les thèmes des voyages et l’exploration. Le site proposera un espace de restauration abordable, qui répond à « la logique de démocratisation » du lieu. L’objectif est d’attirer 600 000 visiteurs pour la première année d’ouverture. L’Hôtel de la Marine accueillera également les sièges de la future Fondation pour la mémoire de l’esclavage et de l’Académie de la Marine. Il sera ouvert 7 jours sur 7 et parfois en nocturne, avec pour ambition de concilier patrimoine et innovations numériques.

La poste de Versailles : des restaurants et des commerces autour du savoir-faire artisanal français
À la place de l’ancienne Poste centrale de Versailles, élevée dans les années 1950, verront le jour un centre d’innovation, une salle de spectacle et plusieurs commerces et restaurants. L’idée d’ouvrir, à cet endroit, un espace culturel pour les Versaillais a servi de principe directeur pour le maire, François Demazières. Le site est idéalement placé à proximité du Château et du Potager du Roi, agrandi à 10 000 m2, dont 1 500 m2 de restaurants et commerces. Il y aura également une salle de spectacle de 600 m2 et des espaces de travail partagé aménagés. Parallèlement, un centre d’innovation géré par « Créative-Valley », un accompagnateur de start-up, doit voir le jour. Axé autour des métiers de l’art et de l’innovation, le centre entend mêler savoir-faire artisanal à la française et développement des nouvelles technologies au service d’une production haut de gamme et créative. L’ouverture est prévue mi-2020 pour un montant prévisionnel des travaux de 23 M€ par le promoteur la Compagnie de Phalsbourg.

Le pavillon France de l’Exposition universelle de Milan à Tremblay-en-France : un site avant-gardiste de l’innovation alimentaire d’ici 2020
Fabriqué par l’entreprise Simonin de Montlebon, l’extraordinaire pavillon français de l’Exposition universelle de Milan, en 2015, va connaître un nouvel avenir. Il sera remonté en Île-de-France et proposera 3 000 m2 dédiés à l’agroalimentaire dont 1 500 m2 de commerces et de restaurants. Ce sera un site avant-gardiste de l’innovation agroalimentaire. Il sera notamment composé : d’une cour gastronomique à la française, valorisant les produits du terroir et les innovations ; d’espaces de consommation et de dégustation ; d’un restaurant bistronomique ; de marchés éphémères qui permettront aux agriculteurs locaux de valoriser les circuits courts et leurs produits agricoles ou transformés ; d’ateliers de cuisine pour enfants et pour adultes ; d’une agriville et d’espaces de formation. L’ouverture est prévue fin 2020 pour un montant prévisionnel des travaux de 18 M€.

La Maison des fromages de Brie à Coulommiers : un centre d’interprétation dédié aux fromages de Brie d’ici 2020
Sur le site historique du Couvent des Capucins, le début des travaux a eu lieu mi-2019. Cela permettra de doter le territoire d’un équipement touristique majeur, en capitalisant sur la marque mondialement connue qu’est le fromage de Coulommiers et de soutenir et développer la filière « Brie », ses éleveurs, producteurs de lait, fabricants de fromage, affineurs et revendeurs. Cela, tout en créant un équipement culturel, de loisirs et pédagogique à destination des habitants du territoire, et pour sensibiliser les plus jeunes sur des thématiques comme le terroir, l’environnement, la nutrition ou encore la gastronomie.

La Halle gourmande de Saint-Ouen : des commerces de bouche, un marché bio, une école de cuisine et une ferme pédagogique d’ici 2021
La Halle Gourmande sera comme une place de village sous la verrière, avec un grand patio central, une dizaine de restaurants double hauteur, une trentaine de commerces de bouche avec pour objectif de mettre en valeur des produits bons et bon marché. Cet espace intégrera des commerces (poissonnier, boucher, fromager, fleuriste), un mini-marché bio, une école de cuisine ou une ferme pédagogique. Cette halle a vocation à favoriser la diversité et l’authenticité qui permettent d’acheter des produits du terroir d’Île-de-France en circuit court, mais aussi de consommer sur place des produits de qualité autour de nombreux petits stands. Ce sera un lieu de vie comme dans d’autres grandes villes européennes comme Barcelone, Londres ou Lisbonne. L’espace représentera 10 000 m2 dont 5 000 m2 de restaurants et commerces. Au sein du nouvel écoquartier de 100 ha, une des plus grandes opérations urbaines de la région. L’ouverture est prévue au 2e semestre 2021.

La Cité du goût à Noisiel : une destination autour de la gourmandise et du chocolat d’ici 2023
Véritable destination touristique, la Chocolaterie Menier est en partie classée monument historique. Elle constitue un des sites les plus visités de l’Île-de-France lors des Journées du Patrimoine. Sa nouvelle affectation, comme destination plurielle autour de la gourmandise et du chocolat, viendra conforter cet attrait en y apportant une dimension culturelle et sportive ouverte à tous, dans un quartier urbain proposant une programmation mixte et permettant aux habitants de Noisiel et de Torcy de retrouver après deux siècles, l’accès aux berges de la Marne. Ce projet permettra ainsi de faire cohabiter de manière équilibrée, activités économiques créatrices d’un millier d’emplois, logements, équipements publics et espaces verts avec la naissance de la Cité du Goût. La Cité du Goût s’étendra sur 14 000 m2 dont 6 500 m2 pour la fabrique du chocolat. L’ouverture est prévue début 2023 pour un montant prévisionnel des travaux de 20 M€.

(1) Étude CRT Paris Île-de-France « Tourisme et découverte de la gastronomie française ».