La French Fab en mouvement 

La French Fab en mouvement 

Du 18 au 24 mars 2019, la Semaine de l’industrie vise à renforcer l’attractivité de l’industrie et de ses métiers.

Créée en 2011 suite aux États généraux de l’Industrie, la Semaine de l’industrie a pour objectif de faire découvrir au grand public, aux jeunes et aux demandeurs d’emploi en particulier, le monde de l’industrie moderne, qui innove et qui recrute.
Des événements gratuits et ouverts au grand public :
• visites d’entreprises ;
• journées portes ouvertes dans des établissements de formation ;
• interventions et témoignages dans les établissements scolaires et centres de formation ;
• forums des métiers et job datings ;
• animations, ateliers pédagogiques sur les sites scolaires ;
• conférences, tables rondes et débats, web-conférences et salons en ligne ;
• expositions, etc.

La mobilisation pour l’industrie
Pour la première fois depuis 2000, l’industrie française crée plus d’emplois qu’elle n’en perd ; elle ouvre davantage d’usines qu’elle n’en ferme. Pour transformer l’essai, le Gouvernement, France Industrie, Bpifrance, l’Alliance pour l’Industrie du Futur, l’UIMM, Région de France et Business France se mobilisent pour faire de 2019 une grande année pour l’industrie française sous un étendard commun, celui de la French Fab.

La French Fab en mouvement
Lancée le 2 octobre 2017, la French Fab est l’étendard d’une industrie française innovante et dynamique. Elle a pour objectif de fédérer les acteurs publics et les entreprises de toutes tailles (PME, ETI, grands groupes industriels) autour des valeurs communes de l’industrie du futur : innovation, excellence, numérique, nouveaux modèles d’affaires et moyens de production, nouvelles compétences et nouvelles organisations du travail. Comme la Semaine de l’industrie, la French Fab participe à la valorisation de l’excellence industrielle française, à l’attractivité des métiers du secteur et au développement de parcours professionnels.
Cette année, la « French Fab en mouvement » est à l’honneur de la 9e édition de la Semaine de l’industrie.

Le French Fab Tour
Lancé le 15 janvier 2019 en présence d’Agnès Pannier Runacher, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, le French Fab Tour vise à promouvoir l’excellence de l’industrie française.
Avec 60 étapes dans toute la France, dont la majorité dans les territoires d’industrie, le but est de proposer des offres d’emploi et co construire l’industrie de demain…
Chaque étape sera organisée autour de trois temps forts :
– des présentations et animations auprès de lycéens et collégiens, ainsi que des échanges entre étudiants et industriels sur les orientations et les métiers de l’industrie ;
– des rencontres entre demandeurs d’emploi et recruteurs de la région ;
– des échanges entre industriels et entrepreneurs partenaires de la French Fab.

Territoires d’industrie
Le 22 novembre 2018, le Premier ministre a lancé un nouveau dispositif d’accompagnement au service des territoires à forte dimension industrielle : les « Territoires d’industrie », dits aussi les « Territoires French Fab ». Situés dans les territoires, dans les zones périurbaines ou dans les petites et moyennes villes, elles présentent de véritables savoir-faire industriels.
136 territoires ont été identifiés en lien avec les régions et les intercommunalités. Ainsi sous l’égide de la French Fab, des contrats seront signés dans chacun de ces territoires entre élus locaux et industriels pour répondre à quatre enjeux : recruter, innover, attirer et simplifier.
En plus des moyens humains et techniques, l’État et ses opérateurs allouent plus de 1,3 milliard d’euros à ce programme. Ce soutien fera l’objet d’une contractualisation pour chaque territoire d’industrie, en lien avec les élus du territoire, les industriels locaux et les Régions. Les premiers contrats seront signés lors de cette Semaine de l’industrie.

Découvrir les métiers de l’industrie

 Portrait de l’industrie
• Le Conseil National de l’Industrie (CNI) : la mission du Conseil National de l’Industrie (CNI) est d’éclairer et de conseiller les pouvoirs publics sur la situation de l’industrie et des services à l’industrie en France, aux niveaux territorial, national et international, en intégrant les enjeux à l’export. Il réunit les pouvoirs publics, les entreprises et les représentants des salariés autour de thèmes stratégiques comme la formation, l’innovation, le financement des entreprises, l’économie circulaire ou encore le développement international.
Le CNI est doté d’un Comité exécutif resserré (16 membres) qui se réunit chaque trimestre. Ce comité est présidé par le Premier ministre (ou par le ministre de l’Économie et des Finances, en son absence). Le vice-président du CNI est Philippe Varin, président d’Orano et de France Industrie.
• Les filières industrielles : pilotés par le CNI, 18 Comités stratégiques de filière (CSF) ont pour mission d’identifier les enjeux de la filière ainsi que des projets structurants intégrés au sein de contrats de filières.

 L’industrie recrute
Près de 50 000 emplois sont vacants dans l’industrie. Contrairement aux idées reçues, l’industrie recrute et a parfois des difficultés à attirer des jeunes ou des salariés. Selon les entreprises représentées par l’UIMM (La Fabrique de l’Avenir), le recrutement annuel de 110 000 personnes serait nécessaire à leur bon développement.
• Une bourse aux stages et aux emplois sur le site de la Semaine de l’industrie : l’industrie qui a besoin de jeunes talents de tous niveaux de qualification, est un secteur qui offre de nombreuses opportunités de stages, de contrats d’apprentissage et d’emplois.  Un espace web recensant les offres de stages et d’emplois est accessible sur le site de la Semaine de l’industrie, grâce à la mobilisation de nombreux partenaires (Pôle emploi, ONISEP, UIMM, FIM). https://www.semaine-industrie.gouv.fr/industrie-recrute
• Répondre aux enjeux de la transition écologique et de la croissance durable : en participant à la transition vers une croissance durable et respectueuse de l’environnement, l’industrie constitue l’une des réponses aux défis écologiques de notre époque. On dénombre ainsi aujourd’hui :
– une trentaine de projets structurants menés par les filières, pour répondre aux enjeux de la transition vers une économie circulaire ;
– une quarantaine de projets identifiés pour réduire l’utilisation de l’énergie carbonée : les énergies renouvelables, une filière industrielle dans laquelle 39 % des lycéens aimeraient travailler.

De nouvelles compétences pour des métiers d’avenir
L’industrie de demain aura autant besoin de roboticiens, développeurs réalité virtuelle, chefs de projet maintenance prédictive, analystes en cybersécurité industrielle, ingénieurs simulation numérique, chercheurs en fabrication additive, machine learning engineer, que de profils de techniciens de production et de maintenance, de chercheurs ou de data scientists.
Les profils en maintenance prédictive sont, par exemple, très recherchés, avec des compétences variées, notamment d’investigation et de communication, afin d’anticiper la panne, détecter les pièces fragiles et échanger avec différents services de l’entreprise (achats, production, qualité). Les métiers de la maintenance peuvent être exercés dans plusieurs secteurs industriels : automobile, aéronautique, métallurgie, naval, électronique… La formation tout au long de la vie professionnelle devient donc nécessaire.
La maîtrise technique n’est pas la seule compétence recherchée par les entreprises. Pour 60 % des employeurs, les compétences comportementales, appelées également softs skills, comme le sens des responsabilités et de la fiabilité ou la connaissance et le respect des règles, sont tout aussi importantes.
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) met en avant les 4 C : la capacité à coopérer, la capacité à communiquer, la créativité et l’esprit critique.

Une offre de formation renforcée
• De nouvelles mesures pour l’apprentissage : la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel favorise désormais la réussite professionnelle des jeunes tout en répondant aux besoins de compétences des entreprises. Comme elle donne la responsabilité aux branches professionnelles d’organiser l’apprentissage et la formation.
Pour les jeunes, plusieurs mesures contribuent à proposer un nouveau statut plus attractif à l’apprenti :
– l’apprentissage est ouvert jusqu’à l’âge de 29 ans révolus (au lieu de 25 ans) ;
– la rémunération des jeunes de 16 à 20 ans en apprentissage est revalorisée et une aide de 500 € est octroyée aux jeunes de plus de 18 ans pour passer leur permis de conduire ;
– une prépa-apprentissage est mise en place pour ceux qui ne disposent pas des connaissances et compétences suffisantes ;
– une information transparente sur la qualité des formations en apprentissage ;
– le financement du contrat repose sur le principe « un jeune + une entreprise = un contrat = un financement » : la recherche d’une entreprise par un jeune ne se heurte donc plus au problème de financement.
Pour les entreprises, la réforme vise à lever les freins au recrutement des apprentis :
– simplification des formalités liées à l’embauche et unification des quatre aides aux employeurs ;
– allégement des conditions d’exécution du contrat d’apprentissage : durée du contrat ou conditions de rupture du contrat ;
– formations adaptées par les CFA selon la demande des entreprises et garantie de financement pour chaque jeune formé ;
– certification des CFA accentuée pour garantir la qualité des formations dispensées.
L’industrie s’est fixé l’objectif d’augmenter de 40 % le nombre d’apprentis dans son secteur d’ici 2023. Ainsi, les filières industrielles prennent des engagements lors de la signature de leur contrat stratégique de filière (CSF). Le CSF automobile, par exemple, prévoit d’accroître d’au moins 50 % d’ici 2022 le nombre d’apprentis ou de formations en alternance pour les salariés en reconversion.
L’apprentissage contribue fortement à la compétitivité des entreprises, car les jeunes sont formés en adéquation avec les besoins exprimés par les industriels. Son développement est donc un enjeu pour l’industrie puisqu’il sensibilise aux métiers de nouvelles technologies, accompagne la transmission des savoir-faire et le développement des compétences. Par ailleurs, l’apprentissage, réduit le chômage des jeunes : 87 % des apprentis trouvent un emploi dans les 6 mois suivant leur formation. D’ailleurs « de nombreux postes en apprentissage sont à pourvoir dans les entreprises industrielles essentiellement sur des formations de niveau bac pro et BTS ».
• Des crédits du Plan d’investissement dans les compétences (PIC) fléchés vers les métiers en tension : certains appels à projets du PIC portent sur l’industrie et notamment, en 2018 :
– deux appels à projets de préparation opérationnelle à l’emploi, portés par Pôle emploi, ont été lancés à destination des opérateurs de compétences (OPCO) (ex-OPCA, Organisme Paritaire Collecteur Agréé). Dotés d’environ 200 millions d’euros, ils visent notamment à financer les formations de demandeurs d’emploi vers les métiers en tension ;
– deux appels à projet à destination des branches professionnelles « Soutien aux démarches Prospectives Compétences », proposés par le ministère du Travail. Ces appels visent à identifier les besoins en compétences des entreprises dans le domaine de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), à faire évoluer l’offre de formation et à faciliter le recrutement. Notons que près de la moitié des projets retenus concernent l’industrie (alimentaire, navale, eau, électrique, etc.) et que 20 millions d’euros sont prévus sur 2018-2022 avec une troisième vague lancée en 2019.
• Les campus des métiers et des qualifications (CMQ) : ils représentent des leviers incontournables pour anticiper et accompagner les mutations économiques et technologiques et préparer notamment à la transition numérique. À ce jour, 95 CMQ ont été labellisés dont plus des 2/3 relèvent du secteur industriel (chimie et biotechnologie ; industries créatives ; infrastructures, bâtiment et écoconstruction ; matériaux et matériaux innovants ; mobilité, aéronautique, transports terrestres et maritimes ; numérique et télécommunications ; mécatronique et systèmes innovants ; transition énergétique et éco-industrie ; agroalimentaire).
Le ministère de l’Éducation nationale a souhaité faire émerger une nouvelle génération de campus, à la fois lieux de vie et d’innovation en lien étroit avec les régions et les acteurs de la recherche et du monde professionnel.
Ces campus doivent favoriser l’insertion des jeunes dans l’emploi en répondant au plus près des besoins exprimés par les entreprises. Ils pourront bénéficier de financements du Programme d’investissements d’avenir (PIA) (un appel à projets doté de 50 millions d’euros a été lancé le 31 décembre 2018) pour faire émerger des projets pédagogiques innovants. De plus un FabLab sera créé dans chaque campus avec des partenariats renforcés, des entreprises et des établissements scolaires internationaux.

Favoriser la mixité du secteur
Promouvoir l’industrie auprès des jeunes filles : en 2016, la part des femmes dans l’emploi industriel était de 27,6 %. De nombreux stéréotypes perdurent et ont tendance à entraîner une forme d’autocensure chez les jeunes filles.
Si 75 % des lycéens en série S ou technologique ont une image positive de l’industrie, un écart de 10 points subsiste entre les garçons (79 %) et les filles (69 %). Les jeunes filles déclarant vouloir faire carrière dans le secteur sont également moins nombreuses que leurs camarades masculins (34 % contre 55 %). Un décalage que l’encouragement par l’entourage peut facilement expliquer. 54 % des garçons déclarent être davantage incités par leurs parents et 50 % par leurs professeurs, contre respectivement 39 % et 35 % pour les filles.
Quant à l’information sur les métiers ou les formations :
37 % des filles se sentent bien informées sur les métiers, 34 % sur les formations.
Chez les garçons, ces chiffres sont respectivement de 48 % et 44 %.
68 % des lycéens pensent que les filles sont moins incitées que les garçons à travailler dans l’industrie, 73 % pour les filles, 65 % pour les garçons.
Promouvoir la mixité des métiers est l’un des objectifs de la Semaine de l’industrie : plus de 600 événements sont organisés cette année dans cette perspective.
• Création d’un conseil de la mixité et de l’égalité professionnelle au sein de l’industrie : pour favoriser la mixité du secteur industriel, la création d’un conseil dédié a été annoncée le 5 mars 2019, lors de la réunion du comité exécutif du CNI. Ce conseil aura pour mission de faire de l’industrie un secteur exemplaire en matière d’égalité de rémunération, d’identifier les causes du manque d’attractivité du secteur chez les femmes et de proposer un plan d’action pour y remédier.
La préfiguration de ce conseil est en cours, et un premier point d’étape sera fait lors du prochain comité exécutif du CNI, le 23 mai.

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