Révolution écologique et sociale

Révolution écologique et sociale

Une coalition d’entreprises s’engage pour lancer la démarche « 10 % pour tout changer ».

Depuis deux mois, une centaine d’entreprises – grands groupes internationaux, entreprises de l’économie sociale et solidaire, TPI, TPE, start-ups – toutes pionnières en matière d’engagement des entreprises s’est réunie à plusieurs reprises au ministère de la Transition écologique et solidaire autour de Christophe Itier, Haut–Commissaire à l’Économie sociale et solidaire et à l’Innovation sociale. Au cœur de ces rencontres, qui se sont tenues à un rythme soutenu, une volonté : accélérer la mise en œuvre de programmes de lutte contre le changement climatique et de progrès social au sein de leurs organisations, et passer du discours sur l’engagement des entreprises à des actions concrètes.
Ensemble, ils ont décidé d’un agenda commun pour travailler en groupes sur cinq thèmes majeurs et faire passer à l’échelle les solutions qui marchent et faire des entreprises des fers de lance d’une nouvelle dynamique sur l’ensemble du territoire.
Avec les participants présents le 28 mai dernier, de grandes entreprises comme (Engie, Bonduelle, Leroy Merlin, Leboncoin, Crédit Agricole, Renault, BNP Paribas…), des acteurs de l’économie sociale et solidaire (La Croix rouge, Ashoka, Mozaic RH, Péenix…), des dirigeants de réseaux d’entreprises (Meti, Orse…), la nouvelle génération d’entrepreneurs (GoJob, Castalie, Le Slip français), des experts, des universitaires et des parlementaires ont fait de ce chiffre 10 % pour changer leur axe de ralliement, de recrutement et d’appel à participation des autres entreprises pour que la révolution entrepreneuriale sociale et écologique soit à la hauteur des enjeux sociaux et environnementaux de notre époque.
Christophe Itier propose à toutes les entreprises et organisations qui partagent cette vision de rejoindre cette démarche. Dans ce cadre, le ministère de la Transition écologique et solidaire a accueilli le « Lab 10 % ». Ainsi cinq groupes de travail sont ainsi formés sur :
• la mobilisation des pairs et les leviers d’engagement pour toutes les entreprises (RSE, mécénat, coopérations économiques…) ;
• les outils de financement de l’économie à impact (philanthropie, investissement à impact..) ;
• les indicateurs et référentiels pour mesurer et valoriser l’impact des entreprises qui s’engagent ;
• les « activistes » du changement dans l’entreprise ;
• l’engagement des entreprises à l’échelle des territoires.
Une journée de travail collectif et dédié est prévue le 9 juilletpour acter les mesures transformatrices. Et rendez-vous est pris en septembre pour la restitutionde ces actions à mener.

5 groupes de travail, 5 grands enjeux

À l’occasion de rencontres qui ont eu lieu au ministère de la Transition écologique et solidaire, de nombreuses réflexions, attentes, idées ont été évoquées. Elles dessinent 5 grands enjeux pour permettre de passer un cap dans l’engagement des entreprises et pour accélérer le changement. Ces enjeux se fondent sur un constat partagé, une vision commune et sur des pistes d’actions, des leviers de transformation sur lesquels il est proposé désormais de travailler pour coconstruire une feuille de route, préciser des mesures structurantes et massifier l’engagement des entreprises. Ces cinq enjeux majeurs pour cinq groupes de travail constituent le Lab 10 %.

 Enjeu 1 : d’une communauté de pionniers à une mobilisation générale
• Les constats établis lors des rencontres
L’engagement ne doit plus être l’apanage de pionniers et il n’est pas concevable de se contenter d’une pollinisation lente des entreprises engagées, au regard des défis sociétaux et environnementaux qui sont les nôtres. Quels que soient sa taille, son statut, son activité, sa maturité, toute entreprise doit, dès aujourd’hui, pouvoir prendre sa part dans la transformation écologique et sociale du pays. Pourtant, s’il y a urgence à agir, le nombre d’acteurs économiques concrètement mobilisés et engagés demeure bien inférieur au seuil critique qui permettrait de provoquer le changement systémique dont nos sociétés ont besoin. En effet, il subsiste encore des freins à l’engagement : inhibition face à la multitude des défis sociaux et écologiques, multiplicité et complexité des leviers d’engagement, méconnaissance des outils, diversité des acteurs, réseaux et mouvements référents, etc.
• La vision commune des participants
Pour réussir à opérer le changement et répondre aux urgences environnementales et sociales, il faut actionner trois leviers concomitants : amplifier l’engagement des pionniers et en faire des modèles à suivre, accompagner et simplifier l’engagement des entreprises qui souhaitent entrer dans la démarche, rassurer et soutenir les indécis en valorisant les impacts positifs pour leur entreprise. Pour, enfin, convaincre les plus récalcitrants ou les acteurs les plus éloignés de ces principes d’actions. Il est urgent de créer les conditions d’un engagement massif et de créer le point de bascule : convaincre le plus grand nombre d’entreprises qu’il faut s’engager dans le combat.
Malcolm Gladwell parle d’un chiffre clé : 10 % d’une communauté engagée pour l’avènement d’une nouvelle norme sociale peut faire basculer le reste de la communauté vers ce nouveau type de comportement. C’est cette mécanique qu’il faut enclencher. C’est cet objectif qu’il faut se fixer. C’est ce message qu’il faut diffuser : l’ambition est atteignable. Si les outils, la pédagogie d’actions et le contexte pour s’engager sont simplifiés, les effets levier sont plus puissants.
• Les pistes de travail
– Comment construire un plaidoyer incarné et un langage commun et rassembleur qui permettront d’inspirer et de mobiliser le plus grand nombre d’acteurs de solutions et d’acteurs du changement ?
– Comment amplifier la diffusion positive de pair à pair ?
– Comment renforcer la lisibilité, l’accès et l’appropriation par les entreprises des leviers d’engagement existants ?
– Comment amorcer le « premier engagement » de l’entreprise ? Comment capitaliser sur le maillage des réseaux d’entreprises ?
– Comment sensibiliser et impliquer les collectivités territoriales en charge du développement économique (Région, Métropole, EPCI) et sociale (Département, Ville) ?

Enjeu 2 : soutenir le financement de l’économie à impact
• Les constats établis lors des rencontres
Les leviers fiscaux, financiers, économiques qui sont à la disposition des entreprises qui soutiennent l’intérêt général et l’impact, sont aujourd’hui déjà nombreux : philanthropie, mécénat, investissement à impact, finance solidaire, critères ESG, commande publique, etc. Si la France est parfois pionnière sur certains dispositifs (comme la finance solidaire), voire très incitatrice (comme pour le mécénat), elle révèle aussi parfois des réticences culturelles (comme sur la grande philanthropie ou les sociaux impacts bonds).
Si ces outils qui soutiennent et financent l’économie à impact ont des genèses et des niveaux de maturité différents, on observe pourtant aujourd’hui une convergence vers la culture de l’impact. On observe en ce sens une multiplication des expérimentations comptables, des innovations financières, des nouveaux modèles philanthropiques, des propositions d’optimisation du mécénat d’entreprise.
Il subsiste cependant : la question de la conviction et de l’opposition entre rentabilité à court terme et performance à long terme. L’intégration de ces modèles dans le core business des entreprises n’est pas encore une évidence ou une option connue de tous. La commande publique enfin doit prendre sa part dans la dynamique actuelle pour accélérer le changement.
Plus de 1 340 organisations gèrent actuellement 502 milliards de dollars d’actifs d’investissements à impact dans le monde entier.
• La vision commune des participants
Pour réussir à opérer la bascule, la question du financement de cette économie à impact est une des composantes clés du changement d’échelle et de l’accélération du processus. À titre d’exemple, aujourd’hui seulement 9 % des entreprises sont mécènes.
Pour ce faire, l’ensemble des leviers de financement sont à travailler : créer les conditions du passage à l’échelle, soutenir et essaimer les innovations et expérimentations financières et comptables, accélérer la diffusion de la culture de l’impact.
Ces outils doivent davantage s’articuler entre eux, bénéficier d’un environnement fiscal stabilisé et harmonisé, et contribuer à faire pivoter les modèles économiques vers la performance globale : la triple bottom Line. Il faut utiliser les outils du capitalisme pour en modifier les fondamentaux.
Les entreprises solidaires, c’est-à-dire celles qui œuvrent au service de l’intérêt général, disposent d’un encours de 548 millions d’euros, en hausse de 9,2 % en 2017. 352,1 millions d’euros de financement solidaire ont été générés pour soutenir des projets à vocation sociale et/ou environnementale.
Le nombre total des entreprises mécènes s’élève en 2017 à 9 % pour un budget compris entre 3 et 3,6 milliards d’euros
• Les pistes de travail
– Faut-il moduler les avantages fiscaux du mécénat en fonction de la taille de l’entreprise, de la pluriannualité de son engagement et de priorités sociales et environnementales qu’elle affiche ?
– Comment clarifier le paysage des fondations et des fonds de dotation d’entreprises ?
– Comment développer le mécénat de compétences et le probono ?
– Comment développer la générosité embarquée (arrondi sur salaire, arrondi en caisse) ?
– Comment diffuser une culture de la philanthropie à impact ou venture philanthropy ?
– Comment accélérer le développement de l’investissement à impact social ?
– Quels sont les leviers à utiliser pour que les enjeux sociaux et environnementaux soient intégrés au cœur des business models : fiscalité positive avec bonus-malus, notation de la dette, comptabilité triple capital ?
– Comment aider les investisseurs à impact à compenser la prise de risque non rémunérée financièrement ?
– Comment cumuler l’avantage fiscal du don avec celui de l’investissement dans les enveloppes défiscalisées (avec le PEA, l’ASV, la finance solidaire) ?
– Comment financer l’innovation et la recherche et développement sociale ?
– Comment mettre au cœur de la finance les critères ESG pour que les investissements dans les entreprises responsables ou à impact positif deviennent la norme ?
– Comment la commande publique peut servir d’accélérateur du changement ?

Enjeu 3 : objectiver l’impact de l’engagement des entreprises
• Les constats établis lors des rencontres
Parce que l’on ne peut voir progresser que ce que l’on peut mesurer, savoir mesurer l’impact réel de l’engagement sociétal des entreprises est une condition sine qua non pour sa reconnaissance d’une part et pour son développement d’autre part. Entre la multitude des certifications, des labels et la crainte du green et du social-washing, il paraît encore difficile d’identifier et de reconnaître clairement les entreprises qui engagent des actions concrètes pour « faire mieux ». Elles sont pourtant nombreuses et méritent que leur niveau d’engagement soit valorisé vis-à-vis de toutes leurs parties prenantes : collaborateurs, clients, fournisseurs, investisseurs, citoyens, pouvoirs publics, etc.
Dans un monde où l’information foisonne et peut être manipulée, la culture de la transparence, qui pourrait s’inspirer de la tendance actuelle du factchecking, s’impose comme une ligne de conduite évidente : dans notre société où l’engagement devient dominant sans que les faits puissent être toujours vérifiés rationnellement, il est fondamental de donner des repères qui soient quantifiables et valides.
Il existe plus de 400 labels à vocation environnementale.
• La vision commune des participants
Pour que l’on puisse évaluer l’action des entreprises et accélérer la massification, il est fondamental de trouver des outils pour différencier au sein de ces acteurs économiques d’un genre nouveau, les catégories d’organisations qui s’engagent concrètement : entre les volontaires — celles qui ont l’intention de changer – et les contributrices — celles qui explorent, engagent et agissent pour se transformer, au sein de leur organisation et vis-à-vis de leurs parties prenantes, de leurs écosystèmes. Et surtout, il est clé de trouver comment modéliser les exemples à suivre pour que ce mouvement grandissant des entreprises citoyennes – celles qui s’engagent donc, pour maximiser également leur impact positif et non plus leurs seuls profits – puisse être plus vaste, plus vertueux. Dans une approche B to B (fournisseurs, investisseurs, donneurs d’ordre), B to C ou purement citoyenne, la lisibilité, la rigueur, la transparence de l’évaluation de l’impact constituent les clés de l’amplification de l’engagement des entreprises.
Il est nécessaire de bâtir des grilles de lecture et des référentiels communs, compréhensibles par tous et appropriables par toutes les parties prenantes. Des labels, des indicateurs dominants qui permettent la mesure et la reconnaissance de l’engagement auprès des pairs. C’est aussi par cette visibilité qui sera donnée que les entreprises seront incitées à accélérer, à faire mieux.
• Les pistes de travail
– Quels indicateurs de performance globale et quels référentiels communs peut-on mettre en place pour l’engagement sociétal des entreprises ?
– Faut-il créer un label à la française pour les entreprises engagées ?
– Ou un label européen comme le préconise le rapport Notat-Sénard ?
– Quelle place aux labels déjà existants (B-Corp, Label Lucie) ?
– Comment faire la distinction entre la labellisation des entreprises et celles de leurs services, de leurs produits ?
– Faut-il proposer une labellisation distincte entre le corporate et le commercial ?
– Comment intégrer de façon plus systématique les Objectifs de Développement durable (ODD) dans notre référentiel commun ?
– Quels indicateurs de performance et quels référentiels communs peut-on mettre en place pour l’engagement sociétal des entreprises ?
– Comment développer des standards de notation qui reflètent fidèlement les valeurs d’un capitalisme responsable ?

Enjeu 4 : les « activistes » en entreprise, tous acteurs du changement
• Les constats établis lors des rencontres
Quelle que soit la qualité de l’environnement économique, fiscal, financier que nous pourrons bâtir pour le favoriser, l’engagement sociétal des entreprises est tributaire des femmes et des hommes qui possèdent, financent, dirigent, animent et font vivre l’entreprise.
Or, cet engagement repose encore trop souvent aujourd’hui sur la vision et l’énergie mobilisatrices d’un(e) dirigeant(e) convaincu(e), d’un(e) intrapreneur(e), d’un(e) salarié(e) militant(e). C’est un frein à la performance globale de l’entreprise, qui doit être structurelle et s’inscrire dans le temps long. C’est aussi une fragilité quant à la pérennité de cet engagement au moment de la transmission de l’entreprise ou d’un changement de dirigeant(e) par exemple.
Par ailleurs, le chemin est encore long pour que l’actionnariat intègre pleinement l’impact social et environnemental dans ses critères de mesure de rentabilité et dès lors, dans ses arbitrages stratégiques.
L’engagement ne doit, en effet, pas être satellite ou simplement compensateur du business as usual, mais il doit être intégré dans la stratégie de l’entreprise, dans son ADN, dans ses statuts et soutenu par des acteurs et des instruments financiers qui peuvent évaluer les critères environnementaux, sociaux comme des indicateurs de performance future.Enfin, les formations initiales ou continues qui préparent les managers et les collaborateurs de demain n’intègrent encore que trop peu ce changement de paradigme qui lie performance économique et impact social et environnemental.
• La vision commune des participants
Pour que la révolution systémique de l’engagement de l’entreprise soit effective, performante et irréversible, il faut que nous mettions en œuvre une approche holistique : des actionnaires aux dirigeants, des cadres aux collaborateurs. Il est nécessaire de créer les conditions d’un engagement authentique, efficient et durable de tous ceux qui gouvernent et font vivre l’entreprise aujourd’hui, mais également à ceux qui le feront demain.
• Les pistes de travail
– Comment faire évoluer les approches RSE, pour qu’elles ne soient plus compensatrices, mais contributives, au cœur de la stratégie d’entreprise ?
– Comment faire la pédagogie des avancées de la loi Pacte sur la « raison d’être », les « entreprises à mission » pour favoriser leur appropriation et accompagner leur déploiement ? – Comment encourager et soutenir le développement des fondations actionnaires en France ? – Comment favoriser l’hybridation des profils dans la composition de la gouvernance des entreprises entre ESS et économie « classique » ?
– Comment faire évoluer durablement la formation des dirigeants, des futurs décideurs (publics et privés) à cette nouvelle vision de la performance économique, écologique et sociale ?
– Faut-il intégrer cette notion de performance globale dans la rémunération des dirigeants ?
– Comment améliorer le partage de la valeur et l’intéressement au sein de l’entreprise ?

Enjeu 5 : les territoires, échelons pertinents pour l’engagement des entreprises
• Les constats établis lors des rencontres
Si les défis sociaux et environnementaux se posent à nous à l’échelle nationale, européenne et mondiale, ils prennent des réalités très différentes à l’échelle des territoires : les besoins sont souvent spécifiques et la manière d’y répondre efficacement repose sur la capacité à mobiliser les compétences propres au territoire.
Les solutions à apporter doivent s’imaginer avec les acteurs du territoire, qui portent tous une partie de la réponse : acteurs économiques, collectivités locales, société civile, etc. Parmi ces acteurs de proximité, les entreprises sont déterminantes par leur poids économique, par leur capacité de mobilisation de leurs parties prenantes internes et externes, par leur agilité et leur adaptabilité. Elles sont déterminantes pour co construire, innover, créer de nouvelles réponses et pour expérimenter.
Dans de nombreux territoires, des entreprises s’allient déjà à d’autres et/ou créent des partenariats innovants avec des entreprises de l’ESS, des associations, les pouvoirs publics pour s’attaquer à un besoin social, éducatif, sanitaire, écologique, etc. Bien souvent, les solutions qu’elles trouvent ainsi complètent celles portées par les politiques publiques, avec parfois même des résultats plus efficaces.
Dans de trop nombreux territoires en revanche, ces dynamiques ne sont pas ou pas suffisamment à l’œuvre, bien souvent en raison d’un cloisonnement des acteurs, de méconnaissance ou d’a priori.
• La vision commune des participants
Le territoire est l’échelon pertinent pour l’engagement de l’entreprise, car elle y développe souvent un fort sentiment d’appartenance tout comme ses salariés et ses parties prenantes (ancrage), elle peut s’appuyer sur son réseau (confiance et efficacité), elle agit sur un périmètre défini ce qui lui permet de constater son impact, voire de le mesurer.
À l’échelle des territoires, il est donc nécessaire de lever tous les freins à la mise en œuvre de ces alliances multiacteurs avec les entreprises, de les promouvoir. Comme d’évaluer et modéliser celles existantes qui ont permis d’apporter des réponses efficaces aux besoins du territoire afin d’inspirer et essaimer.
C’est par exemple l’esprit de French Impact, la nouvelle bannière française de l’innovation sociale.
• Les pistes de travail
– Comment French Impact peut contribuer à mieux répondre aux besoins des entreprises et des territoires ?
– Comment capitaliser efficacement sur les réseaux territoriaux existants (réseaux d’entreprises, acteurs de l’ESS, réseaux consulaires, réseaux économiques, collectivités locales) ?
– Comment identifier les meilleures actions d’entreprises, les coopérations territoriales innovantes et réussies pour inspirer d’autres entreprises, les déployer sur d’autres territoires ?
– Comment promouvoir la RSE territoriale (pratiques responsables, coopération économique) ?

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